Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Comment accompagner dignement les grands malades dont la fin s’avère inéluctable ? Avec l’expérience et la foi qu’on lui connaît, l’auteur nous fait voir les acteurs de ce drame de la douleur et de l’impuissance et elle nous conduit au moment ultime, celui où on ne peut que tenir bon au pied de la croix. Un témoignage dont beaucoup peuvent aujourd’hui partager la grandeur.
Au premier rang des urgences actuelles, le syndrome immuno-déficitaire acquis (ou SIDA) soulève d’abord la terreur. Mais « qui viendra s’asseoir au chevet de ces malades ? » Comment la communauté chrétienne relèvera-t-elle le défi majeur de la décennie ou peut-être du siècle ? Et, ajoutons-le, que doivent faire consacrés et religieux ? La méditation bouleversante de l’auteur situe toutes ces questions au temps du pressoir des oliviers.
Née en 1937 dans le Lincolnshire (Angleterre), le docteur Sheila Cassidy a vécu au Chili, dans les bidonvilles de Santiago, de 1971 à 1975. Le fait d’avoir soigné un opposant au régime qui avait été blessé lui valut, en 1975, d’être arrêtée et torturée par la police secrète. Après huit semaines de détention (dont trois au secret), elle fut expulsée et regagna l’Angleterre. Depuis lors, elle s’est inlassablement dépensée à aider, par la parole et par la plume, ceux qui, au Chili et ailleurs dans le monde, souffrent ce qu’elle-même avait éprouvé. En 1978, elle est entrée dans un monastère bénédictin d’Angleterre. L’essai qu’on va lire décrit et analyse l’expérience personnelle de prière qu’elle fit durant sa captivité.