Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Une première partie évoque quelques axes constitutifs de toute vie religieuse remis en valeur par les évolutions récentes. Chacun de ces axes nous pose une question majeure et dévoile la crise spirituelle que nous traversons. Nous sommes ainsi introduits à une seconde partie. Pour qu’un avenir soit possible, il importe de revivre aujourd’hui l’expérience organique de Dieu qui est à la source d’une fondation religieuse. Cette affirmation fondamentale amène le Père Guy à poser deux questions. Tout d’abord : quels sont les fidélités et les axes majeurs de notre « spiritualité » qui alimentent réellement notre dynamisme apostolique ? Répondre en vérité à cette question en implique une seconde, une « question de vie ou de mort » : quels moyens allons-nous mettre en œuvre pour rendre opératoires ces fidélités dans la vie des membres de nos Instituts ?
Dans le cadre de notre réflexion sur la théologie de la vie religieuse apostolique, voici un article qui nous invite à relire, en un survol rapide, l’histoire de la vie religieuse. Pour ce faire, l’auteur nous donne une clé de lecture, celle de Vatican II qui reconnaît à la vie religieuse la fonction particulière de « mémoire évangélique » du Peuple de Dieu en quête de la cité future. Selon les époques, cette fonction s’est traduite en des formes diverses de « distance » : topologique aux origines, protestatrice à l’époque médiévale, intériorisée dans le monde de la Renaissance. A cette lumière le Père Guy ouvre quelques perspectives susceptibles de nous aider à clarifier les questions qui sont les nôtres aujourd’hui. Les pages qui suivent reproduisent un exposé fait à l’Assemblée annuelle des Supérieurs majeurs de France en octobre 1978.
Chaque institut est prié de réviser son propre vêtement en fonction des orientations générales édictées par le concile Vatican II, et dans la fidélité à l’esprit de son fondateur. Mais plus profonde que celle de la révision du vêtement dans chaque institut particulier, et la commandant en quelque sorte, doit être posée la question du sens universel du vêtement religieux, sens que devront toujours exprimer les divers costumes particuliers des divers instituts.