Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Le ton parlé, que l’on perçoit, comme en écho, dans l’interligne de ce beau texte, n’affaiblit pas, bien au contraire, la pertinence de cette réflexion très suggestive sur la chasteté consacrée. Bien en prise avec l’air de notre temps, informée avec beaucoup de justesse des approches des sciences humaines, confronté avec réalisme au vécu (parfois étonnant, toujours douloureux) de certains points aveugles, enraciné surtout dans une paisible et profonde expérience spirituelle du corps et de sa mise en œuvre apostolique, le chant des Béatitudes résonne admirablement dans cette contemplation du célibat pour le Royaume et dit, par conséquent, à tous la sereine certitude d’un bonheur en genèse et dont les arrhes sont déjà présentes dans nos vies.
Au cœur du sacrement de la réconciliation, palpite l’aveu. Sans verser aucunement dans le psychologisme, mais très attentive à la complexité humaine de cet acte spirituel, Sœur Delizy nous aide à ressaisir l’essentiel de son mouvement et du contenu de chacun de ses moments en nous conduisant, avec beaucoup de finesse, vers ce dessaisissement de soi où se prépare, dans l’émerveillement, le renouvellement de l’alliance avec Dieu et, en elle, avec tous, dans la communion ecclésiale ainsi restaurée. Et de ce pardon, qui pourrait se passer ?
Quelle place le travail occupe-t-il dans la vie religieuse apostolique ? Gagner sa vie ? Rendre Jésus présent ? Quel rôle jouent dans cette démarche les besoins du temps et le charisme de l’institut ? Comment vivre la double solidarité qui naît de la sorte avec le monde du travail et avec la communauté religieuse ? Et ceux qui accomplissent des tâches non salariées ? Où se situe encore la gratuité ? Autant de questions que l’auteur examine et sur lesquelles elle nous invite à réfléchir.