Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
C’est une très forte figure de l’orthodoxie qui se profile dans cette existence peu banale de Mère Marie Skobstov. Elle n’est pas encore aussi connue que Catherine Doherty (aussi connue sous le nom de son premier mari, C. de Hueck) sa contemporaine et aussi « aventureuse » fille de la Russie bouleversée du début du XXe siècle. Nous aimerons certainement cette « vivante ». Lecture œcuménique où la vie consacrée d’Occident se laissera interpeller par celle de l’Orient et où s’échangent les dons et les pardons qui seuls feront respirer ensemble les deux poumons de l’Europe spirituelle.
Une des tâches privilégiées confiées à toutes les formes de la vie consacrée par le récent Synode concerne l’œcuménisme. Il est évident que des rapprochements féconds peuvent être attendus des rencontres concrètes des membres des diverses Églises au niveau de la vie monastique, de missions ecclésiales dont le caractère universel touche très directement l’« universalité » de la vie consacrée, etc. On a déjà souligné ailleurs les avancées ecclésiologiques que représentent Orientale lumen et Ut unum sint. Ici, l’auteur s’attache plus directement à montrer combien la tradition orientale (cf. les textes publiés dans V.C. 1995-4) nous aide à comprendre le monachisme comme « exemplarité de la vie baptismale ». À cette source se recevra l’unité à venir.