Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Après avoir présenté les enjeux et les défis généraux de la mission ad gentes de l’Église, tels que l’Encyclique les analyse et les situe théologiquement, l’auteur nous introduit, dans cette deuxième partie de son article, à la compréhension de la grâce et du rôle des divers Instituts de vie consacrée dans cette proclamation de l’Évangile « jusqu’aux confins du monde » (E.N. 69). La place essentielle de la consécration instituant particulièrement cette forme de vie chrétienne en signe du Royaume, est soulignée ici. De ce noyau central rayonnent alors avec clarté les engagements « prophétiques » qui l’incarnent : option pour les pauvres, prière et contemplation, promotion - en commençant par les pays du premier monde - d’une civilisation de l’amour et de la solidarité, engagements si divers qui, toujours, greffent ceux qui s’y donnent au mystère du Christ livré pour le salut du monde. La première partie a paru dans Vie consacrée, 1993, 78-97.
Il n’est certainement pas inopportun de souligner, dans le titre donné au Synode, les mots qui spécifient la vie consacrée en en indiquant la finalité : « et sa mission dans l’Église et le monde ». L’étude exhaustive de Redemptoris missio, proposée par le Père Dorado, est donc la bienvenue. Elle nous aidera à mieux percevoir comment il est de la nature profonde de la vie consacrée de participer, à sa manière propre, au témoignage requis de toute l’Église en ce temps où le monde appelle à une évangélisation renouvelée.