Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Après une brève esquisse de la vie de Madeleine Delbrêl (1904-1964), qui retrouve à vingt ans la foi de son enfance, l’auteur nous décrit son activité à Ivry (première cité française à avoir eu une administration communiste). Si elle ne passe pas au communisme, ce n’est pas faute d’admiration pour les valeurs positives qu’elle y découvre ni pour la lutte que ce parti mène contre l’injustice, c’est parce que sa conversion lui a fait découvrir que perdre Dieu est plus grave pour l’homme que toute la misère humaine. Sa vie fut toute centrée sur la foi et s’efforça d’y trouver sans cesse son « savoir-faire ». Un sens théologique affiné et une intuition très sûre des vrais problèmes lui firent comprendre la nécessaire fidélité à l’institution ecclésiale et la profondeur à laquelle doit s’enraciner la foi d’un chrétien pour qu’il puisse vivre en milieu marxiste, résister à sa fascination et transmettre intact son témoignage chrétien.