Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
C’est un fait qu’il y a eu une inflation de l’usage du vocabulaire du « charisme », et spécifiquement de celui de « charisme fondateur », en théologie de la vie religieuse. Le danger de réification, comme s’il s’agissait d’un trésor de famille à protéger, n’a pas toujours été évité. On comprend alors la tentative proposée ici. Trois parties balisent le chemin : trois « intuitions spontanées » traversent le langage concernant la vie religieuse et semblent orienter vers une remise en question des « images » qui la décrivent ; ne faut-il pas aussi questionner la théologie de la vie religieuse comme « signe » ? Sur quels chemins non tracés s’avancer ? Cette troisième partie propose une articulation entre le récit évangélique de la réponse à la question de Jésus : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » et le récit « fondateur » d’une invention toujours à reprendre où l’acte de « faire et recevoir une profession, c’est fonder l’institut ». La proposition offerte, demande une lecture attentive et critique, mais elle a le mérite de renouveler la réflexion. Elle appelle commentaires, réactions, débat peut-être. Nous serions heureux de pouvoir y contribuer.