Un périodique unique en langue française qui éclaire et accompagne des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée.

Pourquoi y a-t-il plus de jeunes « recrues » dans les communautés nouvelles ?

Bernadette Fournier

N°1998-1-2 Janvier 1998

| P. 44-45 |

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Mes remarques, très succinctement, seront très fragmentaires et je les propose un peu en complément ou en confirmation à ce qu’a dit Laurent Fabre.

Ne pas se méprendre

- Il ne faut pas se méprendre car il y a beaucoup d’étrangers dans les communautés de France (c’est un peu le même problème que dans la vie consacrée).

Les communautés nouvelles mettent plus en œuvre ce que les jeunes aiment

- Les jeunes sont séduits, attirés par la vie communautaire, (les aînés des communautés sont plus pris par les structures, l’organisation des maisons, et le temps consacré à la vie communautaire leur « pèse » un peu !) et aiment la visibilité du « vivre ensemble » notre engagement religieux (par exemple, au foyer d’étudiantes à la rue Madame).

- les jeunes aiment voir et faire voir leur engagement dans la communauté, ils aiment l’habit, comme signe de ce qui se vit à l’intérieur.

- les jeunes aiment la prière, et la prière ensemble, la prière du cœur (répéter une phrase, la prière de Jésus...) et du « chœur » aussi.

- les jeunes sont attentifs à vivre avec tout leur être par la danse, la marche, le bien-être d’une attitude décontractée, par le sport, la détente, les vacances...

- ils aiment la fête. Un mariage, une fête dans la communauté, des ordinations, un anniversaire, on sort vite un gâteau, des bougies, on danse un peu, on chante deux ou trois chants français ou internationaux, africains... quelque chose de très simple, pas compliqué, qui ne demande aucune préparation. Quand on ne le fait pas assez on le demande : « Il y a longtemps qu’on n’a pas fait de fête. » On décide d’en faire une le samedi suivant.

C’est la dimension de gratuité dans la vie communautaire (là, bien des tensions tombent, on gère beaucoup de choses en faisant la fête, on n’a même pas besoin de se dire qu’on se demande pardon, on se réconcilie naturellement).

J’ai toujours été très frappée par ce que Mère Teresa dit de sa vocation, elle qui trouvait plus important encore de suivre Jésus Christ que de s’occuper des pauvres.

L’important au Chemin Neuf est de garder cela, de ne pas être pris par nos œuvres car déjà cela nous guette peut être un peu, il faut faire attention. En équipe nationale, c’était notre souci : comment veiller à rester des apôtres et pas des administrateurs de maisons. Le jeune aime aller là où se vit cette suite de Jésus, que ce soit une communauté ancienne ou nouvelle, là où ils sentent que l’on peut se donner à fond.

Dans la communauté du Chemin Neuf, on investit beaucoup pour la formation des jeunes. Dans un article on disait : « L’Église ne donne pas assez d’argent pour les jeunes » et les jeunes n’ont pas d’argent. Le fait d’investir pour qu’ils se forment c’est concret. Ils sont souvent démunis et sont dans des situations très, très précaires.

61, rue Madame
F-75006 PARIS, France

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