Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques
dans toutes les formes de la vie consacrée

Ouverture

N°2025-4 Octobre 2025

| P. 1 -2 |

Ouverture

Le Colloque des 100 ans de Vies Consacrées est en vue ! Peut-être reste-t-il encore quelques places pour s’y inscrire ? À l’heure où nous écrivons ces lignes, il est difficile d’en être sûrs. Quoi qu’il en soit, nous espérons beaucoup de ces deux jours de rencontre et de réflexion, qui pourraient nous aider à comprendre où en est la vie consacrée et à ouvrir, comme on dit en montagne, des voies nouvelles à qui veut s’y risquer.

Et justement, prenant un peu d’altitude, nous sommes partis à la Rencontre de Mgr Jean-Pierre Voutaz, l’actuel prévôt des chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard. On verra que cette escalade dégage des aperçus sur les sommets de l’Asie, mais aussi sur d’autres manières d’appartenir à une communauté régulière. Un parcours dépaysant, qui n’évite pas le sujet des abus.

Revenons au Kairos du Colloque « Faut-il réparer la vie consacrée ? ». Partant des fondements scripturaires de la question, Noëlle Hausman se demande in fine s’il s’agit vraiment de « réparer » ou bien plutôt de « passer ailleurs ».

Dans le grand mouvement ecclésial de l’année jubilaire, le 1700e anniversaire du Concile de Nicée est l’occasion d’actualiser la récitation de ce Credo qui se présente à chaque célébration dominicale ou solennelle : c’est ce que fait Moïsa Leleu, dans la première des Orientations de ce numéro.

Les dérives autour du vœu de pauvreté se trouvent bien souvent au fondement d’autres dérèglements ; le travail de Beatha Manishimwe, religieuse rwandaise qui a rejoint les Sœurs des Anges de Vilnius, souligne les éléments capitaux d’une inculturation africaine de ce vœu, inspirante pour d’autres.

Recteur majeur émérite des Salésiens de don Bosco, don Pascual Chávez Villanueva a prêché, à Lubumbashi, une retraite où il a notamment mis en évidence certains aspects de la vie fraternelle. Des orientations de fond dont nous partageons une version synthétique.

Enfin, cette livraison d’automne s’achève sur une double Chronique : celle d’Alain-Marie de Lassus tout d’abord, parcourant les ouvrages bibliques que, durant l’année écoulée, les éditeurs ont bien voulu nous envoyer pour recension ; celle de Moïsa Leleu ensuite, offrant, à la suite de notre numéro précédent, des pistes de lecture susceptibles, dans la ligne du second jour du Colloque, d’« ouvrir à de nouvelles espérances ».

La Bulle d’indiction, Spes non confundit, par laquelle s’est ouverte l’année jubilaire, en mai 2024, portait en sous-titre : « Puisse l’espérance remplir le cœur de ceux qui liront cette lettre ». Nous faisons nôtre ce vœu à l’intention de tous nos lecteurs !

Dans le même numéro