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dans toutes les formes de la vie consacrée

Ouverture

N°2025-1 Janvier 2025

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Ouverture

À peine le Synode « Pour une Église synodale » s’est-il terminé, voici que le Jubilé « Pèlerins de l’espérance » vient de s’ouvrir à Rome, pour s’étendre désormais à toute l’Année sainte, qui célébrera également le 1700e anniversaire du Concile de Nicée ; le jubilé de la vie consacrée prendra place, à Rome, les 8-12 octobre 2025, mais il aura déjà commencé dans les Églises locales, le 2 février prochain. En même temps, la quatrième encyclique du Pape François, Dilexit nos, semble donner leur fondement aux trois autres, celle qu’il a consacrée à la foi, Lumen fidei, (29 juin 2013), Laudato si’, dédiée à la création et à l’écologie humaine (24 mars 2015) et Fratelli tutti, sur la fraternité (3 octobre 2020) : la lumière de la foi peut permettre de sauvegarder la maison commune, par l’amitié sociale, si l’amour du Cœur du Christ est leur source. La récente lettre pontificale « sur le renouvellement de l’étude de l’histoire de l’Église » le rappelle encore.

Pour notre revue, l’horizon sera aussi celui du centième anniversaire, qui valait bien un vêtement de fête, avec cette couverture renouvelée. Et puis, au mois d’octobre, les 24 et 25, nous organiserons aux Facultés Loyola Paris un colloque intitulé « Faut-il réparer la vie consacrée ? », dont on vous entretiendra encore bientôt. Disons déjà qu’il s’agira, avec les intervenants qui ont décidé de nous rejoindre, de réfléchir à ce que la vie consacrée doit désormais éviter comme impasses et entreprendre dans l’espérance. Mais revenons pour l’heure à la présente livraison.

Après 7 assemblées continentales et 2 sessions romaines, le Synode a publié un Document final que le Pape François a validé de sa propre autorité. La Rencontre de François Odinet, expert facilitateur français et la relecture d’Alphonse Borras, consulteur belge du Secrétariat général, ouvrent ce premier numéro de notre année centenaire. Le Kairos comporte également les suites des travaux de la CIASE, tels que Frédérique Poulet les entend, dans le domaine très discuté de l’accompagnement spirituel – les dernières publications de la CEF sur le sujet [1] y semblent contenues en germe.

Mais une autre source d’inspiration nous est offerte, à l’occasion du 350e anniversaire des apparitions de Paray-le-Monial : proposée en Orientation, l’approche « anatomique » des blessures du corps du Crucifié par Sébastien Dehorter, recteur de la Basilique nationale du Sacré-Cœur à Bruxelles (s’adressant d’abord à des médecins), présente un commentaire étonnant de la spiritualité du Cœur de Jésus. Éric Bidot, qui a été provincial des Frères mineurs capucins, nous ramène ensuite au goût que la vie consacrée peut avoir, quand il s’agit d’être des personnes en relation, notamment dans la communauté.

On ne peut terminer cette ouverture de l’année sans faire mémoire de sœur Christiane Meres, prieure luxembourgeoise du Carmel de Bruxelles. Elle laisse notre comité de rédaction, toujours surpris par son départ, infiniment reconnaissant d’avoir pu bénéficier de ses dons d’écrivain, de recenseur, de lectrice avisée et, en tout, d’un dynamisme qu’elle pourra désormais multiplier, depuis le Ciel.

[1Voir la « Charte de l’accompagnement spirituel », émanant de l’assemblée plénière des évêques de France, en novembre 2024. En ligne.

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