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OuvertureIntrépidement, la liturgie nous conduit du Carême à Pâques, avec la Pentecôte en point d’orgue. La marche en avant de l’Église « à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu, annonçant la croix et la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (Saint Augustin, Cité de Dieu XVIII, 51, 2, cité en Lumen gentium, 8), indique la trajectoire même des existences consacrées, toujours appelées à attester la Vie qui se donne, en ces temps de guerres et de désolation.
Il nous importait, en vue de la deuxième session du Synode en cours, de poursuivre les éclairages récents que nous ont donné Nathalie Becquart et l’abbé Alphonse Borras. La Rencontre, tout en finesse et en simplicité, avec Christoph Theobald, s.j., théologien accompli, expert à l’assemblée de 2023, nous en donne l’occasion. Soulignons aussi ce qu’il suggère, à propos des charismes personnels.
Pour nourrir le dossier ouvert dans le numéro 1 à propos de la théologie du charisme, nous publions en Kairos, d’abord la contribution de Christophe Leduc, historien laïc et membre de notre Conseil. Il montre, à la suite des travaux antérieurs du regretté Paul Wynants, combien la revue s’est appliquée, à travers les années, à suivre le thème du charisme sous toutes sortes d’aspects et via des contributeurs nombreux ; des ressources pour qui voudrait poursuivre. Déjà connu de nos lecteurs, Frère Joachim Joos, de Tibériade, approfondit la réflexion sur le même thème en se confrontant à la pensée de Maurice Bellet (1923-2018), dans son Dieu pervers.
En Orientation, nous revenons, avec Pierre Piret, s.j., à l’Évangile, en mode prépascal (quoique), avec la longue péricope des pains et de la barque (Mc 6,30 - 8,21). Avons-nous bien compris ce qui se joue, dans la barque ou sur le rivage, autour de ces pains qui manquent, puis sont donnés à profusion, tout en renvoyant à l’unique pain ? Le patient parcours du théologien, et les aperçus qu’il nous ouvre, pourraient réveiller notre attention.
Y aurait-il un sens divin à la pénurie actuelle des vocations, monastiques ou non ? Et qu’est-ce qui fait l’essentiel de la vie du moine ? Frère Charles Léger, o.c.s.o., de Tamié, parle en jeune praticien d’une vocation dont il nous découvre des aspects essentiels, dans un dialogue avec des penseurs de tous horizons.
Pour finir, la Chronique annuelle de la vie consacrée de Noëlle Hausman, s.c.m., souligne l’intérêt d’un certain nombre de publications récentes ; on en trouvera encore beaucoup d’autres dans la rubrique « Critique de livres », très régulièrement alimentée.