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dans toutes les formes de la vie consacrée

« N’avoir rien »

Choisir la pauvreté avec Ignace de Loyola

Moïsa Leleu

N°2022-3 Juillet 2022

| P. 15-25 |

Kairos

Un docteur en théologie tout neuf, puisqu’elle vient de présenter au Centre Sèvres une thèse d’herméneutique biblique fondée dans les Exercices spirituels, revisite à la fin de l’année ignatienne la « pauvreté totale » que finit par discerner Ignace de Loyola pour caractériser les siens.

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La pauvreté est une question cruciale pour la vie consacrée aujourd’hui. L’actualité pourrait faire davantage signe en direction de la chasteté, en lien avec la crise que l’on sait, liée aux « abus » sexuels ; ou bien de l’obéissance, pressée par l’urgence d’une reformulation de sa visée et de ses enjeux, dans un contexte compliqué par les « abus spirituels [1] ». Bien sûr, tout cela est vrai. Mais il y a dans la pauvreté, dans le choix posé et maintenu d’une pauvreté non seulement matérielle – laquelle, dans nos contrées européennes, reste toujours bien relative pour ceux qui la choisissent volontairement –, mais plus encore intérieure, spirituelle, une sorte d’antidote à l’hypocrisie et à l’arrogance dont la vie ecclésiale en général et les communautés religieuses en particulier sont parfois soupçonnées, voire accusées – et il arrive, au moins quelquefois, que ce soit pour de bonnes raisons. Dans le contexte de crise que nous connaissons, la pauvreté est un lieu d’authentification, de purification de la grâce vécue. Le refus (ou la peur) de reconnaître ses erreurs peut souvent procéder d’un refus (ou d’une peur) d’affronter la pauvreté, de se découvrir et de s’accepter pauvre, alors que l’on se rêvait riche. Or la pauvreté ramène au réel. Elle y oblige. Elle n’autorise pas la distance entre le réel et le discours sur le réel : tel on est, tel on se voit, et tel on peut se dire. En cela, elle est salutaire.

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Ce qui vient d’être évoqué se joue dans le rapport entre pauvreté choisie et pauvreté subie : la pauvreté choisie – celle, par exemple, des religieux qui en font le vœu –, induit un style de vie pauvre qui ne se vérifie, au bout du compte, que dans la confrontation avec la pauvreté subie : la maladie, le scandale, l’insuccès, ou encore, plus concrètement : la raréfaction des vocations, la fermeture de maisons, la révélation d’abus dans une congrégation... C’est au moment où la pauvreté subie s’impose à la pauvreté choisie que celle-ci apparaît pour ce qu’elle est vraiment.

Cette expérience modèle la pauvreté vécue par Ignace de Loyola, comme elle modèle son choix de « n’avoir rien » qu’il laisse en partage à la Compagnie, au terme d’un long processus de discernement que les Constitutions qu’il rédigera pour elle, traduiront en normes pour les siècles suivants. Ignace avait une idée – un idéal, même –, de la pauvreté, mais celle-ci l’a rencontré ailleurs et autrement. La pauvreté ignatienne naît d’une « déroute » à la fois extérieure et intérieure : extérieure, parce que le projet initial de pauvreté s’est trouvé entièrement refondu par les rencontres et les circonstances ; intérieure, parce que la pauvreté touche au plus intime, là où le « je » entre en relation unique avec son Créateur : dans la prière.

La rencontre du mendiant

Quand Ignace accède à la demande des premiers Compagnons de pouvoir disposer d’un « récit » de sa vie – qu’il dicte au P. Luis Gonçalves da Câmara –, il parle de lui en se nommant le « pèlerin ». On découvre là la couleur initiale de la pauvreté ignatienne : une condition matérielle, choisie volontairement, liée à une itinérance géographique et spirituelle, et faisant d’Ignace un pauvre avec les pauvres, logé, comme eux, à l’« hôpital ». Les premières années que relate le Récit [2] dessinent le portrait d’un mendiant ascétique, peu enclin à la traditionnelle discretio.

Qu’on se rappelle seulement l’arrivée d’Iñigo à Montserrat : comment, quelques kilomètres avant la destination, passant par une « grande agglomération », il s’achète un vêtement adapté à sa nouvelle condition, fait de toile à sac, rugueuse et ayant « beaucoup de piquants » (R 16). Et comment, muni d’un bourdon et d’une calebasse, il s’en va « en pensant, comme il en avait toujours l’habitude, aux exploits qu’il avait à faire pour l’amour de Dieu », à la façon d’un Amadis de Gaule ou d’autres chevaliers... (R 17). L’héroïsme chevaleresque qui teinte encore les projets du pèlerin n’est pas le visage ultime de la pauvreté ignatienne. Montserrat, où il fait « par écrit sa confession générale » – laquelle dure trois jours (R 17) – et célèbre une « veillée d’armes » devant l’autel de Notre Dame, est son « Yabbok [3] », dont, par-delà la « nuit », il sortira dépouillé et soucieux d’anonymat :

La veille de Notre Dame de mars, la nuit, en l’an 1522, il s’en alla le plus secrètement qu’il put vers un pauvre ; se dépouillant de tous ses vêtements, il les donna à un pauvre et se vêtit de son vêtement désiré, et il alla s’agenouiller devant l’autel de Notre Dame ; et tantôt dans cette position, tantôt debout, son bourdon à la main, il passa toute la nuit. Et au lever du jour, il partit pour ne pas être reconnu (R 18).

Mais l’histoire ne s’arrête pas là : comme le pauvre à qui Ignace a fait don de ses vêtements est soupçonné de les avoir dérobés, on rattrape le pèlerin pour en avoir le cœur net. Or lui, tout en confirmant qu’il les lui a bien donnés, se met à pleurer, « par compassion pour le pauvre auquel il avait donné ses vêtements ; par compassion, parce qu’il comprit qu’on humiliait celui-ci » (R 18). De même qu’Ignace, bien que visiblement vêtu de pauvreté, est poursuivi par sa réputation, de même le pauvre, bien qu’apparemment sorti de sa misère, demeure humilié. Le pèlerin ne pleure pas seulement de compassion ou d’avoir causé le malheur du mendiant, mais de ce que le miroir de la pauvreté subie lui découvre de sa pauvreté choisie : un abîme les sépare. Voilà ce qu’Ignace, dépouillé de sa mule, de son épée, et de ses vêtements, apprend du pauvre de Montserrat, tandis que, chemin faisant, « sa renommée grandit jusqu’à dire plus que ce qui était » (R 18)...

On ne possède pas la pauvreté : c’est elle qui vous possède et cela ne se choisit pas. On peut la désirer, y tendre – ou même la « vouer », si l’on est religieux. Mais le pauvre volontaire est toujours « ailleurs » que le pauvre qui subit la pauvreté. Qui « choisit » la pauvreté est toujours au moins riche de son choix, parfois riche de ses frères, de ses sœurs, avec qui il (ou elle) la partage comme un style de vie commun. Le pauvre « de naissance » ou de destin, quant à lui, ne peut jamais que la subir. Il n’en détermine pas la forme, il ne décide pas de ses contours. Elle n’est pour lui l’objet ni d’une quête mystique ni d’un discernement spirituel. Elle s’impose à lui. Il la porte comme un joug, comme Jésus portait sa croix.

Pour Ignace, l’expérience de Montserrat n’est pas seulement celle d’un dépouillement volontaire, sous l’égide de Notre Dame, mais celle d’une désappropriation beaucoup plus intime : la désappropriation même du rêve d’être pauvre, le dépouillement d’une image idéale de la pauvreté. Dès lors, le pèlerin reçoit en partage la pauvreté de ceux qui savent qu’ils ne seront jamais tout à fait pauvres, mais qui choisissent pourtant de devenir des amis de la pauvreté, ou plus exactement des « amis des pauvres » que la mission les fera rencontrer, servir, aimer. Quelque 25 ans plus tard, devenu Préposé général de la Compagnie, Ignace fera écrire par son secrétaire Polanco à la communauté de Padoue, en proie à de sérieuses difficultés financières : « Ces amis sont les pauvres dont les mérites font entrer ceux qui les aident dans les tabernacles de la gloire ; particulièrement les pauvres volontaires [4] ». Les « pauvres volontaires » ont besoin des pauvres malgré eux : grâce aux seconds, les premiers se gardent du mensonge et de l’illusion de ceux qui « aiment la pauvreté » sans en « aimer les suites (...) comme de mal manger, d’être mal vêtu, de mal dormir et d’être méprisé » (LP, p. 724). Et s’il fallait encore clarifier :

Qui aimerait la pauvreté mais ne voudrait ressentir aucune privation, ni aucune de ses suites, serait un pauvre trop délicat. Il montrerait à l’évidence qu’il aime plus le titre de pauvre que la réalité, ou qu’il l’aime davantage de bouche que de cœur (LP, p. 724).

La pauvreté choisie requiert la vérité, la cohérence. Que serait une pauvreté à mi-temps ou de saison ? Ignace s’y engage progressivement mais résolument : en quittant le confort de la maison familiale, en s’éloignant de sa région natale, en se fondant parmi les pèlerins en route vers Jérusalem, et finalement, en se laissant volontiers dépouiller de ses derniers biens :

Il se trouvait un jour à Ferrare en train de faire ses dévotions dans l’église principale quand un pauvre lui demanda l’aumône ; et il donna un marquete qui est une pièce valant cinq ou six quatrini. Après celui-là il en vint un autre, auquel il donna une autre pièce de monnaie qu’il avait, d’un peu plus de valeur. Et au troisième, n’ayant plus que des jules, il donna un jules. Et comme les pauvres voyaient qu’il donnait l’aumône, ils ne faisaient que venir ; et ainsi s’épuisa tout ce qu’il avait sur lui. À la fin beaucoup de pauvres vinrent ensemble lui demander une aumône. Il répondit qu’ils veuillent bien lui pardonner, qu’il n’avait plus rien (R 50).

Les chaussures du « Pèlerin » conservées à Rome (DR)

Passé Montserrat, la pauvreté ne relève plus du projet chez Ignace : il l’accueille telle qu’elle se présente à lui. C’est en pauvre qu’il aide les pauvres – fût-ce en fréquentant les riches : à Azpeitia, il obtient des autorités locales qu’il soit pourvu aux besoins des pauvres « d’une manière officielle et habituelle » (R 89) ; à Rome, il crée ou soutient plusieurs « œuvres pies » : « celle des Catéchumènes [pour les juifs convertis], de Sainte-Marthe [pour les anciennes prostituées], des Orphelins, etc. » (R 98). Rencontrée, reconnue – à partir de son modèle premier : « Jésus Christ pauvre » (LP, p. 722) –, et secourue chez les autres, la pauvreté n’est alors plus un idéal, mais le lieu et le moyen d’une suite du Christ plus authentique : « en toute occasion, elle fait mieux entendre la voix, c’est-à-dire l’inspiration du Saint Esprit, en enlevant les obstacles » (LP, p. 723). Autrement dit : elle sert le discernement spirituel.

Discerner la pauvreté

Le choix de la pauvreté ne peut aller contre l’appel de Dieu. Ignace raconte que, lors de ses études à Paris, « après un certain temps de cette vie d’hôpital [5] et de mendicité, voyant qu’il progressait peu dans les études, il se mit à réfléchir sur ce qu’il allait faire » (R 74). Et c’est ainsi qu’il décide de mendier ce qu’il lui faut pour étudier – « Il rapportait chaque année des Flandres de quoi passer l’année vaille que vaille » (R 75) – et même, comme le font les autres étudiants, de « prendre une pierre » – ce qui coûte un écu, précise le Récit (R 84) –, pour marquer la fin de son cursus de bachelier ès Arts. La pauvreté telle que la comprend Ignace, n’a pas de contours prédéfinis : elle se modèle sur les besoins et les nécessités, la mission et les circonstances dans lesquelles il est donné de répondre à l’appel de Dieu. Ce discernement permanent, que le pèlerin mène d’abord pour lui-même, s’étend à la forme de vie qu’il propose à ses Compagnons.

À la fin du Récit, le P. Luis Gonçalves da Câmara rapporte qu’« il [le pèlerin] me parla en particulier de décisions pour lesquelles il dit chaque jour la messe pendant quarante jours et chaque jour avec beaucoup de larmes. La question était : l’église aurait-elle un revenu quelconque et la Compagnie pourrait-elle en tirer profit ? » (R 100). Ce discernement est rapporté dans un texte étrange, que l’on lit assez rarement – et pour cause : le style en est extrêmement déroutant – : le Journal Spirituel, ou « Journal des motions intérieures » comme préfère l’appeler P.-A. Fabre, rédigé par Ignace entre février 1544 et février 1545, une « période capitale dans la genèse des Constitutions de la nouvelle Compagnie de Jésus [6] ».

Commencé le 2 février, le discernement semble progresser rapidement :

Mercredi [6 février]. – Avant la messe et pendant, dévotion et non sans larmes, et davantage à n’avoir rien. Ensuite, il me semblait, avec grande clarté ou changement inhabituel, qu’avoir quelque chose serait une confusion, qu’avoir tout serait un scandale et contribuerait à rabaisser la pauvreté que Dieu notre Seigneur loue tant.

Le 10 février, et à nouveau le 11, l’oblation est faite « de ne rien avoir » (JS 12). Pourtant, Ignace ne cesse ensuite, de demander confirmation : « Père éternel, confirme-moi ; Esprit Saint éternel, confirme-moi ; Sainte Trinité, confirme-moi ; mon Dieu qui es un seul Dieu, confirme-moi » (18 février, JS 48). Comme l’apaisement ne vient pas, Ignace finit par réclamer de « voir les Personnes divines ». Il ne s’estimera jamais exaucé de cette demande. Or, commente P.-A. Fabre, « c’est précisément dans cet échec, dans le renoncement au projet de voir, en s’appauvrissant de ce projet, qu’Ignace se découvre entièrement et définitivement décidé à la pauvreté totale [7] ». La pauvreté dépasse les formes qu’on décide ou qu’on accepte de lui donner. Ou encore, pour citer encore une fois le commentateur du Journal : « la pauvreté totale décidée par Ignace fonde la pauvreté extérieure sur une pauvreté intérieure [8] ». Voilà le point décisif [9] : c’est l’expérience spirituelle qui rend possible et qui authentifie les formes extérieures de pauvreté. Souvent, dans les règles de vie religieuse, c’est l’inverse qui est proposé : on commence par les « petites » pauvretés extérieures pour avancer progressivement vers la vraie et grande pauvreté spirituelle, qui est celle du Christ. C’est vrai aussi. Mais Ignace commence par la racine : s’il n’y a pas la racine, si la pauvreté n’est pas d’emblée celle du Christ, en ce qu’elle n’appartient jamais vraiment à celui qui la choisit et la voue, la pauvreté vécue risquera de n’être jamais que l’enveloppe fragile du mystère désiré ou professé, la coquille sans le noyau.

À Rome, Ignace priant avant de célébrer l’Eucharistie. Aquarelle de Carlos Saenz de Tejada (1897-1958) © Jesuit Institute, Londres

À partir de cet instant où il renonce à « voir » les Personnes divines, à jouir d’une certitude absolue, intangible, Ignace aperçoit dans la Personne du Fils, simplement mais clairement, le « plus grand argument » en faveur de la pauvreté totale. Ainsi, le 23 février :

À la préparation de l’autel, Jésus me venant à la pensée, mouvement pour le suivre ; il me semblait que lui qui est la tête de la Compagnie était un plus grand argument pour aller en toute pauvreté que toutes les autres raisons humaines (JS 66).

Le voyant ainsi, Ignace voit aussi, à travers lui, les pauvres comme ceux qui rendent présent et visible le Corps du Christ en ce monde, Corps à secourir, à servir, à aimer : la pauvreté des Compagnons aura forme missionnaire. Au bout de ces « quarante jours », le choix de « n’avoir rien » (à la seule exception des collèges qui pourront disposer de revenus) est arrêté. Dès lors, comme le préciseront les Constitutions : les Compagnons s’engageront à « ne rien faire pour altérer ce qui touche à la pauvreté dans les Constitutions, si ce n’est pour la rendre en quelque manière plus stricte, selon les circonstances, dans le Seigneur [10] ».

Une « préférence »

Nul ne possède la pauvreté. Ni le mendiant qui la subit, ni le religieux qui la choisit. C’est elle qui vous possède et vous conduit, par-delà toute forme d’appauvrissement, qu’il soit volontaire, solidaire, ascétique, ou même missionnaire, à la pauvreté « préférée ». Dans les Exercices Spirituels, alors que le retraitant s’apprête à faire élection – et afin d’y parvenir –, Ignace lui recommande de désirer la troisième sorte d’humilité, celle qui, « pour imiter le Christ notre Seigneur et lui ressembler plus effectivement », lui fera vouloir et choisir « davantage la pauvreté avec le Christ pauvre que la richesse » (ES 167). Parce que, au bout du compte, si l’on s’y tient réellement, courageusement, humblement, la pauvreté du Christ seule donne sens à toutes nos pauvretés humaines : choisies ou subies, accidentelles ou naturelles. « Il s’est fait pauvre, afin de vous enrichir par sa pauvreté » (2 Co 8,9).

Quand, en 2019, suite à l’élection de son nouveau Préposé général, Arturo Sosa, la Compagnie a cherché à discerner les chemins que le Seigneur ouvrait devant elle pour les années à venir, elle a retenu quatre « préférences apostoliques universelles [11] » : parmi celles-ci figurait, en seconde position, la pauvreté. Non pas une pauvreté définie à l’avance par des formes précises, mais une pauvreté dynamique, relationnelle, capable de mettre en route avec d’autres (synodos) :

Faire route avec les pauvres et les exclus de notre monde ainsi qu’avec les personnes blessées dans leur dignité, en promouvant une mission de réconciliation et de justice.

Devenir pauvre pour faire route avec les pauvres. Devenir pauvre parce que la pauvreté est notre condition commune. Devenir pauvre pour devenir soi-même – avec les autres, avec le Christ. « Les pauvres, vous en aurez toujours avec vous » (Mc 14,7). « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Mt 28,20).

[1Laissons les deux formules (abus sexuels et abus spirituels) en l’état, quoi qu’il en soit de leur imperfection : on sait de quoi on parle. À propos de l’obéissance, l’article de G. Berceville, présent dans ce numéro (p. 27-42), contribue efficacement à la réflexion nécessaire.

[2Ignace de Loyola, « Récit », dans Écrits, coll. « Christus » 76, Paris, Desclée de Brouwer / Bellarmin, 1991, p. 1019‑1073 (désormais cité : R suivi du numéro du paragraphe).

[3Cf. Gn 32.

[4Ignace de Loyola, « Aux pères et frères de la communauté de Padoue », Rome, 6 août 1547, dans Écrits, op. cit., p. 722 (désormais citée LP).

[5Ignace était logé à l’hôpital Saint-Jacques, lequel était très éloigné du collège de Montaigu où il étudiait.

[6P.-A. Fabre, Introduction au « Journal des motions intérieures », dans Ignace de Loyola, Écrits, op. cit., p. 314.

[7Écrits, op. cit., p. 315.

[8Ibid.

[9Dans le colloque de la méditation sur deux Étendards, le retraitant demande « la grâce d’être reçu sous son étendard » : « premièrement, dans la plus grande pauvreté spirituelle et, si sa divine Majesté devait en être servie et voulait me choisir et recevoir, non moins dans la pauvreté effective » (« Exercices Spirituels » – désormais ES – 147, dans Écrits, op. cit., p. 128).

[10« Constitutions et Règles », 555, dans Écrits, op. cit., p. 530.

[11Les « préférences apostoliques universelles » (PAU) actuelles guident la mission des Jésuites pour les années 2019-2029. Elles sont au nombre de 4 : A. Montrer la voie vers Dieu à l’aide des Exercices spirituels et du discernement ; B. Faire route avec les pauvres et les exclus de notre monde ainsi qu’avec les personnes blessées dans leur dignité, en promouvant une mission de réconciliation et de justice ; C. Accompagner les jeunes dans la création d’un avenir porteur d’espérance ; D. Travailler avec d’autres pour la sauvegarde de notre « Maison Commune ».

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