Un périodique unique en langue française qui éclaire et accompagne des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée.

Chronique biblique

Ancien et Nouveau Testament

Sébastien Dehorter

N°2015-4 Octobre 2015

| P. 292-297 |

Notre parcours des ouvrages d’Écriture sainte fait peau neuve ! Plutôt que de distinguer, en deux chroniques, jusqu’ici tenues par Didier Luciani et Véronique Fabre, les ouvrages d’Ancien et de Nouveau Testament, nous avons demandé à Sébastien Dehorter, prêtre doctorant, de présenter dans une seule livraison, désormais intitulée « Chronique biblique », les ouvrages qui nous sont parvenus durant l’année écoulée. Merci au nouveau chroniqueur de nous faciliter, comme ses prédécesseurs, la lecture d’ouvrages parfois difficiles, mais toujours importants.

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Note de la Rédaction

Notre parcours des ouvrages d’Écriture sainte fait peau neuve ! Plutôt que de distinguer, en deux chroniques, jusqu’ici tenues par Didier Luciani et Véronique Fabre, les ouvrages d’Ancien et de Nouveau Testament, nous avons demandé à Sébastien Dehorter, prêtre doctorant, de présenter dans une seule livraison, désormais intitulée « Chronique biblique », les ouvrages qui nous sont parvenus durant l’année écoulée. Merci au nouveau chroniqueur de nous faciliter, comme ses prédécesseurs, la lecture d’ouvrages parfois difficiles, mais toujours importants.

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Les vingt-cinq ouvrages que les éditeurs ont bien voulu transmettre seront présentés sous six en-têtes : réflexions sur l’Écriture (I), études historiques autour de l’AT (II), présentations d’un corpus de l’AT (III), personnages et thèmes bibliques (IV), approches historiques (V) puis études thématiques sur le NT (VI).

I.

Issu de l’Équipe d’accueil de théologie protestante (ÉA 4378) de l’université de Strasbourg, Usages et mésusages de l’Écriture [1] présente les fruits de trois années de recherche (2009-2012). Chacune de ses vingt-et-une contributions analyse la référence scripturaire d’un auteur ou d’une question disputée. L’ordre de présentation suit celui du discours théologique. Ainsi, la première partie convoque les disciplines bibliques et historiques pour considérer « d’abord de quel texte il sera fait ultérieurement usage » (p. 6). Avant de pouvoir mener une réflexion sur la manière dont un auteur use de l’Écriture, démarche qui définira spécifiquement la modernité, il s’agit de percevoir les divers processus par lesquels l’Écriture est en train de se constituer et son texte d’être établi : traduction, copie, compilation, allusion, paraphrase, etc. Quant à la seconde partie, « Approches systématiques et pratiques », elle répond plus précisément à la question de savoir comment il est fait usage du texte de l’Écriture « au sein d’un discours ou d’une pratique dont l’intention théologique est explicitement assumée » (p. 7). Relevons la diversité des auteurs étudiés - Spinoza, R. Girard, S. Hauerwas, J. Dupuis, ou encore la thématique de l’homosexualité ainsi que deux études sur l’islam placées en fin de volume. Les théologiens catholiques seront stimulés, en lisant cet ouvrage de qualité, à se réapproprier leur propre tradition. Le silence sur l’époque patristique (une seule étude sur Épiphane de Salamine) est interpellant. Au terme de l’ouvrage, il reste difficile d’énoncer ce qui constitue un « mésusage » de l’Écriture, tant le retour au sola scriptura demeure aussi bien un recours contre des dérives interprétatives passées que l’affirmation du droit à une interprétation renouvelée.

S’ils contribuent également à enrichir la réflexion sur le rapport à l’Écriture, les Actes des Cinquièmes Journées Bibliques de Lubumbashi [2] (mars 2012) sont d’un genre bien différent. Dans le sillage de l’exhortation apostolique Verbum Domini (2008), c’est la thématique de La communauté à l’écoute de la Parole de Dieu qui a été retenue, aussi bien dans la Bible elle-même (5 interventions) que dans l’Afrique d’aujourd’hui (dernière contribution). Le parcours biblique fait percevoir comment la Bible met en scène la communauté des auditeurs sans lesquels elle n’existerait pas comme Parole divine, qu’il s’agisse de la spécificité du prophétisme de révélation, des scènes de lecture publique de l’AT, de la place de l’écoute au centre de Lc 8, des dispositions chrétiennes de l’écoute selon Paul en 2Co 13 ou encore de la présence d’une communauté (le « nous ») dans le Prologue johannique.

II.

S. Encel, universitaire français, publia en 2009 une Histoire des Hébreux. C’est sa réimpression de 2014 qui nous est parvenue [3]. Complet sans être écrasant, ce livre intéressera tout lecteur de la Bible désireux de mieux connaître la civilisation qui l’a vu naître en bénéficiant de l’apport des sciences historiques contemporaines. Le fil conducteur est chronologique et parcourt une vaste période divisée en 5 parties autour des repères chronologiques classiques : 931, 538, 333, 63, IIe s. ap. JC. En choisissant d’évoquer les récits d’Abraham et de l’Exode, sans les considérer pour autant comme des points d’ancrage historiques, l’A. honore leur rôle dans la formation identitaire d’Israël, sujet qui est l’un de ses centres d’intérêt. En conduisant son étude au-delà de la chute du Temple, il cherche à montrer que « le judaïsme (…) ne s’est pas radicalement modifié en 70 » (p. 9). L’approche chronologique est complétée par le traitement de thèmes transversaux, au moyen d’« encadrés » (35 en tout) et de quelques « dossiers » plus développés. Les nombreuses cartes et illustrations (dont 20 p. en couleur hors texte) participent avantageusement à l’agrément de l’ensemble.

Les éditions Labor et Fides accueillent la traduction française d’un ouvrage universitaire, paru en allemand en 2010, sur La religion des Phéniciens et des Araméens [4]. Que se vivait-il à Tyr et Sidon en matière de croyances et de cultes ? Qui donc étaient El, Eshmoun, Astarté ou Tanit, ces dieux dont certains ont une étrange parenté avec des noms bibliques ? Si Israël confesse que son « père était un Araméen errant », jusqu’où reconnaître l’influence de la culture des Araméens de Syrie ? La réponse à ces questions exige un long détour afin de connaître la religion de ces peuples anciens sur la base de leurs sources propres, souvent lacunaires, et non pas seulement du point de vue biblique. Les auteurs ont donc opté dans leurs analyses « pour une perspective résolument affranchie de tout conditionnement biblique » (p. 25). Le lecteur est prévenu. S’il accepte ce contrat et s’arme de patience il apprendra beaucoup de choses sur la manière dont des hommes de l’Antiquité concevaient le monde, son au-delà et sa destinée.

III.

Les quatre livres qui suivent sont consacrés à la présentation d’un corpus de l’AT. Présentons-les selon l’ordre du canon biblique.

Numéro 2 d’une nouvelle série de Cahiers de l’Association Biblique Catholique de Suisse Romande (ABC), Joseph : la vie, mode d’emploi [5] invite à lire le long récit de Gn 37-50 comme un « laboratoire » pour y découvrir ce que signifie être un fils d’Adam confronté aux grandes réalités dont parle la Genèse : le « syndrome d’exil », la fratrie, l’insertion dans la cité, les liens avec le cosmos, la relation à Dieu. L’énoncé de ces thèmes ne doit cependant pas tromper le lecteur. Car l’ouvrage, fidèle à l’esprit de sa collection, se présente avant tout comme un type de commentaire pouvant servir de guide pour une lecture communautaire ou individuelle. La lecture proposée, pleine de finesse et stimulante, s’appuie sur la cohérence du récit étendu à l’ensemble de la Bible. « Lire, note Ph. Lefebvre, c’est repérer des jeux de construction et les commenter longuement » (p. 26).

Si les ouvrages collectifs témoignent parfois de la capacité des chercheurs à travailler de concert, cela a tout l’air d’être le cas des exégètes formés à l’analyse narrative qui, de 2005 à 2013, se sont retrouvés pour lire et commenter le livre de Tobie [6]. Le résultat se présente modestement comme une « introduction à la lecture narrative du livre de Tobie » (p. 11) dont les auteurs espèrent qu’elle procurera aux lecteurs autant de plaisir qu’eux-mêmes en ont éprouvé. Cet objectif est largement atteint et même dépassé. Le choix des auteurs a été de retenir la version du texte (grec) court dont une traduction fidèle est proposée en fin de volume. L’ouvrage se présente en deux parties : une lecture narrative, « Tobie au fil du récit », est suivie de quatre brèves études portant successivement sur l’identité du narrateur du livre, la figure centrale de Raphaël (alias Azarias), la scène de mariage lue en écho à d’autres mariages bibliques, l’analyse rhétorique des cinq prières et bénédictions du livre. Le tout est en outre accompagné d’une bibliographie sélective annotée. En bref, un livre délicieux à l’instar du récit qu’il présente.

En publiant, à l’occasion du 1500e anniversaire de son abbaye de St-Maurice, un bref ouvrage sur les Psaumes [7], G. Athanasiadès délivre le fruit de plus de 50 années de méditation, de travail de traduction et d’enseignement. Chanoine régulier et organiste international, il participa à la traduction liturgique du psautier en langue française (1966-1977). Cette aventure linguistique et humaine l’a sensibilisé au vocabulaire, l’attention aux « mots de la prière » constituant la porte d’entrée de cette initiation. Après une brève introduction, l’ouvrage propose l’analyse littéraire de douze psaumes judicieusement choisis, depuis le porche d’entrée (Ps 1-2) qui lance l’orant à la recherche du bonheur jusqu’au trio de louange conclusif (Ps 148-149-150), sans omettre le long Ps 118 ni deux extraits du Cantique des Montées. L’emploi de couleurs met en valeur, plus éloquemment qu’un discours, les champs lexicaux significatifs. Le commentaire, sobre et précis, s’achève sur une lecture christologique délicatement amenée. La métaphore qui soutient l’ensemble est celle de ces vitraux contemporains dont les morceaux de verre sont coulés dans le béton. S’il faut du temps et de la clarté pour que le motif apparaisse, une fois que la lumière est faite, le résultat est profondément réjouissant.

Le projet de G. Desmichelle, habitué des groupes bibliques, est de présenter de manière synthétique l’ensemble du message prophétique en une dizaine de chapitres qui les regroupent par période chronologique [8]. En s’appuyant sur les hypothèses scientifiques les plus récentes concernant l’histoire de la rédaction biblique (Finkelstein, Silberman et Römer), l’A. veut montrer que les prophètes, trop peu connus, se complètent l’un l’autre et réalisent un vrai chemin de foi qui conduit à Jésus-Christ (p. 9). Cette intention, ambitieuse autant que louable, s’accompagne cependant d’un parti pris sur l’histoire biblique qui remonte à E. Renan (cf. p. 37 et 329) et sur lequel tous ne s’accorderont pas. En des formules peu nuancées, l’A. présente la Loi et les Prophètes comme deux courants opposés : l’un officiel, orchestré par les rois-messies, les notables et les prêtres, l’autre prophétique ; le premier présentant un « Dieu jaloux et vengeur » dans « un légalisme étroit et cruel », le second se faisant le chantre d’un « Dieu-Époux, amoureux de l’humanité tout entière », un « Dieu qui se fera homme parmi les hommes et saura se mettre à leur place jusqu’à endosser le mal pour les délivrer ». Une fois de plus, on touche ici aux limites de la seule perspective historique lorsqu’elle n’est pas complétée par une approche littéraire qui aide à découvrir la finesse des textes, accueillis et lus dans leur version finale.

IV.

J.-C. Attias, auteur de Moïse fragile [9], est titulaire de la chaire de pensée juive médiévale à l’EPHE (Sorbonne, Paris). Il offre ici un portrait de Moïse très personnel tout en puisant aux sources de traditions interprétatives qu’il connaît et enseigne. Son Moïse n’est pas dans le feu des miracles ni le sacre de la Loi ; il se trouve ailleurs, « dans les béances du texte, dans le silence des mots » ; c’est un Moïse qu’il faut aller chercher « même si le chercher, c’est déjà l’inventer » (p. 14). Sur la base de cet avant-propos, les principaux textes scrutés surprendront moins, depuis l’ambiguïté du nom, en passant par le mystérieux passage de la circoncision (Ex 4), le veau d’or et l’épreuve des « tombes de la concupiscence » (Ex 32 et Nb 11), jusqu’à l’épisode de la mort (Dt 34). Comme le note l’A., « ces textes sont parfois ambigus, contradictoires, saturés d’oublis, de non-dits… L’inquiétante zone d’incertitude [qui s’offre au lecteur] est précisément le lieu béni de notre liberté, à nous, exégètes d’hier ou de la dernière heure » (p. 12). Déroutant et parfois iconoclaste, ce portrait de Moïse se veut une alternative à deux judaïsmes que dénonce l’A., celui d’Abraham et celui de Josué, celui du sang des ancêtres et celui du sang des combats. Le judaïsme de Moïse fragile serait « un judaïsme de l’esprit, de l’errance et de l’inachèvement » qui consiste avant tout à recevoir et à transmettre. « Écouter, quand bien même le message serait confus. Questionner… quand bien même il n’y aurait pas de réponse. Et inventer, oui, quand il le faut » (p. 250-51).

D’un portrait de Moïse passons à une réflexion sur le Shabbat [10]. « L’institution du Shabbat est la contribution la plus importante du judaïsme à l’humanité. » Cette phrase d’ouverture donne le ton de cet essai de philosophie juive que l’on peut lire comme un véritable traité de sagesse. Son A., en effet, nonagénaire, professeur de philosophie et doyen honoraire de la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’université Bar-Ilan, rappelle ici à l’humanité « deux exigences fondamentales susceptibles d’en garantir le maintien : résister à l’oubli de l’origine et assurer la liberté de l’homme » (p. 14). Puisant largement dans la Bible, le Talmud, le Zohar et la réflexion spéculative de la philosophie juive, il expose sa réflexion dans une langue limpide qui a l’art de la formule. La première partie, « Temporalité du Shabbat » présente différentes dimensions du septième jour. Il souligne l’articulation de la Nature et de l’Histoire, et développe le lien à l’Unité, à la parentalité, au Sanctuaire jusqu’à l’horizon messianique du Shabbat. Quant à la seconde partie, « Les rythmes de la liturgie », elle prend la forme d’un commentaire des principales prières qui rythment le jour béni. À lire et à vivre.

Viennent ensuite plusieurs publications touchant de près ou de loin à la thématique de la famille – à l’homme, la femme et l’enfant, ainsi qu’à leurs relations.

L’essai de J.-P. Sonnet (professeur à l’Université Grégorienne de Rome), dont le titre emprunte au rituel de la Pâque (Ex 13) [11], réfléchit au lien qui unit paternité, maternité, filiation et récit biblique. Convaincu que « la parole des parents est porteuse d’une charge de vie que les parents eux-mêmes sont loin d’imaginer », et ayant exploré depuis plusieurs années les ressources et l’art du récit biblique pour énoncer et transmettre la foi, il approche sous plusieurs angles le mystère de l’engendrement en tant que lieu privilégié où Dieu se révèle. Après un chapitre plus théorique sur l’homo narrans, l’essai se présente sous la forme de quatre études bibliques, toutes plus savoureuses les unes que les autres – la question du fils, le récit des pères, le rôle de la mère, la dimension transgénérationnelle de la faute –, avant de conclure sur une note lumineuse : la mission prophétique des enfants à l’égard de leurs parents. Puisant aussi bien à la Bible qu’à ses commentaires, à la littérature de fiction qu’il affectionne qu’aux études psychologiques, l’A. redonne le goût de lire et de raconter pour transmettre la Vie.

Homme et femme, de la Genèse à l’Apocalypse [12] est le fruit d’un enseignement donné aux facultés jésuites de Paris entre 2005 et 2009. Il offre un parcours qui traverse effectivement toute la Bible en exposant spécifiquement des textes tirés de Gn, Pr, Os, Ct, Lc, Jn et Ap. L’homme et la femme en effet, « à l’image comme la ressemblance de Dieu », constitue la relation fondamentale, point de départ d’une anthropologie biblique et chrétienne qui soit ouverte aux questions cruciales autour desquelles se joue la vie du monde et de l’Église. L’A. est convaincu que lire, « c’est consentir à une ascèse qui coûte ». Car si le texte est ouvert à des sens multiples, littéral et spirituels, sa lecture patiente empêche les projections imaginaires. L’ouvrage a donc pour premier objectif de permettre à ses lecteurs une appropriation lente de ce que ces textes signifient. Les traductions littérales et structurées en fin de chapitre encouragent cet effort. Par ailleurs, la lecture chrétienne de la Bible se vit en termes d’accomplissement. Son sens est, en définitive, « hors du texte ». C’est la raison pour laquelle l’interprétation proposée est nourrie également de la tradition patristique. Ce livre, à l’écriture ciselée, fera découvrir un chemin de vie à ceux qui auront la patience de s’y engager.

N. Vray, universitaire française qui a écrit aussi bien sur le XVIe ou le XIXe s. français que sur Les Mythes fondateurs de Gilgamesh à Noé, présente, dans une approche résolument « civilisationnelle », quelques Grandes femmes de l’Ancien Testament [13]. L’ouvrage se veut accessible à tous. Des encadrés de culture biblique générale, le glossaire et des cartes portent la marque de ce souci pédagogique. Chacun des douze chapitres commence par un rappel du récit biblique que suit une analyse plus approfondie des faits, mais on a parfois le sentiment d’être à la limite de la paraphrase. La visée du propos est double. D’une part, l’A. illustre qu’une bonne connaissance des mythes du Proche-Orient ancien vient enrichir la lecture. « Les mythes anciens ne sont pas perdus mais adaptés par les rédacteurs de l’Ancien Testament. » C’est ainsi que se dégage la nouveauté de la foi d’Israël. D’autre part, s’interrogeant sur la raison d’être de la présence de ces femmes et sur leur figure d’héroïne, elle conclut que chacun de leurs actes répond en réalité « aux questions primordiales, sociétales et théologiques, de la descendance, de l’appartenance à un peuple et de l’identité religieuse. Toutes les femmes évoquées ici sont des miroirs de ces trois points » (p. 159). La délicatesse de l’A. se manifeste dans la sobriété d’un style qui questionne et suggère plus qu’il n’affirme péremptoirement.

De la collection « Ce que dit la Bible sur… », aux éditions Nouvelle Cité, nous retenons trois numéros dont les deux premiers approfondissent directement la thématique familiale. Le style alerte de cette collection sous forme de dialogue et la compétence des auteurs rendent ces ouvrages attractifs. Ph. Lefebvre, dominicain et professeur à la faculté de théologie de Fribourg, s’entretient sur La famille [14]. Plusieurs convictions conduisent ses réflexions. Tout d’abord, « le propos sur la famille dans la Bible tient davantage du chantier que du cadrage » (p. 9). Il nous fait entrer dans l’interaction entre la Loi et la situation vécue, invitant chacune à approfondir ce dont elle est porteuse. Par ailleurs, un processus émerge « en ce qui concerne les mots de la famille : la Bible propose de redéfinir ces termes connus en les référant à Dieu et plus seulement aux réalités humaines » (p. 13). C’est là-dessus qu’est bâti l’ouvrage dont les chapitres, tout en proposant un voyage scripturaire, rencontrent successivement les principaux acteurs familiaux : homme et femme, père, mère frères, sœurs, etc. Enfin, la Bible ne propose pas de modèles à imiter. Et si la Sainte Famille l’est parfois, « c’est uniquement parce que ses membres marchent avec Dieu sur un chemin qui leur est propre et dont le but est de mettre au monde le Fils de Dieu » (p. 120). E. Denimal [15] quant à lui, aborde le sujet de L’enfant. Il montre que pour la Bible, l’enfant est une personne à part entière, une bénédiction et un don de Dieu. Il s’attache à sa croissance, son éducation, sans oublier les enfants victimes ou l’enfant sans nom de David, « préfiguration inattendue de Jésus-Christ qui, enfant de Dieu sans faute, agonise sur la croix parce qu’il porte sur lui la faute de tous les hommes » (p. 121). Enfin, si l’humanité est invitée à devenir une grande famille, elle est néanmoins sujette à la violence. Remplie de violence, la Bible n’en est pas pour autant un texte violent ; c’est ce que Ph. Abadie, professeur à l’université catholique de Lyon, s’attache à démontrer [16]. Après avoir rappelé l’harmonie des origines (Gn 1-2) et exposé le risque de la liberté (Gn 3-4), il aborde deux lieux communs du sujet traité, les conquêtes de Josué et les psaumes imprécatoires. En contre-point viennent la figure du Serviteur et celle de Jésus, « messie déconcertant ». L’A. montre ainsi comment la Bible propose en fin de compte un chemin de sortie de nos propres violences au seuil de l’animalité.

L’étude de Ch. Grappe, professeur à la faculté de théologie protestante de Strasbourg, sur L’au-delà dans la Bible [17] prolonge celle publiée en 2001 sur Le Royaume de Dieu. Avant, avec et après Jésus. Les trois parties qui la constituent suivent la même progression avec une variation dans les titres : « l’espérance de l’au-delà avant Jésus » ; « la présence de l’au-delà avec Jésus » ; « présence et espérance de l’au-delà après Jésus ». Dans sa première étude, il avait mis en valeur que les discours sur le Royaume sont tous marqués par une tension qui pointait vers un au-delà. Cela appelait une suite : « examiner en quoi la proclamation et l’action de Jésus viennent modifier la perception et les représentations que l’on peut avoir de l’au-delà » (p. 8). La première partie est consacrée aux représentations de l’au-delà du Proche-Orient ancien ainsi qu’à celles de l’AT et de la littérature intertestamentaire. Elle montre que toutes font coexister une double représentation, l’une spatiale (eschatologie verticale où l’au-delà est un ailleurs) et l’autre temporelle (eschatologie linéaire, où l’au-delà est un pas encore). Ce double schéma est ensuite exploré dans chacune des deux autres parties. L’ensemble invite à (re)découvrir activement des textes que des encadrés mettent en évidence. Il se présente comme une vaste enquête sur un sujet dont la teneur existentielle est on ne peut plus forte. La clé d’analyse proposée, l’espace et le temps, est éclairante sans forcer la lecture. En énonçant la centralité de la foi en la résurrection (qui se situe dans le schéma temporel), la conclusion rappelle que, pour le chrétien, l’au-delà se reçoit plus qu’il ne se conquiert.

V.

Les éditions Salvator, dans leur collection « Histoire », ont publié deux livres destinés au grand public pour une approche historique du NT. Le premier dont le titre a la forme d’une question, Pour les juifs, qui est Jésus ? [18], est une revue sur la question du Jésus historique tel qu’il est « vu par les historiens juifs ». Il s’agit, pour une part, d’un ouvrage de seconde main, sa source principale étant l’ouvrage de Dan Jaffé : Jésus sous la plume des historiens juifs du XXe siècle (2009 [19]). La première partie pose la « toile de fond ». Elle précise l’objet de la recherche, présente les sources disponibles et dresse un tableau de la société juive du Ier siècle. La seconde partie expose les différentes hypothèses qui situent Jésus dans le monde juif de son temps, entre pharisiens, baptistes, esséniens, etc. La troisième partie reprend la question du procès, l’examen du chef d’accusation puis celui de la procédure. Une initiation modeste à une question complexe.

Le second ouvrage porte sur les Communautés chrétiennes du Ier siècle [20] ; il est signé par E. Cothenet qui a enseigné à l’Institut Catholique de Paris. Sans prétention technique, il développe le contenu d’émissions de radio ainsi que de conférences publiques. Avec lui, le lecteur parcourt le bassin méditerranéen et enquête sur la naissance et le développement des principaux centres chrétiens dont il est question dans le NT. Écrit « au soir de la vie » de l’A., ce panorama a la saveur de l’oralité et la clarté d’un enseignement décanté.

VI.

S’il s’adresse modestement « à ceux qui veulent approfondir leur foi par une lecture attentive ouvrant sur la réflexion, le partage et la prière », le livre de M. Kobik sur Quelques paraboles embarrassantes de l’Évangile [21] accomplit pleinement son objectif. L’A., jésuite engagé dans l’accompagnement des Exercices spirituels, offre ici une « lecture guidée » qui est un modèle du genre. Attentif aussi bien au mouvement d’ensemble, au sens des mots grecs, qu’aux répétitions structurantes, il se révèle un lecteur plein d’acribie. Il montre ainsi comment les textes, même les plus embarrassants, sont toujours ouverts à l’Espérance à condition « d’être écoutés avec confiance ». L’exercice patient d’une lecture attentive est la première marque de cette confiance ; il témoigne de la fécondité surprenante dont parle Jésus dans la parabole du semeur (cf. Mc 4,13).

Jésus thérapeute [22] est la publication remaniée d’une thèse de doctorat remarquée, puisqu’elle reçut en 2013 le prix Paul Chapuis-Secrétan de l’Université de Lausanne. Le sous-titre en livre la problématique : « Quels rapports entre les miracles de Jésus et la médecine antique ? » Le plan de l’ouvrage est très simple. Après un gros chapitre de cadrage historique qui présente la médecine antique (de la Mésopotamie aux pratiques de la Rome impériale), l’ouvrage étudie tous les passages de l’Évangile de Luc ayant rapport, de près ou de loin, avec une guérison et où Jésus revêt ainsi des traits de la figure d’un thérapeute : sommaires narratifs, guérisons explicites, exorcismes, résurrections, transmission d’un pouvoir aux disciples. La conclusion ressaisit les résultats de l’enquête. Ayant situé la figure de Jésus thérapeute par rapport à celles des médecins des cultures environnantes, elle dresse une typologie des moyens de guérison utilisés par Jésus pour souligner la place singulière occupée par la foi dans ces rencontres thérapeutiques. Le travail fourni est colossal et systématique. Pour chaque péricope en effet, l’A. présente les sources, propose une lecture synchronique et développe un commentaire qui s’ouvre aux textes non-bibliques où se rencontrent des maladies ou des actes thérapeutiques similaires. En bref, une mine qui permet d’approfondir une question dont les enjeux pastoraux sont toujours d’actualité.

Auteur d’un précieux commentaire de l’Évangile de Jean en deux tomes (cf. Vs Cs 80, 2008-4 et Vs Cs 86, 2014-4), J. Zumstein propose aux éditions Cabédita un parcours linéaire du quatrième Évangile [23] qui se donne pour objectif d’en « montrer l’architecture, le déroulement et les arguments essentiels ». Dans ce genre d’ouvrage, les titres et sous-titres ont toute leur valeur car ils condensent à eux seuls les grandes idées de l’auteur. Ainsi, ce parcours de l’évangile cherche à montrer comment Jésus révèle « le visage et la tendresse de Dieu » ; ou encore, les deux grandes parties, Jn 2-12 et 13-21, sont intitulées respectivement « Jésus se révèle devant le monde » et « Jésus se révèle devant les siens ». Seul celui qui a étudié en profondeur le texte biblique peut se risquer à ce genre d’exercice et se rendre capable de ne rien omettre sans verser dans la paraphrase. Pour se rendre compte du résultat, le mieux est d’en citer un extrait qui assure la transition entre Jn 2 et 3 : « Après s’être présenté à Cana comme donateur de la vie en plénitude et à Jérusalem comme le lieu de la présence de Dieu, le Jésus du quatrième évangile expose de façon plus détaillée le contenu de son message à l’occasion de deux rencontres, la première avec Nicodème, la seconde avec la Samaritaine. En s’adressant successivement à ces deux personnes que tout oppose, Jésus démontre que son message a une portée universelle » (p. 22-23).

L’originalité de la collection Graphè est de présenter l’influence de la Bible sur les cultures, les littératures et les arts. Le présent volume porte sur quelques-unes des relectures que les Noces de Cana ont suscitées au fil des siècles [24]. Les deux études liminaires, proprement exégétiques, rendent compte de cette fécondité. La première, en relevant une série d’étrangetés narratives et la saturation de termes théologiques, discerne ce qui, dans le fonctionnement du texte, autorise une telle pluralité de lectures. Quant à la seconde, elle concentre son analyse du miracle autour de l’articulation du manque et de l’abondance – ce qui est une autre manière de convier à l’abondance interprétative. Viennent alors trois études de littérature ancienne (Irénée, Augustin et Nonnos de Panopolis), trois autres issues de la période médiévale (dont une en images), et enfin des exemples de réception à l’époque moderne et contemporaine avec, en particulier, les Frères Karamazov, J. Grosjean et M. Tournier.

Du côté de la littérature paulinienne, mentionnons un nouveau Cahier de l’ABC qui se présente comme un guide pour une lecture suivie de La lettre aux Galates [25]. Son lieu d’expérimentation fut une session d’été qui comprenait études et méditations du texte, partages de vie, célébrations et prières. Les encadrés « démarche pédagogique » en recueillent l’esprit. Les péricopes traitées dans chaque chapitre et les titres de ces derniers témoignent d’une forme de compromis entre une lecture attentive à la dispositio du discours et une approche plus thématique (par ex., regroupement de 6,11-18 avec 4,12-20 dans un chapitre intitulé « Paul et la souffrance »). On appréciera tout particulièrement la profondeur de vue biblique que reçoivent des notions aussi délicates que la Loi, la promesse, la souffrance, la chair et l’Esprit ou la liberté. Par contre, si Ga est un « discours très organisé et construit », on pourrait regretter que l’articulation et la progression des arguments reçoivent une attention moindre. (Ainsi Ga 1,11-12 est qualifié de « transition » (p. 60) alors qu’un bon nombre de commentateurs en font une propositio qui annonce l’ensemble 1,13-21 voire même davantage). De plus, il y a une certaine disproportion dans la taille des chapitres, les premiers recevant davantage que les suivants. Ceci dit, ce Cahier atteint son objectif en invitant à relire Ga pour y découvrir la liberté et la joie de l’Évangile.

Doctorant à Strasbourg depuis 2010 et ancien vicaire général du diocèse de Kindu (RDC), S. Longonga traite dans cet opuscule d’un problème qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, à savoir la misogynie de Paul [26]. Ayant relevé en introduction les textes problématiques (1Co 11,2-16 ; 1Co 14,34-35 ; Ep 5,21-24 ; 1Tm 2,9-15), il commence par présenter la condition inférieure de la femme dans l’Antiquité avant de mettre en lumière sa place dans les communautés pauliniennes – en évoquant quelques-unes des figures féminines mentionnées par l’Apôtre. Sur la base de ce préambule contextuel indispensable, les textes en question sont examinés mais d’une manière finalement assez succincte (dix pages sur la soixantaine que compte le corps du texte). Les principes dégagés sont bien connus : prise en compte du contexte, distinction des éléments contingents, liés à la culture et aux situations historiques, du message théologique ; mise en garde contre toute projection hâtive des questions actuelles sur le contexte ancien. De quoi aller à l’encontre d’idées trop facilement reçues.

Si notre chronique peut orienter le choix de l’une ou l’autre lecture, alors elle aura rempli son rôle. En tout cas, ceux qui chercheraient à approfondir une vision biblique du mystère de la famille humaine sauront trouver, dans les publications récentes, quelques lectures stimulantes.

[1Aa. Vv. (textes réunis par D. Frey, Ch. Grappe et M. Weiger), Usages et mésusages de l’Écriture. Approches interdisciplinaires de la référence scripturaire (coll. Écriture et société), Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2014, 16,5 × 24 cm, 376 p., 24 €.

[2Aa. Vv., La communauté à l’écoute de la Parole de Dieu dans la Bible et dans l’Afrique d’aujourd’hui. Actes des cinquièmes Journées bibliques de Lubumbashi, 28-30 mars (coll. Publications de l’Institut Saint-François de Sales, 9), Lubumbashi, Éditions Don Bosco, 2013, 14,7 × 20,5 cm, 174 p..

[3S. Encel, Les Hébreux (coll. Civilisations), Paris, Armand Colin, 2014, 16 × 24 cm, 408 p., 30 €.

[4C. Bonnet et H. Niehr, La religion des Phéniciens et des Araméens. Dans le contexte de l’Ancien Testament (coll. Le monde de la Bible, 66), Genève, Labor et Fides, 2014, 14,5 × 22,5 cm, 400 p., 31,00 €. Il s’agit plus précisément de la traduction de la seconde partie sur les Araméens (H. Niehr), étant donné que la première, sur les Phéniciens et Puniques, a été rédigée par une universitaire française (C. Bonnet). Le titre original de l’ensemble est : Religionen in des Umwelt des Alten Testaments II. Phönizier, Punier, Aramäer, W. Kohlhammer GmbH, Stuttgart, 2010.

[5Ph. Lefebvre, M. Dorsaz, B. Francey, Fr.-X. Amherdt (dir.), Joseph : la vie, mode d’emploi (Gn 37-50) (coll. Les cahiers de l’ABC, 2), Saint-Maurice, Éditions St Augustin, 2014, 14 × 21 cm, 240 p., 21 €.

[6E. Di Pede, C. Lichtert, D. Luciani, C. Vialle, A. Wénin, Révéler les œuvres de Dieu. Lecture narrative du livre de Tobie, Bruxelles, Lessius, 2014, 14,5 × 20,5 cm, 256 p., 22,00 €.

[7G. Athanasiadès, Psaumes. Comprendre, aimer, prier, Saint-Maurice, Éditions St Augustin, 2014, 14,2 × 21 cm, 146 p., 19,00 €.

[8G. Desmichelle, Les prophètes de la Bible. Une foi en chemin, Salvator, Paris, 2015, 14 × 21 cm, 352 p., 22,00 €.

[9J.-Ch. Attias, Moïse fragile, Paris, Alma, 2015, 13,5 × 18,5 cm, 280 p., 22,00 €.

[10B. Gross, Shabbat, Paris, Éditions de l’Éclat, 2015, 12,6 × 19 cm, 168 p., 12,00 €.

[11J.-P. Sonnet, « Lorsque ton fils te demandera… » De génération en génération l’histoire biblique à raconter (coll. Le livre et le rouleau, 47), Bruxelles, Lessius, 2014, 14, 5 × 20,5 cm, 176 p., 16,00 €.

[12Y. Simoens, Hommes et Femme. De la Genèse à l’Apocalypse. Textes et interprétations, Paris, Éditions des Facultés jésuites de Paris, 2014, 16 × 24,5 cm, 249 p., 25,00 €.

[13N. Vray, Grandes femmes de l’Ancien Testament, Paris, DDB, 2015, 14,5 × 21 cm, 198 p., 17,90 €.

[14Ph. Lefebvre, Ce que dit la Bible sur... la famille, Nouvelle Cité (coll. Ce que dit la Bible sur…, 10), Bruyères-le-Châtel, 2014, 11,5 × 18 cm, 128 p., 13,00 €.

[15E. Denimal, Ce que dit la Bible sur... l’enfant, Nouvelle Cité (coll. Ce que dit la Bible sur…, 11), Bruyères-le-Châtel, 2014, 11,5 × 18 cm, 128 p., 13,00 €.

[16Ph. Abadie, Ce que dit la Bible sur… la violence, Nouvelle Cité (coll. Ce que dit la Bible sur…, 13), Bruyères-le-Châtel, 2015, 11,5 × 18 cm, 128 p., 13,00 €.

[17Ch. Grappe, L’au-delà dans la Bible, Genève, Labor et Fides, 2014, 15 × 22,5 cm, 320 p., 29 €.

[18J. Martin-Bagnaudez, Pour les Juifs, qui est Jésus ? : le Jésus historique vu par les historiens juifs, Salvator (coll. Histoire), Paris, 2014, 14 × 21 cm, 240 p., 21 €.

[19D. Jaffé, Jésus sous la plume des historiens juifs du XXe siècle (coll. Patrimoines-Judaïsme), Paris, Cerf, 2009.

[20E. Cothenet, Communautés chrétiennes du Ier siècle, Salvator (histoire), Paris, 2015, 14 × 21 cm, 300 p., 20 €.

[21M. Kobik, Jésus racontait des histoires. Quelques paraboles embarrassantes, Paris, Parole et Silence, 2015, 15 × 23,5 cm, 240 p., 20,00 €.

[22Ch. Prieto, Jésus thérapeute. Quels rapports entre ses miracles et la médecine antique ? (coll. Le monde de la Bible, 69), Genève, Labor et Fides, 2015, 15 × 22,5 cm, 640 p., 39,00 €.

[23J. Zumstein, Le visage et la tendresse de Dieu. Jésus sous le regard de Jean l’évangéliste (coll. Parole en liberté), Divonne-les-Bains, Éditions Cabédita, 2014, 15 × 22 cm, 96 p., 16,00 €.

[24J.-M. Vercruysse (dir.), Les noces de Cana (coll. Graphè, 24), Arras, Artois Presses Université, 2015, 16 × 24 cm, 208 p., 18,00 €.

[25I. Donegani, M. Dorsaz, B. Francey, Ph. Lefebvre et Fr.-X. Amherdt (dir.), La lettre aux Galates. « C’est pour la liberté que le Christ nous a libérés » (coll. Les cahiers de l’ABC, 3), Saint-Maurice, Éditions St Augustin, 2015, 224 p., 20 €.

[26S. Longonga, Saint Paul, un apôtre contre les femmes ? (coll. Religions et spiritualité), Paris, L’Harmattan, 2015, 13,5 × 21,5 cm, 106 p., 12 €.

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