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Le Cantique des Cantiques dans le Traité de l’Amour de Dieu de Saint François de Sales

Myriam Ley, r.d.c.

N°1997-4 Juillet 1997

| P. 210-218 |

Sérieusement fondée et éclairant un texte majeur de l’Écriture Sainte si souvent commenté par tant d’auteurs spirituels, l’étude que Myriam Ley consacre à François de Sales apporte une pierre nouvelle à cet édifice de l’interprétation mystique de ce poème. Argumenté textuellement et bien mis en perspective théologique cet article peut nous inviter à relire et François de Sales et le Cantique lui-même. Double fruit que la prière laissera mûrir pour chacun(e) “au gré de sa grâce” propre.

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Le Cantique des Cantiques a inspiré de nombreux écrits : d’Origène à saint Bernard, de Grégoire de Nysse à François de Sales, les écrivains qui puisent leur sujet dans l’Écriture Sainte donnent leur propre explication à ce chant lyrique où le Bien-aimé et la Bien-aimée chantent la beauté l’un de l’autre, son parfum, le comparant aux plantes (Ct 5,13), aux fruits, aux pierres précieuses (Ct 6,11), aux montagnes même du Liban et du Carmel [1].

Les origines du Cantique des Cantiques

Le grand nombre de commentateurs explique aussi la multiplicité des interprétations. Les premières divergences surgissent au sujet du lieu d’origine de l’ouvrage et quant à son auteur. En raison de I R.5, 12, le Cantique des Cantiques est attribué à Salomon. Or la langue du Cantique des Cantiques est plus tardive et les dates proposées oscillent entre le Ve et le IIIe siècle avant notre ère.

Quant à l’interprétation proprement dite, Origène y voit une fabula (jeu scénique) et un epithalamium (chant nuptial). L’époux est le Christ, tandis que l’épouse est l’Église. Les auteurs chrétiens de l’Antiquité et du Moyen Âge ont généralement suivi cette interprétation en voyant dans le Cantique un épithalame chantant les noces du Verbe et de l’âme fidèle ou encore de l’Esprit Saint et de Marie [2].

François de Sales et le Cantique des Cantiques

Ainsi les écrits de saint François de Sales s’inscrivent-ils dans une longue tradition et permettent en même temps de laisser transparaître l’originalité de leur auteur.

François de Sales avait fait plus ample connaissance avec le Cantique des Cantiques pendant ses premières années de théologie à Paris (1578-1588), où il avait entendu le grand Génébrard en faire le commentaire [3]. La familiarité de notre auteur avec le Cantique des Cantiques apparaît encore plus clairement, si l’on évoque la Déclaration mystique du Cantique des Cantiques (1602-1604) [4], où il explique verset par verset le Cantique de Salomon.

Alors que les références bibliques sont présentes dans toutes les œuvres de François de Sales, nous avons constaté l’abondance de références au Cantique des Cantiques surtout dans le Traité de l’Amour de Dieu (1616), destiné, selon les mots de François de Sales lui-même, à aider l’âme déjà dévote [5] à ce qu’elle se puisse avancer en son dessein [6]. Après une préparation dans le Livre I, François de Sales parle dans les Livres I à IV de la naissance et du progrès du divin amour. Dans les Livres V et VI, il met l’accent sur l’importance de l’oraison pour atteindre l’union à Dieu, sur laquelle précisément il insiste dans les Livres VII à IX. Les trois derniers chapitres du Traité reprennent les idées de la partie principale. En effet, dans le Traité de l’Amour de Dieu, François de Sales peint une incessante recherche de l’homme par Dieu et de Dieu par l’homme (...). Jeu dramatique, aux appels passionnés de part et d’autre, aux rebondissements imprévus et dont l’issue est toujours incertaine [7].

Interprété comme une allégorie [8] , vue qui domine aussi dans le Traité de l’Amour de Dieu de François de Sales, le Cantique des Cantiques symbolise pour les chrétiens le dialogue entre l’âme et Dieu [9]  ; nous pouvons même voir un parallélisme dans la structure des deux textes. Par des références au Cantique des Cantiques, titre qui peut être traduit par “poème par excellence”, l’évêque de Genève peint l’amour par excellence : l’amour infini de Dieu pour les hommes et la réponse amoureuse de l’homme à Dieu.

Si les adaptations des images bibliques en général sont nombreuses et variées, celles qui sont tirées du Cantique sont innombrables. Saint François de Sales y a trouvé une source inépuisable d’images et de comparaisons.

Voici quelques chiffres pour préciser : sur les 1612 citations que l’on peut repérer dans le Traité de l’Amour de Dieu, 1192 sont tirées de l’Écriture Sainte (602 de l’Ancien et 590 du Nouveau Testament), dont 167 appartiennent au Cantique des Cantiques. Ajoutons que le Cantique ne compte que 116 versets en tout, et François de Sales en utilise 62 au profit du Traité de l’Amour de Dieu.

Dans la Déclaration mystique du Cantique des Cantiques, son interprétation est allégorique : chaque signifié a son signifiant précis, et l’interprétation ne change jamais, comme il arrive pourtant très fréquemment dans le Traité de l’Amour de Dieu. Il semble donc qu’une profonde transformation se soit faite chez François. Ne disons pas qu’il ait accepté qu’un même terme puisse avoir plusieurs significations, mais disons plutôt qu’une grande synthèse s’est opérée en lui progressivement et, au fur et à mesure qu’il maniait l’image dans toute sa portée et sa richesse, il découvrait que toute la Création chantait le Créateur. Ainsi un même mot peut-il renfermer en soi une mine inépuisable de significations et de valeurs, tout comme dans une graine se trouve déjà contenue implicitement la plante entière dans toute sa vérité [10].

En effet, les références du Cantique dans le Traité de l’amour de Dieu se présentent sous un autre jour que dans la Déclaration mystique. Ce sont des exemples sur lesquels s’appuie son propos. Aussi ne peut-on pas dire que François de Sales explique le Cantique dans le Traité de l’Amour de Dieu, mais il en donne différentes interprétations, selon les besoins de la cause.

Pour montrer cette diversité au niveau de l’interprétation d’un même verset, qui frappe surtout parce que souvent les différentes vues sont de prime abord assez éloignées, mais s’avèrent le plus souvent parfaitement compatibles l’une avec l’autre, nous pouvons distribuer les énoncés du Cantique selon les trois thèmes que l’on peut y dégager [11].

Il apparaît ici que la recherche de l’âme dévote peut être assimilée au cheminement de l’Épouse du Cantique des Cantiques, partant de l’éveil amoureux, suivi de la recherche, puis de la contemplation, pour trouver son accomplissement dans l’union [12]

Le désir amoureux

Dans un premier temps, la Bien-aimée est éveillée par le désir amoureux et elle souhaite l’union avec son Bien-aimé ; pour l’atteindre, elle le recherche et, en même temps, il approche ; ensuite ils se font des invitations réciproques pour se rejoindre.

Dieu a l’initiative, Il tire [13] l’âme dévote à lui, en mettant en elle l’inclination naturelle d’aimer Dieu sur toutes choses [14]. Ce mouvement premier de Dieu s’accomplit avec l’aide de l’Esprit Saint, qui répand la grâce divine dans le cœur de l’âme dévote, et qui permet aussi à l’âme dévote de répondre à l’appel de Dieu, en lui insufflant ses sept dons. Ceux-ci sont comme les échelons sacrés [15] de l’échelle de Jacob qui symbolise les degrés de la charité. Ils permettent à l’âme dévote de se rapprocher progressivement de Dieu, qui l’attend au sommet de cette échelle pour lui donner le baiser de l’union. En ce moment suprême, tout s’harmonise : l’amour de Dieu, la parfaite conformité à Jésus-Christ et la parfaite indifférence, le parfait abandon :

La charité (est) composée des sept dons du Saint-Esprit comme autant d’échelons sacrés, par lesquels les hommes angéliques monteront de la terre au Ciel pour s’aller unir à la poitrine de Dieu (...), et descendront du Ciel en terre pour venir prendre le prochain par la main et le conduire au Ciel. (...). Au premier échelon la crainte nous fait quitter le mal ; au deuxième la piété nous excite à vouloir faire le bien ; au troisième la science nous fait connaître le bien qu’il faut faire et le mal qu’il faut fuir ; au quatrième par la force nous prenons courage contre toutes les difficultés qu’il y a en notre entreprise ; au cinquième par le conseil nous choisissons les moyens propres à cela ; au sixième nous unissons notre entendement à Dieu pour voir et pénétrer les traits de son infinie beauté ; et au septième nous joignons notre volonté à Dieu pour savourer et expérimenter les douceurs de son incompréhensible bonté : car, sur le sommet de cette échelle, Dieu étant penché devers nous, il nous donne le baiser d’amour, et nous fait téter les sacrées mamelles de sa suavité, meilleures que le vin.

Dieu accorde sa grâce à tous les hommes, et à chacun en particulier. En effet, chaque verset du Cantique des Cantiques montre l’amour unique entre un Époux et une Épouse, qui sont tous deux uniques. Ainsi chaque personne est-elle invitée à répondre de manière personnelle et tout à fait libre à l’appel que Dieu lui adresse. Le consentement s’exprime par la foi, qui est obscure, noire, certes, mais belle, comme est belle la Sulamite du Cantique des Cantiques, plus que toutes les autres filles de Jérusalem [16]. À celui qui veut la capter par la raison, la foi est obscure ; au croyant, elle apparaît toute belle.

Comme son seul plaisir est en Dieu, l’âme dévote part à sa recherche, à sa rencontre. Poussée par la sainte indifférence [17], elle doit renoncer à elle-même pour que la grâce divine puisse s’épanouir en elle :

Le bon plaisir de Dieu est le souverain objet de l’âme indifférente : partout où elle le voit elle court à l’odeur de ses parfums, et cherche toujours l’endroit où il y en a plus, sans considération d’aucune autre chose.

L’ascèse salésienne est donc orientée vers l’épanouissement des grâces mystiques. Elle est l’effort propre à l’âme qui veut suivre le Christ.

Le plus important dans la recherche, c’est que l’âme sorte d’elle-même. Si elle reste repliée sur ses propres goûts et intérêts, elle ne peut rencontrer Dieu. Elle doit lui ouvrir son cœur, pour qu’il puisse l’habiter et répandre son amour et sa volonté en l’âme dévote :

Une extrême complaisance de l’amant en la chose aimée produit une certaine impuissance spirituelle qui fait que l’âme ne se sent plus aucun pouvoir de demeurer en soi-même ; c’est pourquoi, comme un baume fondu, qui n’a plus de fermeté ni de solidité, elle se laisse aller et écouler en ce qu’elle aime : elle ne se jette pas par manière d’élancement ni elle ne se serre pas par manière d’union, mais elle se va doucement coulant, comme une chose fluide et liquide, dedans la Divinité qu’elle aime. Et comme nous voyons que les nuées épaissies par le vent de midi, se fondant et convertissant en pluie ne peuvent plus demeurer en elles-mêmes, ainsi tombent et s’écoulent en bas, se mêlant si intimement avec la terre qu’elles détrempent qu’elles ne sont plus qu’une même chose avec icelle, ainsi l’âme laquelle, quoique amante, demeurait encore en elle-même, sort par cet écoulement sacré et fluidité sainte, et se quitte soi-même, non seulement pour s’unir au Bien-aimé, mais pour se mêler toute et se détremper avec lui.

Pour surmonter les obstacles qui se dressent sur son chemin, elle doit être remplie d’un grand amour pour Dieu seul, qui ne souffre pas d’être partagé avec d’autres amours. Avec une grande persévérance, l’âme dévote s’adresse à différents guides, qui, dans le respect de sa quête, doivent s’effacer devant Dieu.

François de Sales montre aussi à l’âme dévote qu’elle n’est pas seule à parcourir cet itinéraire, mais qu’au moins une autre âme, l’âme dévote par excellence, la Vierge Marie, l’a précédée :

Comme l’abeston, pierre précieuse, conserve à jamais le feu qu’il a conçu, par une propriété non pareille, ainsi le cœur de la Vierge Marie demeura perpétuellement enflammé du saint amour qu’elle reçut de son Fils ; mais avec cette différence, que le feu de l’abeston qui ne peut être éteint, ne peut non plus être agrandi. Et les flammes sacrées de la Vierge ne pouvant ni périr, ni diminuer, ni demeurer en même état, ne cessèrent jamais de prendre des accroissements incroyables jusques au Ciel, lieu de leur origine ; tant il est vrai que cette Mère est la Mère de belle dilection, c’est-à-dire, la plus aimable comme la plus amante, et la plus amante comme la plus aimée Mère de cet unique Fils, qui est aussi le plus aimable, le plus amant et le plus aimé Fils de cette unique Mère.

La contemplation amoureuse

Le désir est suivi de la contemplation amoureuse [18], où les deux amants veulent se séduire par leur beauté, et où ils se décrivent réciproquement en se couvrant de louanges amoureuses.

S’étant rapprochée de Dieu, l’âme dévote peut contempler sa beauté, et elle peut se laisser regarder par lui. Il s’est révélé au monde dans son Fils Jésus qui a montré l’amour du Père pour les hommes en mourant pour les sauver. L’abandon de Jésus dans les mains du Père constitue l’idéal de l’indifférence salésienne, prête à renoncer à tout par amour.

La Passion suscite à la fois compassion et complaisance dans le cœur de l’âme dévote. Comme la myrrhe du Cantique des Cantiques [19], elle est à la fois amère et suave :

Considérant d’ailleurs que toutes les afflictions de son Bien aimé ne procèdent pas d’aucune imperfection ni manquement de force, ains de la grandeur de sa très chère dilection, elle ne peut qu’elle ne se fonde toute d’un amour saintement douloureux, si qu’elle s’écrie : Je suis noire de douleur par compassion, mais je suis belle d’amour par complaisance.

C’est donc la suavité qui l’emporte, parce que, par la résurrection du Christ, il apparaît clairement que l’amour est plus fort que la mort [20].

L’union amoureuse

Le point culminant consiste en l’union amoureuse où les amants trouvent le repos. Leur alliance demeure éternellement, car l’amour est fort comme la mort [21].

L’union à Dieu se parfait sur terre par l’oraison. François de Sales accorde une grande importance à la prière en en faisant le sujet principal des livres VI et VII du Traité de l’Amour de Dieu. Il recommande des oraisons jaculatoires, que l’âme dévote peut prononcer tout en s’adonnant à un autre travail. En se servant de différents versets du Cantique des Cantiques, il distingue méditation, travail pénible de la raison, et contemplation, cadeau de Dieu :

La méditation considère par le menu et comme pièce à pièce les objets qui sont propres à nous émouvoir ; mais la contemplation fait une vue toute simple et ramassée sur l’objet qu’elle aime.

En priant, l’âme dévote trouve la quiétude [22] en présence de Dieu, et elle peut se reposer comme un petit enfant entre les bras de sa mère [23], qui la nourrit de son lait. Cette relation d’abandon de l’enfant à sa mère montre que, selon la mystique salésienne, l’âme doit mourir à soi, afin de vivre en Jésus Christ. Ainsi les rapports de l’âme avec son Dieu sont-ils représentés sous l’aspect de l’enfance spirituelle. L’union à Dieu a donc une fonction apaisante et nourricière.

À la suite de l’union, l’âme dévote porte le sceau de Dieu sur son bras et sur son cœur. Elle est désormais intouchable pour des rivaux, elle est un jardin fermé, une source close, une fontaine scellée [24].

Les épousailles ne s’expriment pas seulement par l’amour pour Dieu : mets-moi comme un sceau sur ton cœur [25], mais aussi par l’amour pour les hommes : comme un sceau sur ton bras [26]  :

Mets-moi, dit le divin Berger à la Sulamite, mets-moi comme un cachet sur ton cœur, comme un cachet sur ton bras. Sulamite, certes, avait son cœur tout plein de l’amour céleste de son cher amant, lequel, quoiqu’il ait tout, ne se contente pas, mais par une sacrée défiance de jalousie veut encore être sur le cœur qu’il possède, et le cacheter de soi-même, afin que rien ne sorte de l’amour qui y est pour lui et que rien n’y entre qui puisse y faire du mélange ; car il n’est pas assouvi de l’affection dont l’âme de sa Sulamite est comblée, si elle n’est invariable, toute pure, toute unique pour lui. Et pour ne jouir pas seulement des affections de notre cœur, ains aussi des effets et opérations de nos mains, il veut être encore comme un cachet sur notre bras droit, afin qu’il ne s’étende et ne soit employé que pour les œuvres de son service.

L’amour de Dieu implique tous les autres amours et les surpasse en même temps. Par conséquent l’âme dévote peut tout aimer en Dieu.

Le Cantique des Cantiques au service de la spiritualité de François de Sales

En analysant l’utilisation de différents versets du Cantique des Cantiques dans le Traité de l’Amour de Dieu, il apparaît que le style très concret de l’auteur reflète la suprématie du cœur, exprimée dans le titre. En effet, ces citations qui, interprétées allégoriquement, chantent certes l’amour entre Dieu et l’âme dévote, expriment d’abord, lues au premier degré, l’amour sensuel et charnel entre amants humains.

Pour exposer ses idées, François de Sales privilégie les comparaisons, les images et les métaphores, au détriment de démonstrations théoriques. Sa prédilection pour les images des sens montre qu’il veut toucher la totalité de l’être humain, et non seulement son esprit ; c’est l’homme incarné - corps et âme - qui est appelé à suivre Dieu. Tout en voulant élever l’âme dévote vers l’amour de Dieu, vers la perfection, François de Sales utilise des images de la réalité quotidienne des hommes et surtout des femmes auxquelles il s’adresse. Dieu n’est pas un esprit insaisissable. Il est Père et Mère à la fois, plein de tendresse pour l’âme qui tend vers lui.

Dans le Traité de l’Amour de Dieu, le message principal de François de Sales est le primat de l’amour. Plus que de raisonner, il est important d’aimer. Le cœur l’emporte sur la raison. Évoquons pour finir cette phrase très éloquente dans laquelle François de Sales réunit les aspects principaux de sa spiritualité : l’acceptation de l’homme dans sa totalité, l’importance de l’amour de Dieu et, par lui, l’amour de tous les hommes :

L’homme est la perfection de l’univers, l’esprit est la perfection de l’homme, l’amour celle de l’esprit, et la charité celle de l’amour : c’est pourquoi l’amour de Dieu est la fin, la perfection et l’excellence de l’univers.

Noviciat
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[1Dictionnaire culturel de la Bible, Paris, Cerf, 1990, 50.

[2Dictionnaire encyclopédique de la Bible, Maredsous/Brepols, 1987, 232-233.

[3François de Sales, Prophète de l’Amour. Coll. La tradition vivante, Épinay-sur-Seine Éd. C.I.F., 1982, 8.

[4Œuvres de saint François de Sales... Édition complète, Annecy, Monastère de la Visitation, 1932, Tome XXVI, 10-40.

[5Pour comprendre mieux la signification que ce terme avait au XVIIe siècle, voici la définition que François de Sales lui-même en donne : La vraie et vivante dévotion (...) n’est autre chose qu’un vrai amour de Dieu. Cf. Saint François de Sales, Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 1969, 32.

[6Ibid., 342.

[7A. Ravier, Un Sage et un Saint : François de Sales, Paris, Nouvelle Cité, 1985, 187-188.

[8Figure de style qui consiste à exprimer une idée par une image qui en est le symbole. Elle peut s’étendre à l’œuvre entière.

[9Dictionnaire culturel de la Bible. 50.

[10A. Brix, François de Sales commente le Cantique des Cantiques. 19-20.

[11Herbert Haag, Bibel-Lexikon, Einsiedeln : Benziger Verlag, 1968, 754.

[12Nous avons réuni les versets I, 1, 3, 6 ; II, 8, 10, 13 ; III, 3, 6 ; V, 2, 6, 8 ; VII, 11 sous le titre : le désir amoureux, les versets I, 1, 2, 4, 13, 15 ; II, 2, 3, 9, 14 ; IV, 3, 11 ; V, 2, 15 ; VI, 4, 8, 9 ; VII, 1 sous le titre : la contemplation amoureuse, et les versets II, 4, 7, 16 ; III, 4 ; V, 1 ; VII, 10 ; VIII, 6, 7 sous le titre : l’union amoureuse.

[13Ct. I, 3

[14François de Sales, op. cit., 398.

[15Ibid., 922.

[16Ct. I, 4.

[17François de Sales, op. cit., 771.

[18Il s’agit ici de la contemplation du Bien-aimé et de la Bien-aimée qui se décrivent réciproquement. François de Sales adapte les phrases des époux du Cantique à sa spiritualité et les met dans la bouche de l’âme dévote à laquelle il recommande la contemplation et la décrit comme une amoureuse, simple et permanente attention de l’esprit aux choses divines.. Ibid.. 616.

[19Ct. I, 15.

[20Ibid., 645.

[21Ct. VIII, 6.

[22La quiétude ou le recueillement amoureux de l’âme ne dépend pas de notre soin, mais Dieu le fait en nous, quand il lui plaît, par sa très sainte grâce (ibid., 628). Ce repos passe quelquefois si avant en sa tranquillité, que toute l’âme et toutes les puissances d’icelle demeurent comme endormies, sans faire aucun mouvement ni action quelconque (...) sinon recevoir l’aise et la satisfaction que la présence du Bienaimé lui donne (ibid., 633).

[23Ibid., 798.

[24IV, 12.

[25Ct. VIII, 6.

[26Ct. VIII, 6.

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