Un périodique unique en langue française qui éclaire et accompagne des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée.

Seul l’humble peut vraiment aimer le prochain

Dominique Nothomb, M. A., Dominique Nothomb, m.afr.

N°1996-5 Septembre 1996

| P. 276-283 |

Ce n’est pas le premier texte “faussement candide”, empruntant la forme paradoxale du : “Seul... est vraiment...” que donne le Père Nothomb. Celui-ci encore, avec beaucoup de finesse spirituelle, médite sur le lien entre l’amour du prochain et les très austères “trois manières d’humilité” du livret des Exercices spirituels de saint Ignace. Il en découvre le dynamisme profond et situe ainsi avec justesse les grandes lignes de force de toute vraie spiritualité chrétienne issue de l’appel à être disciple de Celui qui s’offre : “doux et humble de cœur”.

Il m’est arrivé une dizaine de fois de donner à d’autres les Exercices Spirituels de trente jours de saint Ignace. Ceux et celles à qui je les donnais, et qui les faisaient, étaient des personnes dont la vocation était apostolique. On m’avait assuré (et j’en avais fait l’expérience personnelle) que les Exercices Spirituels avaient été conçus justement pour des personnes appelées par Dieu à servir le prochain, et à travailler pour le bien des autres. Et qu’ils étaient admirablement adaptés à ce genre de personnes.

Etonnement et déception

Or, chaque fois, le même étonnement me revenait. Tout au long des Exercices, saint Ignace ne cesse d’inviter le retraitant à la pauvreté, au renoncement et à l’humilité. Rarement à l’amour du prochain. Les Exercices sont destinés, écrit l’auteur, à “se vaincre soi-même et à ordonner sa vie sans se déterminer par aucune affection qui soit désordonnée” (21). Dans le Principe et fondement (23), pas un mot sur l’amour du prochain. Dans la méditation du Règne, le retraitant est invité à faire preuve de plus grand amour envers le Christ et à se signaler à son service. Et comment le fera-t-il ? “en engageant la lutte contre sa propre sensualité et contre ce qui l’attache à la chair et au monde” (97). Il se déterminera à imiter Jésus “en supportant toutes injures, tout opprobre et toute pauvreté réelle aussi bien que de cœur” (98). Pourquoi ne pas dire : “en se mettant tout entier, comme Jésus, au service du prochain” ?

Ce qui ressort de la contemplation de la Nativité, c’est “l’extrême pauvreté” du Sauveur. Et pourquoi pas son extrême amour des hommes ? Cette pauvreté sera suivie des “injures et des affronts”, “et tout cela pour moi” (16). Et pourquoi pas : “pour tous les hommes mes frères” ?

Dans la méditation des deux Étendards, il s’agit bien de “vouloir aider tous les hommes”. Mais comment ? En les amenant “à la plus grande pauvreté... au désir des opprobres et des mépris”, afin “d’acquérir l’humilité” (146), et en choisissant pour soi-même cette pauvreté et ces opprobres et injures afin d’imiter Jésus “de plus près” (147). N’est-ce pas plutôt par la compassion, la miséricorde, l’amour des pauvres, le service désintéressé du prochain, le dévouement aux autres, l’enseignement de la Parole de Dieu, et ainsi de suite, que nous pourrions “imiter Jésus de plus près” ? Mais cela n’est pas dit.

Quand il s’agit de connaître “la vraie doctrine du Christ” (164), Ignace enseigne les “trois manières d’humilité” (165-168). Mêmes accents. Pour imiter le Christ “de plus près”, pour “lui être semblable”, “je veux et je choisis la pauvreté avec Jésus pauvre” et Jésus humilié (167) : pourquoi pas “compatissant avec Jésus compatissant, tout donné aux autres, ému de pitié, plein de charité envers tous...” ?

Pour faire une bonne élection, le retraitant doit rechercher “uniquement le service et la louange de Dieu Notre Seigneur, et le salut éternel de son âme” (169). Pourquoi pas : “et le plus grand bien du prochain” ?

Dans un très beau passage, Ignace affirme : “Chacun doit bien se dire en effet qu’il progressera dans les voies spirituelles dans la mesure où il se dépouillera de son amour, de sa volonté et de son intérêt propres” (189). Pourquoi ne pas ajouter : “dans la mesure, aussi, où il aimera ses frères comme Jésus les a aimés” ?

Pour les contemplations de la troisième semaine, le retraitant demande la grâce d’éprouver “la douleur et l’affliction, la confusion” (n. 193), “la tristesse, les larmes” (195), “la douleur avec le Christ douloureux” (203, 206). Pourquoi pas : “l’amour des hommes pour lesquels Jésus a offert sa vie” ?

Au terme de la quatrième semaine, il y a la magnifique “contemplation pour obtenir l’amour” (230-237). Mais il s’agit “de l’amour et du service de sa Divine Majesté” (233), non de l’amour du prochain. L’admirable prière : Sume et suscipe (234) ne comporte aucune mention de la charité envers autrui...

Chaque fois donc, le même étonnement et, je l’avoue, la même déception. Répondre à l’appel de Jésus et l’imiter de plus près, n’est-ce pas (surtout pour ceux et celles qui ont une vocation apostolique), “donner sa vie pour ceux qu’on aime”, “aimer les autres comme Jésus les a aimés”, comme l’a fait le bon Samaritain ? Pourquoi, dans les mystères de la vie du Christ Notre Seigneur (262-312) aucune méditation n’est proposée sur cette parabole essentielle, ni sur celle du jugement dernier (Mt 25,31-46) ? Et pourquoi dans celle sur Jean (13,1-30), Ignace relève-t-il que Jésus y donne “un exemple d’humilité” (289), ce qui est vrai, mais n’ajoute pas : “et de charité”, ce qui est encore plus vrai ? Et ainsi de suite. Étonnement aussi de constater qu’Ignace recommande au cours de la seconde semaine la lecture de l’ Imitation de Jésus-Christ (100) avant celle des évangiles. L’Imitation est un manuel de piété destiné à des personnes appelées à une vie retirée, non à la vie apostolique...

Et si Ignace avait raison ?

Réfléchissant alors, dans un second temps, à ce que, dans un premier, je considérais comme une lacune regrettable, chaque fois je finissais par me dire : “Et si Ignace avait raison ?” Comment se fait-il que les Exercices spirituels tels qu’ils sont, sans retouches, ont inspiré tant et tant de vocations apostoliques, et les ont motivées, purifiées, orientées, soutenues, avec une efficacité extraordinaire ? Le génie d’Ignace est justement là. Car il y a un dévouement au service d’autrui et il y en a un autre. Le vrai, celui dont Jésus a donné l’exemple, et qu’il a enseigné, nous le verrons encore plus loin, n’est pas n’importe quelle forme de dévouement. Mais seulement celui qui est le fruit de l’humilité et de l’amour du Seigneur. Alors seulement, il est charité, agapè, don de l’Esprit Saint. Il y a beaucoup de contrefaçons de la charité. Il y a des services d’autrui et des œuvres sociales qui sont des manœuvres de domination, ou de séduction en vue d’un profit ou d’un intérêt égoïste. Elles n’ont rien à voir avec la charité. Et toutes ces contrefaçons se rejoignent par la base : elles sont inspirées, consciemment ou inconsciemment, par l’orgueil, la cupidité ou la volonté de puissance. Le contraire de l’humilité.

Contribuer à faire naître une vocation apostolique, et l’orienter, commence et doit commencer par l’enraciner dans la pauvreté et l’humilité. Sinon, on construit sur le sable. Telle est la logique de l’Évangile qu’Ignace a si bien comprise.

L’Imitation de Jésus-Christ

La meilleure tradition chrétienne confirme cette logique. Nous ne lisons plus l’ Imitation de Jésus-Christ. Jadis, non seulement dans nos maisons de formation, mais même dans nos postes de mission les plus actifs en Afrique, on en lisait un numéro après chaque repas de midi et du soir. Étrange pratique, nous semble-t-il aujourd’hui. Je viens de relire, de bout en bout, les quatre livres de l’ Imitation. Impression de dépaysement et de malaise. À chaque page, on retrouve les thèmes suivants, inlassablement repris : renoncement, humilité, amour très fervent envers Jésus, mais Jésus seul, paix intérieure, liberté du cœur, consolations et désolations, regrets de ses péchés... Rien, ou presque, sur l’amour du prochain ou le souci apostolique. Au contraire : on est invité à ne pas s’intéresser à ce qui se passe dans le monde, à limiter autant que possible les contacts avec les gens du dehors, à se méfier des hommes...

Et pourtant, pendant des générations, nos fondateurs et nos supérieurs estimaient que la lecture de ce livre, si intimiste, si peu apostolique, devait être bienfaisante à des hommes et des femmes qui avaient consacré leur vie au service du prochain selon une option de charité évangélique... Et si, eux aussi, avaient raison ?

La Règle de saint Benoît

Remontons encore plus haut. Relisons la Règle de saint Benoît. Ici, d’une manière très claire, le lien entre humilité et charité envers autrui est bien rappelé. Benoît veut “établir une école du service du Seigneur” (Prologue). Au chapitre 4, il propose les “instruments des bonnes œuvres”. Fidèle à l’Évangile, il met en tête de ces soixante-quatorze instruments, ou sentences de vie, l’amour de Dieu et l’amour du prochain (1, 2). Et résumant tout : “Ne rien préférer à l’amour du Christ” (21). Les instruments qui précisent la manière concrète d’aimer le prochain sont nombreux (8, 9, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 22, 23, 26, 29, 30, 31, 32, 65, 66, 67, 68, 70, 71, 72, 73). Mais pour Benoît, comme pour tous les maîtres spirituels chrétiens, le fondement de tout, c’est l’humilité. Il en parle au chapitre 7, le plus long de la Règle, “sommet de la doctrine spirituelle de saint Benoît” (Antoine Dumas), qui en signale dix degrés ou formes concrètes.

En conclusion : “Ayant donc gravi tous ces degrés d’humilité, le moine parviendra bientôt à cet amour de Dieu, qui, parfait, chasse dehors la crainte.” Et cet amour de Dieu engendre nécessairement l’amour du prochain. La Règle de saint Benoît n’a-t-elle pas inspiré des missionnaires d’une envergure extraordinaire : les Grégoire, Willibrord, Boniface. ?

Et nous aujourd’hui ?

Le discours sur l’humilité n’est plus à la mode. Je me souviens que dans les années soixante paraissait une Introduction à la vie spirituelle écrite par un théologien de haut niveau. Ce livre était destiné à remplacer le manuel, épuisé et estimé désuet, de Théologie ascétique et mystique de Tanqueray. J’avais lu cette “Introduction” avec beaucoup d’enthousiasme et de profit. Or voilà qu’une recension parue dans une revue, sous la signature d’un jésuite, faisait remarquer, non sans étonnement, qu’aucun chapitre de ce gros livre ne traitait de l’humilité... Cela m’avait beaucoup frappé, et... refroidi. Un autre souvenir, plus lointain encore, remonte à ma mémoire. Une année après mon entrée au séminaire, je rencontrai un prêtre pour qui j’éprouvais la plus grande admiration, et qui n’avait pas peu contribué à l’éclosion de ma vocation missionnaire. Je lui fis part de la découverte que je venais de faire de l’importance de l’humilité dans la vie chrétienne. Je lui dis : “Pourquoi ne nous avez-vous jamais parlé de l’humilité pendant nos années de collège ?” Il me répondit qu’il y avait des vertus plus importantes à développer chez les jeunes que l’humilité... La générosité et l’esprit de service par exemple. Cela ne m’avait guère convaincu. La célèbre sentence de l’Abbé Huvelin adressée à Charles de Foucauld : “Jésus a tellement choisi la dernière place que jamais personne n’a pu la lui ravir”, m’invitait à penser le contraire.

Dans les années septante, le merveilleux petit livre du P. Varillon, L’humilité de Dieu, fut accueilli avec enthousiasme par le public chrétien. Mais l’auteur aurait-il connu un pareil succès littéraire s’il avait écrit un autre petit livre intitulé “L’humilité du chrétien” ? Nous voulons bien d’un Dieu humble. Mais avons-nous autant d’attrait et d’empressement à prendre l’humilité comme l’objet de nos désirs et de nos projets ? Estimons-nous nécessaire, pour nous, dont la vocation est apostolique, d’être des hommes et des femmes vraiment humbles ? Avons-nous introduit ce mot quelque part dans nos Constitutions ? Pourtant, nous l’avons déjà dit, sans l’humilité, notre dévouement au service du prochain ne sera jamais cette Charité que l’Esprit Saint répand dans nos cœurs.

Le Nouveau Testament

Puisque cela ne semble pas aller de soi, évoquons rapidement quelques textes du Nouveau Testament. Marie est “l’humble servante” (Lc 1, 48). Elle chante : “Dieu élève les humbles” (1,52) (Martin Luther précise : “Dieu n’élève que les humbles”). Jésus est “doux et humble de cœur” (Mt 11,29). “Dieu révèle ses secrets aux petits” (Lc 10,21). “Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite” (Lc 13,24), cette porte par laquelle seuls les petits et les enfants peuvent passer, car “vous n’entrerez pas dans le Royaume des deux si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants” (Mt 18, 3). Et le plus grand est celui qui s’abaisse, (18, 4). “Va à la dernière place” (Lc 14,10), car “qui s’élève sera abaissé et qui s’abaisse sera élevé” (Lc 14,11 et 18,14). “Nous sommes des serviteurs inutiles” (ou “de rien”) (Lc 17,10). “Ce qui est élevé aux yeux des hommes est en dégoût aux yeux de Dieu” (Lc 1615). On connaît la parabole du pharisien et du publicain (Lc 18, 10-14).

Les Actes évoquent l’humilité de Jésus (8,33) et celle de Paul (20, 19). Celui-ci proclame : “Aimez ce qui est humble” (Rm 12,16). “Dieu console les humbles” (2 Co 7,6). “Soyez toujours humbles, doux et patients” (Ép 4,2). “Humbles les uns à l’égard des autres” (Ph 2,3), comme Jésus-Christ qui s’est abaissé, (2,7) s’est humilié (2,8). “C’est pourquoi vous devez vous revêtir de bonté, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience” (Col 3,12.) “Dieu s’oppose aux orgueilleux mais il donne sa grâce aux humbles” (Jc 4,6 et 1 P 5,5). “Abaissez-vous devant le Seigneur, il vous élèvera” (Jc 4,10). “Aimez-vous comme des frères, soyez bienveillants et humbles les uns à l’égard des autres” (1 P 3,8). Vous tous, “revêtez-vous d’humilité pour vous servir les uns les autres...” (1 P 5,5). “Humiliez-vous sous la main puissante de Dieu afin qu’il vous élève au moment fixé” (1 P 5,6).

Le Cœur de Jésus

Mais nous ne voyons pas encore, à partir de ces textes, pourquoi cette humilité est un des fondements nécessaires de la vocation apostolique et missionnaire, fondement sans lequel le dévouement pour autrui ne serait pas celui de la charité.

Par contre, cela devient évident lorsque nous contemplons le Cœur de Jésus, l’Envoyé du Père, le premier et le modèle unique, insurpassable de tout apôtre.

En Jésus, trois “pentes” de son cœur résument tout ce qu’il a désiré, voulu, aimé, choisi, dit et fait :

  • D’abord,la pente de l’humilité. La toute première démarche qu’il a faite pour sauver l’humanité et élever les hommes à la dignité de fils de Dieu, c’est de s’abaisser, de s’humilier, de se faire le serviteur, de se faire petit, de se faire pauvre. On connaît les textes. Tout a commencé ainsi, tout doit commencer ainsi. À cette option de kénose, Jésus sera fidèle à chaque étape de sa vie. Le lavement des pieds de ses disciples en est le paradigme splendide, proposé à notre imitation.
  • Ensuite,la pente de l’amour envers son Père. “Voici, je viens pour faire ta volonté.” “Ma nourriture est d’accomplir la volonté de celui qui m’a envoyé...” “Oui, Père... tel est ton bon plaisir.” “Non ma volonté mais la tienne.” “Il faut que le monde sache que j’aime le Père...” : ces textes sont dans toutes les mémoires.
  • Enfin,la pente de l’amour des hommes. “J’ai pitié de cette foule.” “Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à l’extrême.” “Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis...” “Il nous a aimés et s’est livré pour nous”. “Il est mort pour tous...” Et ainsi de suite.

Ce qu’il faut remarquer ici, c’est que cet amour des hommes dérive des deux premières “pentes” : l’humilité et l’amour du Père. Il est donc impensable qu’un disciple de Jésus puisse aimer son prochain, et puisse entreprendre une action apostolique chrétienne valable, si sa charité n’est pas fille d’une humilité semblable à celle de Jésus.

Seul l’humble peut vraiment aimer le prochain.

La charité chrétienne est humble, ou elle n’est pas. L’humilité chrétienne est charitable, ou elle n’est pas.

Ainsi l’ont pensé les hommes apostoliques les plus éminents.

  • “Saint Vincent de Paul insiste d’une façon extraordinaire sur la nécessité de la vertu d’humilité. Lui-même en a porté la pratique à un degré qui a surpris ses contemporains... Il est persuadé que l’humilité est la source directe de toutes les vertus, qu’elle est à l’origine immédiate de tous les biens... De même que le Christ est au centre de sa perspective dogmatique, l’humilité est l’effort préféré de son ascèse”.
  • Saint Jean Bosco ne pense pas autrement. Il se dit lui-même “humble serviteur” : “C’est là probablement son expérience spirituelle la plus profonde”. Aux salésiens, le fondateur recommande de “s’humilier en tout et toujours quand il s’agit de sauver les âmes”.
  • Charles Lavigerie, le fondateur des Missionnaires d’Afrique et des Sœurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, leur écrit : “La charité ne suffit pas. Il faut qu’elle soit fondée, et avec elle toutes les vertus, sur l’humilité”. “L’humilité est le fond de tout, et sans elle, vous ne pourriez que marcher à de grandes chutes”.

Retour à Ignace

Ignace avait donc raison. Les disciples de Jésus qui veulent “se signaler en tout au service de leur Roi éternel et Seigneur universel, non seulement s’offriront tout entiers à la tâche” (97), non seulement ils peineront avec lui (Jésus) (95), ou pour lui (96), mais ils voudront l’imiter “en supportant toutes injures, tout opprobre et toute pauvreté” (98), car “par ces choses s’acquiert l’humilité et par elle toutes les autres vertus” (146).

De ces vertus, la Charité est évidemment la plus haute, de sorte que dans le motif qui nous fait aimer davantage les personnes pour qui nous nous dépensons, “Dieu resplendisse” (338). Car cet amour “découle d’en Haut, de l’amour de Dieu” (184). Seul le cœur humble accueille en lui cet amour. Seul il est capable d’aimer les hommes comme Jésus les a aimés.

Paroisse NDOGUINDI
B.P. 210 MOUNDOU, Tchad

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