Un périodique unique en langue française qui éclaire et accompagne des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée.

Leçons de Dom Jean Leclercq

Camille Dumont, s.j.

N°1994-6 Novembre 1994

| P. 393-400 |

“Leçons”, propose le titre de cet hommage à Dom Jean Leclercq. À prendre le mot dans le sens le plus noble qui soit, c’est effectivement tout un enseignement spirituel que nous avons reçu, au fil des ans, dans les contributions de Dom Leclercq à notre revue. En faire mémoire sera ici notre merci à celui qui, maintenant, est tout entier - telle est notre espérance - à l’“opus” éternelle dans la stabilité accomplie de la louange.

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Dom Jean Leclercq, homme de livres ou témoin vivant des valeurs de vie spirituelle ? [1].

Homme de livres, il l’était certes. Impossible, sans une énorme érudition, d’écrire toutes les études critiques qu’il a livrées à l’imprimerie ! Encore ne fournissait-il pas en cela ce qu’on appelle parfois malignement un “travail de bénédictin”, sous-entendant que cet héroïque labeur ne sert qu’au plaisir de l’un ou l’autre spécialiste de métier.

Grand voyageur - en dépit ou à cause de sa vocation de moine - il a été un témoin actif de son temps. Son caractère extraverti, son entregent, son art de la communication et jusqu’à sa rotondité [2], lui donnaient de butiner partout ce qui est bon, valable, utile à l’esprit... et sanctifiant.

Humanisme et eschatologie

Pour moi, la personnalité spirituelle de Jean Leclercq, depuis que j’ai lu, voici trente-cinq ans, “L’amour des lettres et le désir de Dieu”, se distingue en ceci : un accord fondamental et parfaitement consonant de ces deux harmoniques que sont la parole et la vie, la lettre et l’esprit, "“a grammaire et l’eschatologie”, ou encore inversement “le culte et la culture, l’expérience et la littérature”, tout ce qui fait la polarité spirituelle du sujet et de l’objet [3].

On ne résume pas le livre, mais on peut en donner une idée. Les moines furent, en Europe occidentale, les premiers humanistes. L’humanisme n’est rien d’autre qu’un travail permanent en vue de situer l’homme (le chrétien) dans le cadre épanouissant de sa nature. Les Pères du désert travaillaient pour s’occuper, triompher de l’acedia et gagner honnêtement de quoi vivre. Le travail des monastères, mieux organisé, devint ensuite une véritable promotion écologique, sauvegardant le patrimoine de la vie au milieu du désordre féodal. Les moines étaient aussi les gardiens des lettres, créant le classicisme du XIIe siècle (plus fécond que le suivant) et préparant déjà la modernité. Mais “l’amour des lettres” ne se cultive pas dans la bibliothèque mortellement structuraliste du Nom de la rose. Une seule Écriture, en effet, réassume et promeut toutes les lettres. Gardée vivante dans la lectio divina, elle est capable de faire naître une société où les pauvres trouvent un havre et où les intelligences s’ouvrent à tout l’humain. Saint Benoît n’est-il pas reconnu comme patron de l’Europe ?

Cependant cet humain est celui qu’a assumé le Verbe de Dieu. Il est promis à la gloire : c’est là sa fin (son eschaton) dans l’échange trinitaire. Le Christ réunira tout le créé pour l’offrir en hommage à la souveraineté du Père. Tel est le mouvement, et tel est le terme vers lequel chacun aspire : “désir de Dieu” qui ne s’apaisera même pas dans l’éternité, mais trouvera son comble dans la joie d’être submergé par la splendeur inaccessible du « toujours plus grand ».

Ce qui, pour Jean Leclercq, inspirait les moines est encore vrai de nos jours, mais l’horizon s’est considérablement élargi :

Moines et moniales, jadis, dans les villes et dans les campagnes, ont eu parfois le quasi-monopole de la culture. Cette situation est dépassée : des organismes, académiques et autres, mis en place par la société, assurent désormais cette fonction... Mais cette situation nouvelle accroît leur responsabilité quant à la contribution religieuse, et spécifiquement contemplative, qu’ils doivent apporter au nouvel humanisme qui a commencé de prendre figure sous nos yeux... cet humanisme est sorti du cercle des disciplines littéraires et artistiques, pour entrer dans celui, plus vaste, de la recherche scientifique, technologique, anthropologique, politique... Il ne peut plus se limiter à l’étude de l’une des cultures du passé... Humanisme à base de relations internationales, intercontinentales et interraciales, et qui, à cause de cela, comporte une dimension politique, une commune recherche de la paix, de la justice et de la liberté...

Et voici la dimension eschatologique. Si l’humain éclate dans une extension qui le dilate presque à l’infini, où découvrira-ton ce qui fait sa constance dans l’histoire et son unité dans l’être ? En quoi subsiste donc l’identité de l’homme ? Qui nous le dira sinon, de nouveau, Celui-là qui a pris notre forme d’humanité ?

Les religions, éminemment la nôtre, ont leur mot à dire en cette quête de l’identité humaine, car celle-ci comporte une orientation vers un au-delà que philosophes et savants ne peuvent qu’entrevoir... Le nouveau dilemme consiste, pour chacun de nous, à devenir mondial, vivant à l’unisson de la terre, aux dimensions de l’univers, assumant toutes les richesses de toutes les cultures, tout en découvrant notre moi le plus vrai, le plus intérieur, en l’amenant à se révéler à Dieu pour que lui-même se révèle à nous...

C’est moi qui souligne pour faire ressortir les deux pôles. Il s’agit de tout assumer de l’humain dans un grand désir de se reposer enfin bien au-delà dans le cœur de Dieu. Vu dans la modernité, le thème de base est toujours présent, qui met en harmonie “l’amour des lettres” et le “désir de Dieu”.

Quand il eut atteint sa quatre-vingtième année, Jean Leclercq signait volontiers ses lettres familières en accolant à son nom le sigle O.O. Ce n’est pas qu’il eût renoncé à sa vocation bénédictine. Il se rangeait simplement dans “l’Ordre des Octogénaires”. Je ne crois pas non plus qu’il faisait cela par pur goût de la plaisanterie. Il voulait vivre déjà effectivement dans l’eschaton, mettant en pratique avec joie ce qu’il avait enseigné :

Désirer la vie éternelle avec une grande concupiscence spirituelle : ce précepte de saint Benoît vaut pour tous, mais d’une façon spéciale pour les vieillards... Uniquement orientés vers l’avenir, Anne et Siméon prophétisent, non en annonçant l’avenir, mais en découvrant Dieu dans le présent... Qu’est-ce, essentiellement, qu’être et rester jeune, sinon participer à l’éternelle jeunesse de Dieu... Garder, comme Dieu, parce que l’on essaie de tout voir à travers son regard, le sens du jaillissement, de l’étonnement, de l’admiration.

Pervenies, tu parviendras”, tel est le dernier mot de la Règle. L’eschaton n’est pas ce qui achève tout, mais ce qui ne cesse d’arriver dans l’éclosion toujours rajeunie de l’Esprit.

Trois valeurs de vie consacrée

Le rapport dynamique de l’humanisme à l’eschatologie constitue le nerf de la vie chrétienne, et donc aussi de toute consécration religieuse. Passons maintenant aux données institutionnelles. On sait que l’état de profession des conseils évangéliques ne concerne pas la structure hiérarchique de l’Église (Lumen Gentium, 44), mais reflète sa vie et sa sainteté.

En bon bénédictin qu’il était, Dom Leclercq connaissait parfaitement les trois valeurs magnifiquement concrétisées par la Règle de saint Benoît : contemplation ou “société sainte” et consonance de l’esprit avec Dieu dans la louange, paix ou communion du cœur avec le prochain, travail ou service plein d’abnégation dans la mission d’établir le monde selon l’harmonie voulue par Dieu [4]. Ces trois valeurs, qui ne sont pas exclusivement bénédictines, demeurent essentielles à toute vie consacrée. Elles s’inscrivent, en effet, directement dans la définition de l’Église, et reproduisent exactement les traits de la personnalité divino-humaine du Christ. Montrons-le brièvement.

L’Église est une réalité beaucoup trop riche pour qu’on en donne une définition. Trois termes sont de plus en plus fréquemment employés aujourd’hui pour en cerner l’essence : l’Église est mystère, communion et mission. Un verset des Actes des Apôtres (Ac 2,42) transpose dans le concret ces trois données en décrivant la discipline de vie des fidèles attachés de tout cœur à l’enseignement des apôtres (mission), à la communion fraternelle (communion), à la fraction du pain et aux prières (mystère sacramentel).

Si l’Église est telle, c’est en prolongement de la réalité même de Jésus - comme le corps est informé et construit par la tête. Origène, qui a tant influencé la spiritualité médiévale, exposait en développant la notion de mysterion la triple dimension personnelle du Christ/personne divine engendrée du Père dans le mystère consubstantiel du Dieu trine ; mais personne en deux natures, dont l’humanité est en communion parfaite avec la nôtre et avec tout l’univers, puisque par lui “tout a été fait” ; et enfin (ce qu’on oublie trop souvent) “deuxième” personne, caractérisée comme Verbe-parole, devenant dans ce monde “exégète” du Père (Jn 1,18), ayant mission de le manifester, car qui “le voit, voit le Père” (Jn 14,9).

Ces trois valeurs, dont la vie religieuse veut aussi être le signe vivant dans le monde, sont donc incontournables. Mais elles ont une fluidité telle qu’on peut les moduler à l’infini (à la différence précisément de la structure hiérarchique dans l’Église). Après l’expansion des monastères, les mendiants, les chanoines et les clercs réguliers, de multiples ordres et congrégations leur ont donné des figures originales. Et c’est même là une des merveilles de l’Esprit que de faire proliférer tant de formes diverses, axées pourtant sur les mêmes valeurs de base. Or que devient tout cela aujourd’hui ?

En parcourant le vaste monde, Dom Leclercq avait l’expérience de toutes ces originalités. Et, comme bien d’autres, il se préoccupait de discerner quelles inventions nouvelles pouvaient aujourd’hui prendre le relais, sans rien préjuger pour autant de la permanence des fondations anciennes. Avec son mélange d’érudition historique et de finesse intuitive, il écrivait en 1986 après avoir participé à plusieurs réunions et colloques :

... l’émergence de nouvelles formes de vie religieuse coïncide généralement :

- avec des périodes de ferveur enthousiaste analogues à ce qu’on a appelé récemment le renouveau charismatique ;

- avec des tendances et des institutions cherchant à promouvoir la non-violence, la paix, dans un pays ou entre plusieurs autres, à la manière du « pacifisme » d’aujourd’hui ;

- avec un désir de retourner vers la nature et d’en défendre la valeur comme le font, de nos jours, des écologistes....

Ces quelques lignes susciteraient bien des réflexions. J’en ferai deux, en me mettant dans la perspective du prochain Synode.

- Premièrement, les vocations religieuses naissent dans des milieux culturels déterminés et souvent ambigus. Car le Seigneur appelle non pas des “purs”, mais des personnes de tout bord, avec leur histoire concrète et leur mentalité plus ou moins dégagées des ambiances du temps. Or, qu’on le veuille ou non, aucune époque n’est jamais indemne de toute idéologie. Il suffit de penser à la foule des missionnaires, hommes et femmes, qui se sont donnés à Dieu dans la période que l’on a presque honte aujourd’hui d’appeler colonialiste ! L’ancienne Action Catholique elle-même, qui fut un terrain idéal de vocations sacerdotales et religieuses, n’était pas exempte non plus de toute tendance idéologique (que l’on pense à la théologie du laïcat qui, à cette époque, n’avait pas encore trouvé sa vraie formule). Mais les idéologies peuvent avoir du bon : le tout est de les purifier. Loin de moi donc l’idée d’en faire la critique ! Cependant, puisque Dom Leclercq y fait allusion, en percevant clairement les “signes du temps”, je suggère que l’on y regarde d’un peu plus près, afin de rejeter le pire et de garder, en le convertissant, le meilleur. Dans l’extrait ci-dessus, il est parlé de pacifisme et d’ écologie : tels sont sans doute aujourd’hui les nouveaux lieux de discernement. Et cette tâche est nécessaire. Qui fera que le pacifisme soit une communion vivante des cœurs, c’est-à-dire plus qu’une simple non-violence ? Comment le respect de la nature n’en restera-t-il pas à la protection des sites et des espèces, mais deviendra une vraie mission d’épanouissement de tous les hommes et de tout l’homme (cf. la notion de “développement” dans la doctrine sociale de l’Église) ?

- Ma seconde remarque veut simplement suggérer dans quel sens doit aller la réponse aux deux questions que je viens de poser. Seule une vie, où l’on entre pleinement dans la contemplation du mystère, purifiera les intentions humaines. L’appel eschatologique vient de plus loin que la sécurité de notre monde terrestre ; serait faux prophète et s’engagerait mal dans la mission quiconque ne se maintient pas constamment sous la mouvance de l’Esprit Saint.

Bref, seule une vie où l’on entre pleinement dans la contemplation du mystère purifiera de toutes les idéologies. Certes, il existe de nombreux héros du pacifisme et de l’écologie, du développement ou de la libération : on les admire. Mais Damien De Veuster, que déjà les média du XIXe siècle magnifiaient comme un héros, écrivait trois ans avant sa mort : “Sans la présence de notre divin Maître dans ma petite chapelle, jamais je n’aurais pu lier durablement mon sort à celui des lépreux”. En projetant de béatifier le Père Damien, le pape a simplement reconnu que l’héroïsme est un don que Dieu peut faire à un homme faible. Mais cet homme priait.

En conclusion, prévenons un malentendu et relançons le thème de l’espérance, vertu d’ici-bas tendue vers l’eschaton.

Lisant certaines réactions aux Lineamenta du prochain Synode, il m’est arrivé une fois ou l’autre de me sentir inquiet devant telle critique, insinuant que ce document s’inspirait trop uniquement de la vie contemplative ou monastique. Il y a probablement ambiguïté dans le vocabulaire (dans la critique, peut-être aussi dans les Lineamenta). Ne confondons pas vie de contemplation et vie cloîtrée ! Si la contemplation est la plus haute des activités religieuses - dont la vie monastique a pour tâche spécifique, en effet, de donner le signe au monde [5] - elle est nécessairement aussi la plus essentielle des valeurs pratiquées par toute personne vouée à Dieu, quel que soit son statut canonique. La contemplation n’est pas un moyen de salut ou de perfection, c’est une “fin en soi”. Si le “désir de Dieu” demeure l’intentionnalité de toute vie chrétienne et religieuse, c’est d’abord dans la contemplation qu’on l’exerce. Il serait impensable qu’une personne consacrée ne mette pas la contemplation au centre de sa vie et au sommet de son expérience spirituelle... mais rien n’empêche d’être, comme on l’a dit selon un mot bien frappé, “contemplatif dans l’action”.

C’est sans aucun doute cela qui doit ressortir aussi clairement du Synode. Ainsi qu’on le notait dans un récent numéro de Vie consacrée : « Finalement, le Synode aura sans doute comme première tâche de rappeler à la vie consacrée, et singulièrement à la vie religieuse sous toutes ses formes, ce qui semble pour l’heure quelque peu effacé : son être devant Dieu » [6].

Pour saluer une dernière fois sa mémoire, je laisserai à Dom Leclercq en personne le soin de nous rappeler l’espérance. Ayant toujours sous les yeux notre époque moderne, il écrit : “Notre temps, comme tous les autres, est propice à l’attente, et celle-ci est occasion de confiance en Dieu. L’Esprit nous convie tous à l’espérance” [7]. Qu’avec toute l’Église, le P. Jean prie maintenant pour nous et nous garde dans la paix du Christ !

Boulevard St Michel, 24
B-1040 BRUXELLES, Belgique

[1Jean Leclercq, o.s.b. est décédé à l’âge de quatre-vingt deux ans, le 27 octobre 1993. Durant seize ans, il avait été un membre actif du Conseil de rédaction de Vie consacrée. On veut évoquer sa mémoire dans les pages qui suivent. Plusieurs extraits des articles qu’il donna à la revue entre 1970 et 1990 s’y trouvent repris (en petit texte). Ce sera encore une manière de profiter de ses leçons.

[2Cf. « Éloge de la rotondité », dans Collect. Cisterciensia 52 (1990), 86-88 : « la rotondité est le symbole de ce qui est un, unifié, unifiant’ ». Avec un certain humour, les responsables des Collectanea déclarent que l’article a été publié sans la permission de son auteur.

[3J. Leclercq. L’amour des lettres et le désir de Dieu. Initiation aux auteurs monastiques du moyen âge. Paris, Cerf, 1957 (2. éd. inchangée, 1990). Cf. recension dans Nouvelle Revue Théologique 80 (1958), 103. La persistance de cette thématique se manifeste par exemple, en 1974, dans l’article “Problèmes et orientations des contemplatives aujourd’hui”, Vie Consacrée, 1974, 94-103, où l’on traite d’une “mise en question et une réinterprétation des rapports existant entre ce qu’on peut désigner, pour simplifier, comme foi et culture” (art. cit., 94).

[4Ces trois rouages essentiels sont si bien au cœur de la vocation de Dom Leclercq, qu’ils reviennent sous sa plume, avec un automatisme quasi-naturel, par exemple en parlant du témoignage rendu par les moines et les moniales : amour absolu reçu de Dieu et restitué à Dieu, renoncement, solidarité universelle (cf. “Monachisme urbain...”, art. cit., 171).

[5Il est vrai que les articles que Dom Leclercq a écrits se situent à peu près toujours dans la ligne “monastique”. Quatre titres dans Vie Consacrée contiennent les mots : contemplatives, monachisme, vie monastique. Mais ces termes ne doivent pas donner le change. Dans “L’amour des lettres...”, quand il est question de théologie “monastique” par exemple, il ne s’agit pas d’une théologie qui serait spécifique des monastères, mais de l’unique et authentique théologie d’Église telle que les moines la pratiquèrent (cf. Nouvelle Revue Théologique 1992, 889-895). De même, la spiritualité “monastique” ne signifie pas un statut de vie : c’est l’unique et authentique spiritualité de l’évangile (avec ses trois valeurs de base) selon la modulation particulière que lui donnèrent les moines et les moniales. On comprend que, moine lui-même, J. Leclercq ait communiqué son expérience selon sa vocation propre. Mais tout le monde peut en tirer profit.

[6Noëlle Hausman, « Sur l’état général de la vie religieuse », dans Vie Consacrée 66, 1994, 102-104. Cit. 104.

[7“Nouvelles formes...” art. cit., 112.

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