Un périodique unique en langue française qui éclaire et accompagne des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée.

Éditorial

Vies Consacrées

N°1988-1 Janvier 1988

| P. 5-6 |

L’année qui s’achève fut celle du Synode sur les laïcs, de l’encyclique Redemptoris Mater et de l’instruction Donum vitae sur le respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation. L’année mariale qui a commencé à la dernière Pentecôte verra la célébration du Millénaire du baptême de la Russie, avec l’immense espoir que la conjoncture internationale fait lever, à l’Est comme à l’Ouest. En d’autres lieux du globe, la vie consacrée poursuivra sans doute le chemin de croix de tout un peuple, comme c’est déjà le cas au Liban, tandis qu’ailleurs se tournera vers elle l’espérance des pauvres, comme aux Philippines à présent. Et nous savons que ce sont là deux figures de passions, de combats spirituels et d’épreuves de la foi dont le nombre, le secret et l’enfouissement échappent de beaucoup aux mesures humaines.

Avec sa direction renouvelée, avec les nouveaux membres de son Comité et de son Conseil, notre Revue cherchera, en 1988 encore, à servir la cause de la vie consacrée, selon les priorités qui sont les nôtres depuis déjà longtemps : le souci d’une réflexion théologique sur la vie religieuse et apostolique, qui nous paraît fondamental ; les questions de pauvreté, en Europe et ailleurs, hors desquelles nous construirions sur du sable ; l’interrogation éthique, au début et à la fin de la vie humaine, qui ne peut nous trouver sans voix ; l’intérêt pour les mouvements dans l’Église, avec les formes nouvelles de vie consacrée qui en surgissent et qui nous questionnent aussi. À tous ces points de vue, nous tenons à soutenir la communion des consacrés avec les évêques, condition d’une nouvelle évangélisation de nos cultures et de nos cœurs.

Depuis la parution du nouveau Code, la Revue a également voulu proposer des contributions et des consultations canoniques à ses lecteurs ; nous poursuivrons cet effort d’édification ecclésiale. Nous chercherons aussi à augmenter et à diversifier nos recensions bibliographiques, en reprenant par exemple la chronique d’Écriture Sainte que nous avions dû suspendre il y a deux ans : l’Écriture n’est-elle pas notre premier lieu de ressourcement ? Nous avons, de plus, décidé d’offrir tous les deux ans un important subside au jeune auteur dont le travail, sous forme d’article ou de livre, contribuerait considérablement à la théologie de la vie consacrée ; de tels engagements apostoliques nous paraissent en effet à honorer et nous en reparlerons. Enfin, la Revue cherchera, à travers les membres de son Comité de rédaction, à être davantage présente aux rencontres importantes de la vie consacrée d’une région ou d’un continent ; nos lecteurs éloignés nous informeraient opportunément de ces événements.

La vie consacrée constitue, aux dires du Concile Vatican II, un don que Dieu fait à l’Église pour la joie de tout le Corps du Christ : puissions-nous, chacun à notre manière, servir la mission salvifique de l’Église et embellir l’Épouse du Christ de notre constante et humble fidélité (Cf. Lumen gentium 43 et 46).

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