Un périodique unique en langue française qui éclaire et accompagne des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée.

Bulletin bibliographique sur l’intelligence de la foi

Jean Delcuve, s.j.

N°1974-6 Novembre 1974

| P. 361-369 |

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La foi, œuvre en nous de l’Esprit Saint, ouvre nos yeux aux réalités invisibles ; sa lumière nous permet de découvrir Dieu au cœur des réalités humaines. Elle définit une existence « singulière », s’enracinant dans une « histoire », une « révélation ». Elle appelle un « engagement », un « oser croire » fondé sur une crédibilité ; elle demande à être vécue « au fil des jours », dans la liberté et l’espérance, car elle contient une espérance. Elle présente un aspect « doctrinal », un ensemble de « vérités », mais elle a aussi son aspect « subjectif », sa manière d’être accueillie par un chacun. Elle a ses épreuves, ses combats. Une femme, la Vierge Marie l’a vécue en plénitude : elle est à jamais le modèle des croyants. C’est à la lumière de la foi que l’on peut recevoir quelque intelligence des « mystères », tel celui de l’Eucharistie ; c’est elle qui éclaire les « voies » spirituelles.

Nous trouverons tel ou tel de ces aspects exposés dans les treize volumes que nous ont envoyés les Éditeurs.

Existence et éternité [1] est un petit livre d’une exceptionnelle qualité, d’une rare densité de pensée. Sa lecture, qui réclame un effort, ou mieux sa méditation contribue remarquablement à l’intelligence de la foi en ouvrant nos yeux à ce qui demeure « invisible » au seul regard humain. Dans cet invisible nous découvrons l’éternité présente au temps de notre existence. Cette ouverture à l’invisible est l’œuvre en nous de l’Esprit Saint, dont la lumière intérieure remplit nos yeux et les fait dépasser leur « myopie » habituelle.

Dans cette clarté de l’Esprit, nous voyons comment le présent de l’histoire est « le lieu permanent de la rencontre avec le Dieu vivant », de sa rencontre dans les hommes et dans les événements. Non seulement, en effet, Dieu est intervenu un jour dans notre histoire, mais « il ne cesse d’y venir ». « Le temps de sa venue est le temps d’aujourd’hui, comme il sera le temps de toujours, (car) tout le déploiement de la temporalité et de l’histoire est comme le voile sacramentel de la venue de Dieu » (cf. p. 109). Ainsi le Dieu vivant, dans la Trinité des Personnes, apparaît comme ce qu’il y a de plus réel, de plus actuel dans notre histoire, et l’accueil de Dieu, la docilité vraie à l’Esprit, comme la source du véritable « accomplissement » de l’homme, comme ce qui donne « sens » à son action et comme la portée éternelle de celle-ci. Dès lors, la présence au monde du disciple du Christ doit laisser transparaître « la sainteté du Christ dans l’Esprit de Dieu ». Aussi est-il plus essentiel, pour le disciple du Christ, de « se renouveler dans l’attention contemplative au mystère du salut, dans la présence sanctifiante du Seigneur et de son Esprit que de chercher à s’informer avant tout de l’actualité événementielle afin d’agir sur elle » (p. 128-129). Dans la clarté de cet invisible présent, le livre de Fernand Guimet enclôt, comme le note justement le P. Henri de Lubac dans son Avertissement, « toute la synthèse catholique, telle que notre temps, au milieu du chaos des opinions et des recherches, a besoin de la voir et de la sentir pour ne rien laisser perdre de sa valeur éternelle » (p. 9). A lire... et à relire.

« À tous les niveaux, constate l’auteur de La singularité chrétienne [2] dans l’Avant-Propos de son livre, les chrétiens sont en quête de leur identité. En quoi diffèrent-ils de tant de leurs contemporains avec lesquels ils partagent les mêmes soucis, traversent les mêmes épreuves ou mènent les mêmes combats », aux grands idéaux desquels ils vibrent ? Qu’a donc d’original, de spécifique la foi chrétienne ? Telle est la question à laquelle R. Marié répond avec beaucoup de pertinence. Il le fait à partir de certains courants de recherche « qui ont dominé la théologie depuis la dernière guerre mondiale » (p. 7). Il est ainsi amené à aborder différents problèmes : la démythisation, les rapports du « Jésus historique » à la foi, l’herméneutique ou question du « sens », la sécularisation totale, le christianisme « athée » (?), l’adoration de l’avenir. Avec clarté et précision, il expose l’essentiel de ces mouvements de pensée, souligne leurs aspects positifs, indique leurs points faibles. Ils aboutissent à ce que l’auteur appelle « un christianisme sans visage ». Nous sommes dès lors invités à redécouvrir les traits distinctifs du visage du christianisme. Celui-ci est une religion historique : « il définit une foi essentiellement fondée sur l’histoire, sur une révélation qui non seulement est donnée dans l’histoire, mais qui est elle-même une histoire,... qui se déploie dans le temps... et qui culmine dans une personne et un destin historiques » (p. 124). Il s’inscrit dans des réalités concrètes, dans des « figures », signes de la foi : communauté structurée, sacrements, Écriture canonique, vérité dogmatique. Il est enfin principe d’une « expérience », d’un « jugement ». La foi chrétienne place le croyant sous le jugement de Dieu tel qu’il s’est manifesté en Jésus-Christ. Elle lui permet de se situer dans ses rapports à Dieu et au monde. – Un livre de réflexion ouverte et franche qui permet de retrouver « la singularité chrétienne ».

Voici maintenant deux livres qui ont pour but de nous montrer le caractère « intelligent » de l’acte de foi tout en nous invitant à l’engagement qu’il réclame. La perspective du premier est plus universelle, celle du second, plus particulière.

Sous le titre Oser croire [3], c’est une véritable ontologie chrétienne que Joseph Augereau nous présente. Il la développe en s’appuyant constamment sur le réel, « où se trouvent unies les données de la science et celles de la révélation », en alliant, sans les confondre, « une ontologie de la nature et de l’homme, incluant la visée suprême de notre raison, l’Absolu divin, et une ontologie de la foi, laquelle consiste dans l’effort ultime de la réflexion théologique pour concevoir et exprimer tout ce que nous pouvons saisir du mystère chrétien ». C’est cette totalité qu’il nomme « ontologie chrétienne » (p. 12).

L’ouvrage se partage en quatre parties : Dieu, l’homme dans l’univers, l’au-delà, Jésus-Christ et l’Église. C’est donc tout l’ensemble du donné humain et chrétien qu’abordent ces pages. Nous ne pouvons suivre l’auteur dans le détail de son exposé, fort bien conduit. Toutes les grandes questions y sont envisagées avec intelligence et probité : connaissance de Dieu et de la révélation qu’il nous fait de lui en Jésus-Christ ; origine et fin de l’homme ; problèmes du mal, de la liberté ; la mort, fin absolue ou commencement ? que se passe-t-il après elle ? les perspectives de la foi ; Jésus-Christ, sa personne, sa vie, son message ; l’Église, etc.

La réflexion à laquelle nous convie Joseph Augereau nous fait entrevoir l’intelligibilité de la foi, sa cohérence intime, son bienfondé. A notre époque de crise de la foi, Oser croire nous aide à la raffermir, en percevant mieux sa vérité et sa bonté, en redécouvrant les perspectives qu’elle nous ouvre. L’intelligence de la foi nous dispose à l’engagement de foi. – Une « ontologie chrétienne » de valeur.

Frappé par l’indifférence religieuse de beaucoup de jeunes, l’auteur de Oser croire au royaume des deux [4], qui fut directeur d’un grand collège, entreprend de rechercher « les axes d’un enseignement religieux valable pour notre temps ». Il mène sa réflexion personnelle en dialogue avec enseignants et enseignés. C’est le fruit de ce travail qu’il nous livre dans ces pages.

Pierre Renard constate que la crise religieuse qui débute avec la Renaissance trouve un terrain de choix dans notre culture, où la connaissance certaine est identifiée à la connaissance scientifique. Dès lors, il s’agit d’analyser celle-ci afin d’en discerner l’exacte portée. Or cette analyse nous fait découvrir – comme le note Mgr Albert-Louis Descamps, résumant la démarche intellectuelle de l’auteur – « au cœur même du résultat des sciences – sciences exactes ou sciences humaines – une sorte de foi qui ne veut pas dire son nom » (Préface, p. 7). Il y a un réel qui ne se réduit pas au monde de la science : « celui, par exemple, de la liberté, du bonheur, de l’amour, de la solidarité, celui, en général, du monde des valeurs. De par son mouvement profond, l’intelligence nous entraîne vers la reconnaissance d’un Dieu transcendant, elle débouche sur une ouverture à Dieu, un accueil de Dieu ». A ce point de son étude, Pierre Renard nous présente la bonne nouvelle de Dieu se révélant en Jésus-Christ. Il analyse les grandes lignes du message chrétien, délimite la valeur des signes qui en fondent la crédibilité. Ainsi placée face au monde de l’incroyance, la foi redécouvre ses raisons de croire : nous avons de bonnes raisons de croire au royaume des cieux.

En terminant, l’auteur consacre quelques pages à l’éducation de la foi. Davantage qu’un enseignement de vérités à croire, l’éducation doit être un apprentissage de la vie de foi. Plus que de professeurs, notre monde a besoin de témoins de la foi.

Voici maintenant deux livres d’approfondissement de la foi par « intériorisation » de celle-ci. On retrouve en chacun d’eux les qualités habituelles de leurs auteurs : sens du Christ et de l’Église, sûreté de doctrine, clarté de l’exposé, connaissance des problèmes contemporains.

La foi au fil des jours [5] : elle doit se vivre dans le quotidien de nos existences, éclairant de sa clarté les situations concrètes dans lesquelles la Providence du Père nous place, les appels qu’il nous adresse. Elle doit progressivement nous transformer intérieurement et vivifier nos comportements extérieurs face aux « pressions » du milieu. Pour être ainsi opérante, elle réclame un « climat », elle impose des exigences.

C’est pour nous aider à pareille vie de foi que le Cardinal Garrone a écrit ce nouveau livre, dont la majorité des chapitres « sont vraiment nés au fil des jours ». Il nous apprend à « fréquenter » notre âme, à nous mettre à l’écoute de Celui qui seul a les paroles de la vie éternelle, à tout voir dans l’unique lumière : Notre-Seigneur Jésus-Christ, à tout ramener à ce seul centre.

De cette foi, il nous redit les exigences, les conditions de croissance. Il dépiste nos équivoques, nos ambiguïtés et nous rappelle les dangers qui la menacent. Surtout, il nous en montre les sources permanentes : l’Esprit Saint, le Christ ressuscité, l’Évangile, l’Eucharistie, l’Église des saints, la présence partout du Seigneur.

Liberté et espérance [6] nous le montre, le progrès chrétien consiste à « aller de l’avant dans la foi, l’espérance et la charité, personnellement, et à aller de l’avant pour édifier le royaume du Christ, avec l’Esprit » (p. 7). Pareil progrès requiert une conversion personnelle toujours plus radicale, une fois grandissante qui s’épanouisse en témoignage apostolique, une vie vécue dans la lumière du Christ et la docilité à l’Esprit. Le but de ces pages est de ranimer, de fortifier en nous ce désir de progrès, de nous rendre attentifs à ses conditions afin que nous les réalisions dans la liberté et la véritable espérance.

Deux parties. I. « La libération avec le Christ dans l’Esprit ». L’auteur y étudie la nature de la libération que le Christ Sauveur et l’Esprit opèrent en nous et le rôle de l’Esprit dans la conversion. Puis il nous montre en Marie « la chrétienne adulte » par son oui libre à l’Esprit et la plénitude de sa foi. – II. « L’espérance dans la vie de l’Église ». La mission de l’Église est essentiellement une mission de foi et d’espérance. L’Église doit témoigner de sa foi et rendre raison de son espérance. De la nature de sa mission découle la manière dont chacun doit la servir selon sa vocation propre. Un appel à la sainteté termine ce beau livre.

Le mystère de l’espérance [7], de J. Galot, vient à son heure, car si l’Église connaît une crise de la foi, elle connaît aussi une crise de l’espérance. Beaucoup se demandent si l’Église, vu ses échecs, porte vraiment en elle l’espérance de l’humanité. Et pourtant l’espérance est fondamentale au christianisme : elle « constitue une manière d’être qui influe sur tout le comportement » du chrétien (p. 20). Il importe donc d’en redécouvrir le véritable sens, de pénétrer à l’intérieur du mystère de l’espérance : tel est le dessein de l’auteur.

Réfléchissant sur l’espérance chrétienne, il nous la montre comme une « qualité », une « dimension » de l’être chrétien, comme engageant « la personnalité dans une attitude qui favorise au maximum l’avènement de ce qu’elle espère » (p. 25). Elle est en même temps attente d’un avenir meilleur et valorisation du présent, « parce que l’éternité bienheureuse ne se prépare que dans l’aujourd’hui » (p. 39). Dieu est tout à la fois celui qui est la source, celui qu’on espère et celui en qui on espère. Dans l’espérance le Christ a un rôle à jouer : il est le fondement de notre espérance, notre présent, notre avenir, l’espérance de la gloire. En trois beaux chapitres, l’auteur nous montre la relation à l’espérance chrétienne de l’incarnation, de la rédemption et de la résurrection. Puis il examine le rôle de l’Esprit dans l’espérance. Il est, en particulier, espérance de vérité totale et de charité. Et la Pentecôte apparaît comme une « explosion d’espérance ». Enfin, J. Galot étudie l’espérance dans la vie de l’Église et dans la vie de tout chrétien. Signalons plus spécialement les notations de l’auteur sur la fausse et la vraie espérance, sur les yeux de l’espérance, sur une morale de l’espérance, toute tendue vers une possession plus complète du Royaume (cf. p. 131). – À conseiller.

Connaître le christianisme [8] expose « quelle vérité le christianisme enseigne aux hommes et à quelle vie il les entraîne » (p. 9). L’auteur y rappelle « des vérités que l’homme peut connaître par l’expérience et la raison », mais que l’Église incorpore dans son enseignement « parce qu’elles sont le fondement sur lequel il repose » (p. 10) et les vérités que nous devons à une révélation de Dieu. Exposé clair, écrit pour la première fois il y a quelque vingt-cinq ans, ce petit livre garde, dans cette quatrième édition, la forme d’un manuel, qui était celle de la première édition.

Autour de ma foi [9] réunit deux ouvrages du P. Auguste Valensin. Le premier nous livre son témoignage de croyant, les pensées intimes qui furent les siennes dans son engagement de foi, ses raisons de croire, ses propres réponses aux questions qu’il se pose. Le Père nous fait part de « son dialogue avec lui-même ». A cause de sa qualité, ce témoignage personnel demeure éclairant pour notre vie de foi.

Le second opuscule Initiation catholique se présente, selon les mots mêmes de l’auteur, « comme un abrégé de la doctrine chrétienne, une sorte de catéchisme élémentaire destiné directement à initier l’adulte cultivé en vue de son admission dans l’Église » (Préface). Il garde aujourd’hui encore sa valeur. Et les chrétiens eux-mêmes peuvent y retrouver, y méditer l’essentiel de leur foi.

Emmanuel Renault note dans son Introduction à L’épreuve de la foi [10] : « Pour un chrétien convaincu, la mise à l’épreuve de sa foi est toujours une expérience redoutable ». Dans la vie de Thérèse de Lisieux, elle apparaît comme « le test suprême de sa petite voie » : voie de la confiance et de l’amour, de la petitesse et de l’abandon. Ce test, Thérèse l’a réussi. Et cette réussite nous garantit la vérité et la bonté de sa petite voie.

Après avoir situé l’épreuve de foi de Thérèse dans le contexte de la maladie qui la minait, l’auteur analyse, avec prudence et modestie, la nature de cette épreuve : elle consiste principalement en pensées de doute contre la foi. Quel comportement adopte-t-elle face à ces doutes ? Elle les combat vaillamment « en adoptant tour à tour ou simultanément quatre « systèmes » de défense : résistance sans concession, tactique de fuite – c’est-à-dire refus de discuter avec son adversaire –, affirmation de sa foi, abandon à Dieu » (p. 44).

Le P. Renault s’interroge alors sur la signification de cette épreuve. S’appuyant sur les textes de Thérèse elle-même, il nous montre fort bien comment celle-ci fut pour elle un chemin de pacification de sa foi, de son espérance et de sa charité, un chemin aussi d’élargissement de son sens apostolique. Mais il y a plus. L’épreuve de foi de Thérèse apparaît – nous l’avons noté – comme le test suprême et la garantie de sa petite voie. Dès lors nous pouvons nous engager sans crainte d’illusion sur la voie qu’elle nous a ouverte. Elle considérait cette épreuve comme « une grande grâce ». Dans le dessein de Dieu sur nous, nos épreuves de foi le sont aussi. Le combat de Thérèse demeure une lumière pour les nôtres.

Dans l’ordre de la foi, Marie est incontestablement la première. Elle est le modèle de la foi de l’Église comme de chacun des disciples de son Fils. Aussi sa foi éclaire-t-elle la nôtre. Plus profondément encore, notre foi doit participer de la sienne.

Dans Ce que croyait la Vierge Marie [11], Monseigneur Théas nous fait contempler cette foi de Marie à partir des textes de l’Évangile. Son livre est une invitation à la prière : prière de contemplation, d’admiration, de désir pour que Marie nous donne part à sa foi. La contemplation de la foi de Marie est éminemment propre à resourcer et vivifier la nôtre. – Simple et priant.

« Ma chair pour la vie du monde [12] » : l’Eucharistie est le « mystère de la foi ». C’est par la foi qu’on y accède. Face à ce mystère, nous expérimentons les impuissances de la raison et l’insuffisance de ses explications. Et pourtant ce mystère ne cesse de solliciter de nous un effort humble et aimant d’intelligence, qui projette quelques clartés sur lui sans le supprimer.

Dans le langage simple qui est le sien, René Voillaume nous rappelle la nécessité primordiale de l’attitude de foi. Son éclairage, il le demande à la foi même de l’Église, à la continuité de sa foi durant vingt siècles, et à la personne du Christ ainsi qu’à ses paroles. Car l’Eucharistie est « une création du Christ ». C’est donc d’abord en la replaçant dans la clarté de la personne de Jésus et de son enseignement qu’il nous faut chercher la lumière qui l’éclaire. Au terme de son livre, il nous dit ce que doit être la foi des croyants pour qu’ils s’ouvrent à toutes les dimensions du mystère eucharistique.

En 1949, le P. Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus publiait Je veux voir Dieu [13] et, l’année suivante, Je suis fille de Dieu. Ces deux ouvrages retraçaient l’itinéraire spirituel de Thérèse de Jésus en commentant son chef-d’œuvre Le livre des demeures ou Le château intérieur. Le premier volume s’attachait surtout à décrire les premières étapes de l’oraison et de la vie spirituelle, tandis que le second abordait, en ordre principal, les degrés supérieurs, montrant en particulier comment l’union intime de l’âme à Dieu la rendait participante de son amour pour les hommes et la disposait à être un parfait instrument de l’Esprit. L’ensemble constituait un véritable traité de l’oraison et de la vie spirituelle à la lumière des enseignements de Thérèse de Jésus, éclairés ou complétés au besoin par ceux de saint Jean de la Croix et de sainte Thérèse de Lisieux. La qualité de l’œuvre l’imposa, d’emblée, à l’attention de ceux et celles qui étaient à la recherche de vrais maîtres spirituels. Fort heureusement, les Éditions du Carmel nous présentent ces deux volumes réunis en un seul, aisément maniable et soigneusement imprimé sur papier bible. Les éditeurs ont ajouté une table analytique qui groupe et ordonne autour de mots-clés la doctrine spirituelle contenue dans ces pages. L’utilisation de ces richesses spirituelles en sera grandement facilitée. – Toujours à recommander.

St.-Jansbergsteenweg 95
B - 3030 HEVERLEE, Belgique

[1F. Guimet. Existence et éternité. Coll. « Intelligence de la foi ». Paris, Aubier, 1973, 20 x 13, 136 p.

[2R. Marlé. La singularité chrétienne. Coll. « Christianisme en mouvement », 16. Tournai-Paris, Casterman, 1970, 20 x 13, 182 p.

[3J. Augereau. Oser croire. Coll. « Cahiers et documents ». Paris, Éd. S.O.S., 1974, 20 x 14, 334 p.

[4P. Renard. Oser croire au royaume des cieux. Gembloux, Duculot, 1973, 21 x 13, 166 p., 200 FB.

[5Card. G.-M. Garrone. La foi au fil des jours. Paris-Fribourg, Éd. Saint-Paul, 1974, 18 x 14, 240 p., 26 FF.

[6Card. A. Renard. Liberté et espérance. Paris, Éd. S.O.S., 1974, 21 x 14, 142 p.

[7J. Galot, s.j. Le mystère de l’espérance. Coll. Vie spirituelle et vie intérieure. Paris, Lethielleux, 1973, 19 x 14, 144 p., 15 FF.

[8J. Daujat. Connaître le christianisme. 4e éd. Paris, Téqui, 1969, 21 x 14, 108 p., 12 FF.

[9A. Valensin. Autour de ma foi. Dialogues avec moi-même. Suivi de : Initiation Catholique. Paris, Aubier, 1973, 18 x 11, 206 p.

[10E. Renault, o.c.d. L’épreuve de la foi. Le combat de Thérèse de Lisieux (avril 1896 - 30 septembre 1897). Paris, Éd. du Cerf et Desclée De Brouwer, 1974, 20 x 14, 128 p., 15 FF.

[11P.-M. Théas. Ce que croyait la Vierge Marie. Tours-Paris, Marne, 1974, 18 x 12, 224 p., 16,50 FF.

[12R. Voillaume. « Ma chair pour la vie du monde ». Coll. « Épiphanie ». Paris, Éd. du Cerf, 1974, 20 x 14, 80 p., 12 FF.

[13Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, o.c.d. Je veux voir Dieu. Nouv. éd. La Plesse (Avrillé), Éd. du Carmel, 1973, 19 x 12, 1150 p., 57 FF.

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