Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Aux alentours de Pâques, il est bon de relire avec Pierre Piret, s.j., professeur émérite de théologie dogmatique à l’I.É.T de Bruxelles, les débuts de l’Évangile selon saint Luc, qui mettent en évidence l’intervention et la présence de l’Esprit Saint.
Continuant ses lectures évangéliques, Pierre Piret nous invite, en ce temps pascal, à suivre pas à pas, selon saint Marc, la trajectoire de Jésus et des siens, de la barque aux pains partagés. Beaucoup de choses restent à comprendre quant au temps passé à l’écart, au pain unique donné en abondance, à la patience qui guérit.
Sur la question du charisme, une distance critique peut être nécessaire. Un exercice exigeant auquel s’essaie frère Joachim, de Tibériade, membre du Conseil de rédaction de Vies Consacrées, en lisant de près Le Dieu pervers de Maurice Bellet.
Professeur de théologie dogmatique et membre de notre Comité de rédaction, le père Pierre Piret propose une traversée de la deuxième étape de l’évangile de saint Luc. Sur les chemins de Palestine, Jésus faisait route, en ouvrant à une attente qui s’accomplirait à Jérusalem. C’est bien la vie de l’Église en mouvement qu’on peut reconnaître dans les paraboles qui parsèment le texte.
Adressé d’abord à un groupe de vierges consacrées, cette réflexion d’un jésuite expert en spiritualité et ami de notre revue, conduit avec une rare pertinence aux sources évangéliques et historiques d’une vocation qui apparaît ici dans sa complémentarité avec toutes les autres.
Mais oui, « les pauvres sont nos maîtres ». Normalien et vicaire de paroisse, François Odinet, désormais docteur en théologie du Centre Sèvres, y poursuit par son enseignement et ses recherches sur l’expérience spirituelle des pauvres – ceux-là même dont Jésus lui aussi a appris, comme en témoignent les rencontres de la Cananéenne et de Bartimée, longuement méditées.
Une retraite proposée en Lituanie, où fut célébrée la première fête de la Divine miséricorde, nous offre sous la plume de sa prédicatrice de passer la porte de la foi avec saint Thomas, qui voulut mettre la main dans le côté de Jésus. Retournant à cet apôtre prophète, la méditation restitue les fulgurances de la tradition du Corps blessé qui éclairent aussi le deuxième dimanche de Pâques.
Il arrive qu’un théologien relise le deuxième évangile en clé liturgique. À la question centrale de Marc, le temps ordinaire répond dès le commencement : c’est Jésus, Christ et Fils de Dieu. Le temps du Fils de l’homme qui va vers son Père se fait, au fil des rencontres de la férie, temps du Seigneur du ciel et de la terre présent depuis les apôtres à nos cheminements derrière lui.
Le Pape François interpelle souvent les chrétiens en les invitant à « sortir » pour annoncer à tous la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Mais « aller aux périphéries humaines ne veut pas dire courir vers le monde sans direction et dans n’importe quel sens. » Alors que les Évangiles synoptiques donnent un contenu clair et direct à la mission apostolique et évangélisatrice, le Quatrième Évangile apporte une autre lumière, très profonde, qui aidera bien des communautés plus contemplatives à vivre avec leur grâce propre ce « dynamisme de la sortie ».
Relisant le texte bien connu des noces de Cana, l’auteur médite sur la vocation de la « première femme de l’Évangile », la mère de Jésus, qui « se fait servante du repas des noces, et devient mère des fils du peuple » nouveau : la vocation d’épouse et de mère de toute femme s’annonce ainsi.
Le Christ couvrant de son silence l’humiliation de la femme adultère ; le Fils livré au silence du Père sur la croix : telles sont les deux faces de la mansuétude divine qu’un jeune théologien nous donne à considérer. Ainsi,le silence chrétien apparaît comme un lieu fondamental d’éveil et d’engagement et la liberté humaine peut s’accorder à l’œuvre discrète de l’Esprit.
L’Abbé général des Chanoines Prémontrés, méditant sur les icônes de la Samaritaine et du Samaritain proposées par le Congrès international de la vie consacrée en 2004, y joint la scène d’Emmaüs. Trois éclairages bibliques qui permettront de réfléchir à la combinaison, propre à chaque forme de vie consacrée, de ces trois éléments fondamentaux que sont la contemplation, l’action et la communion.