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Il y avait un jardin

Du jeudi saint au dimanche de la résurrection

Marie-Laure Choplin Anne Ducrocq Laurence Nobécourt

Il arrive que la poésie se fasse théologie, et que la chanson des mots en dise plus que les énoncés dogmatiques. À l’approche de Pâques, trois femmes se penchent, « avec leur foi et leurs subjectivités » sur le Triduum pascal, faisant entendre, « ensemble et séparément », une parole personnelle (p. 8-9). C’est d’abord Laurence Nobécourt, écrivain et poète, qui dit, « dans la langue de France », en une quarantaine de pages lyriques, le « Jeudi ou l’Escalier d’or » (« Voilà donc que Lui se rendit au jardin/où les oliviers poussent/avec les siens dont il prédit la chute/et la nôtre avec elle... »). Puis Anne Ducrocq, écrivain et journaliste, qui se fait, en prose, « Disciple du Grand Vendredi », quand la Parole se tait et n’est plus que « oui » ; alors le disciple du Vendredi découvre sa part sombre, se laisse réquisitionner, ne déserte pas, accueille sa part féminine (« Jean et Marie n’ont pas déserté »), s’ouvre à la miséricorde, étreint sa faiblesse – des pages scintillantes. Après que « Samedi s’endure le silence » (quelques pages signées des trois auteurs), Marie-Laure Choplin, auteure et animatrice d’ateliers de vie spirituelle, dans un retour à la prose lyrique, nous conduit vers « Dimanche, abandonnés à l’amour » : « la brèche que sa vie a creusée n’est pas remblayée par sa résurrection, mais prolongée, élargie... il l’ouvre encore ». Oui, « il y avait un jardin », comme dit le titre, et c’était au pied de la croix (p. 171). Mais « pourquoi ce corps jardinier, ce corps pèlerin, ce corps passant » nous abandonne-t-il ainsi à notre vie si grande. À notre vie sans mesure ? (p. 135).

Mots-clés Pâques Art

Salvator, Paris, février 2024

177 pages · 17,00 EUR

Dimensions : 13 x 20 cm

ISBN : 9782706726354

9782706726354

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