Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
4 bte 1 rue GraféBE-5000 NamurBELGIQUE
En praticien attentif de l’histoire contemporaine et en connaisseur parfaitement documenté des mouvements d’idées et de doctrine dans l’Église catholique, Pierre Sauvage nous offre ici, dans une première partie, une présentation très complète de ce qui a été, d’abord, la reconnaissance à Vatican il de l’exigence prophétique inhérente au charisme de la vie religieuse, et de ce qui a été, ensuite, son lien intrinsèque avec la promotion de la justice et le dialogue avec les cultures. La deuxième moitié de l’article peut alors montrer comment cette prise de conscience mondiale (fortement marquée, il est vrai, par les ordres et congrégations d’Amérique latine) avait préparé la prise en considération, dès les années 1996-1997, du phénomène économique de la mondialisation ultra-libérale du marché. Jean-Paul ii, dans Vita consecrata, n’écrivait-il pas : « A notre époque caractérisée par la mondialisation [...] les instituts internationaux ont une responsabilité particulière d’entretenir le sens de la communion [...] » ? Quelles réponses ont été données à cette interpellation ? Les présenter, qu’elles soient d’Europe occidentale, d’Afrique ou d’Amérique latine, n’est pas se glorifier, tant s’en faut, mais reconnaître que « la tâche [...] est loin d’être terminée ». Est-ce là un « kairos » pour la vie consacrée ? Cet article est en partie le fruit d’un exposé présenté lors d’un séminaire international sur le thème « Les catholiques et la mondialisation » qui a eu lieu les 8 et 9 décembre 2001 au Centre Tricontinental, Louvain-la-Neuve (Belgique). Les exposés qui y ont été présentés peuvent être consultés sur le web à l’adresse suivante : www.catholics-and-globalization.org.
Les noms de Dom Marmion, cardinal Mercier, père Adolphe Petit, cardinal van Roey, l’abbé Jacques Leclerc... ne nous sont certes pas inconnus dans le domaine de la spiritualité (en régime francophone) et ils ont été des étoiles de première grandeur au ciel de la vie sacerdotale et religieuse (Qui ne s’est nourri du Christ, vie de l’âme ?). Ce sont les moments de l’évolution de la spiritualité, en particulier sacerdotale, au xix e siècle en Belgique que détaille avec une précision et une documentation sans faille ce texte précieux pour l’histoire du clergé en Belgique. Cette rétrospective, qui se clôt au seuil de Vatican II, demanderait une autre étude ; que s’est il donc passé après... ?