Dans le contexte d’une société et d’une Église en transformation, comment parler des vœux ? Quel sens peuvent-ils avoir dans le contexte contemporain ? Sans doute sont-ils eux-mêmes pris dans ces transformations. Peut-être nous engagent-ils, davantage, à vivre une transformation [1]. Il ne s’agira pas ici de parler des vœux l’un après l’autre, mais plutôt de considérer la vie religieuse en tant qu’expérience existentielle : une expérience existentielle qui consiste à la fois à être enraciné et à être exposé, à être affecté et agissant. Car être enraciné dans le Christ signifie se laisser affecter par la Parole, de façon à être affecté par le monde, par les rencontres, par les joies et les malheurs, comme le Christ l’est lui-même. Si les vœux sont une mise en forme de la suite du Christ, alors ils sont une façon d’être exposé – comme le Christ s’est exposé à la chair du monde par (...)