Un périodique unique en langue française qui éclaire et accompagne des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée.

Editorial

Vies Consacrées

N°2007-2 Avril 2007

| P. 0-0 |

Temps de printemps et temps pascal se répondent pour la joie des esprits et des cœurs…

Temps de printemps et temps pascal se répondent, dans l’hémisphère Nord, pour la joie des esprits et des cœurs. Un important congrès de l’Union internationale des Supérieures générales se prépare à Rome ; d’autres colloques s’achèvent, comme celui qui vient de nous retenir à Lubumbashi ; des anniversaires précieux s’organisent cet été, notamment celui qui célébrera les cinquante ans du retour des jésuites au Viêt Nam… Partout l’Église prie, travaille, espère, se réjouit — « et nous aussi », comme le répétait dans ses homélies sur les lettres de Paul, l’illustre Jean Chrysostome.

Nous ouvrons ce numéro sur le texte d’une conférence donnée par le père V. Brocanelli, o.f.m., durant le récent congrès d’évangélisation de Bruxelles (Bruxelles-Toussaint 2006), une ville choisie par tous les Franciscains, Mineurs, Conventuels et Capucins, pour préparer leurs jeunes missionnaires au rendez-vous des cultures ; on lira comment la rencontre de François avec le Sultan demeure l’archétype de la mission franciscaine aujourd’hui. La méditation du père J.-M. Glorieux, s.j. découvre ensuite dans le « vœu » des Psaumes, la clé d’une expérience décisive de l’Évangile, telle que l’exercice ignatien du Règne la fait demander — comment l’homme pourrait-il, sans s’accorder au choix gratuit de Dieu, garder vive l’écoute de la Parole jusqu’à la fin ?

Former les chrétiens d’Europe à témoigner de l’espérance chrétienne suppose, nous rappelle avec la tradition orientale Michelina Tenace, une libération des passions par l’ascèse, cette apatheia qui rend l’homme bon : or, « dans la recomposition de l’unité se manifeste la beauté ». Lorsque les institutions semblent épuisées, la force de l’Esprit peut inspirer les chrétiens à prophétiser l’invisible et l’impossible, à devenir créateurs d’un style de vie transfiguré, divinisé, où se manifeste la venue du Royaume donné dans le Christ.

Paradoxalement, c’est la question de la mort qui semble hanter nos sociétés, en particulier dans les difficiles questions des limites de l’âge et de la maladie. Le docteur Marie Frings nous offre une rigoureuse analyse des différences entre « consentir à la mort » ou la « provoquer », dans le cas particulier des alimentations artificielles. L’ouvrage qu’elle a écrit sur le sujet permettra d’approfondir encore la vigueur de son propos.

Nous achevons avec une lettre du père G. Nossent (†) écrivant à l’un de ses paroissiens lettre sur le sujet délicat et bien peu traité de la Providence de Dieu. Coauteur du fameux Ces inutiles… propos sur la vie religieuse (Duculot, Gembloux, 1962), philosophe prometteur et déjà réputé (voir Joie, souffrance et vie morale, Museum Lessianum, DDB, 1968), le destinateur s’est livré entièrement aussi bien au service paroissial qu’à celui des gens du voyage, partageant jusqu’à sa mort leurs conditions de vie et leur habitat — toute une métaphore de l’écrit que nous publions.

Ce numéro compte, comme les autres livraisons de l’année, quatre-vingt pages (au lieu des septante-deux habituelles). Nous en profitons pour fournir de nombreuses notes de lecture rendant compte des publications que nous ont confiées les éditeurs et que les recenseurs ont pris la peine de nous présenter. Toute une bibliothèque s’ouvre ainsi devant nous, si nous voulons poursuivre… Bonne lecture !

« Vies consacrées »
24, bd Saint-Michel
B-1040 Bruxelles

Dans le même numéro