Un périodique unique en langue française qui éclaire et accompagne des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée.

Réflexion sur la formation dans la vie religieuse

Marie-Ancilla, (Sœur)

N°1997-4 Juillet 1997

| P. 257-264 |

Les deux parties de cet article, tout pétri d’expériences vives et chaleureuses, indiquent bien la double préoccupation à laquelle se doit d’être attentive toute formation à la vie religieuse : structuration humaine et chrétienne, structuration “religieuse” par intégration des structures de l’ordre. Cela semble aller de soi. Mais trop de maladresses sont encore sous nos yeux pour ne pas prêter attention aux remarques si judicieusement proposées.

Comment aider des jeunes à cheminer vers l’épanouissement de leur vocation ?

Ma réflexion part de l’expérience. Elle s’appuie donc sur un terrain limité, mais elle touche des questions qui dépassent l’horizon d’une moniale, comme des contacts variés ont pu me le faire constater. D’où l’idée d’en faire un article pour partager avec d’autres.

Donc à la source : des jeunes qui viennent facilement au monastère pour poser des questions, demander à travailler un point de la vie chrétienne qui leur fait difficulté. D’autres cherchent comment sortir de l’angoisse, comment discerner leur vocation, comment se mettre debout, comment unifier de multiples cours de doctrine qui leur semblent sans lien avec la vie, etc.

Les questions qui sont l’occasion de la prise de contact sont variées, mais les origines géographiques ne le sont pas moins (Europe, Asie, Afrique). Le fait d’être à Lourdes y contribue probablement pour une grande part. La situation familiale est aussi fort diverse : elle va de la famille unie au père inconnu, en passant par des parents divorcés. Les conséquences des blessures provoquées par l’expérience prématurée de la dureté de la vie s’étend sur une large gamme : de l’échec scolaire et de la dépression à la drogue, l’homosexualité, des tentatives de suicide, l’alcool, pour les cas un peu extrêmes. Les conséquences en sont diverses : incapacité de prendre une décision, manque de confiance en soi, volonté affaiblie, régression psychologique, difficulté dans les relations, absence de conscience morale, suite d’enthousiasme et de dépression, incapacité de durer, tristesse, immaturité affective, impulsivité incontrôlée, fortes colères, complexe d’infériorité.

Mais une constante : l’angoisse, qui presque toujours a conduit à la consultation d’un psychiatre ; ce qui ne fait qu’aggraver la situation, car se trouver seul face à soi-même est une pente vers le désespoir. Comment assumer la vérité de ce que peut contenir le cœur humain dans la solitude que crée l’objectivité scientifique de la médecine, sans ressentir l’angoisse ? Avoir le regard fixé sur soi, sur le passé, ne peut guérir ; ce qui est en cause, c’est une recherche du salut. Ce qui me frappe le plus c’est de constater à quel point des jeunes sont proches de Zachée, de Marie-Madeleine, de l’aveugle-né, du paralytique de la piscine de Bézatha. Leur expérience prématurée du creux qui habite le cœur de l’homme les rend avides du salut, plus ou moins consciemment. Pourquoi leur parler psychologie et tromper leur attente ?

Les jeunes qui viennent d’un milieu chrétien et qui apparemment ne connaissent pas ces difficultés, n’en sont souvent pas indemnes, bien que les manifestations plus cachées puissent faire illusion. Des jeunes religieux ou religieuses, ayant perdu leurs points de repère, après un essai de vie religieuse, sont parfois dans une situation semblable. Suffit-il de « lire qu’il y a des problèmes psychologiques et que le mariage sera la solution ? Les problèmes psychologiques ne sont-ils pas souvent la visibilité d’une question d’un tout autre ordre ? Peut-on trop vite dire qu’il n’y avait pas vocation ? Les a-t-on vraiment guidés vers l’expérience du salut pendant le temps de formation qu’ils ont passé dans la vie religieuse ?

Ce tableau semblera sombre à certains. Il est pourtant porteur d’une chance : tout n’est pas joué d’avance, il y a place pour une expérience forte, pour une conversion, pour une sortie de soi-même sous le regard de miséricorde de Dieu. Cela transforme la vie. Le drame réel de beaucoup de jeunes dit avec force que le salut apporté par le Christ est d’une surprenante actualité.

Certains de ces jeunes, ayant perçu que Dieu seul a pu transformer leur vie, désirent entrer dans la vie religieuse. Question : est-il possible d’en recevoir certains dans la vie religieuse s’ils en font la demande ? ou faut-il les en dissuader, à cause de leur fragilité ?

Comment discerner ? Comment les aider ? La première chose à faire n’est pas tellement de connaître l’histoire de chacun, de connaître les torts, mais de vérifier le degré de structuration et d’unification, car c’est la condition pour tenir debout et assumer les difficultés qui sont propres à chacun. C’est indispensable pour faire un choix de vie qui soit stable et puisse durer. Il s’agit donc de donner une première formation qui a pour but d’aider à structurer et à unifier les différents secteurs de la vie, au plan humain et au plan de la vie chrétienne, de faire faire l’expérience de l’intériorité, de la guérison que le Christ médecin donne à travers les sacrements, à travers sa Parole. Lui seul peut toucher le profond du cœur, les blessures cachées, pour les guérir.

Cette première structuration et unification humaine et chrétienne est à distinguer de la structuration et de l’unification qui est le propre de la vie religieuse et qui doit se mettre en place au cours du postulat et du noviciat. La seconde est impossible sans la première. D’où la nécessité de vérifier si celle-ci est suffisamment amorcée avant d’envisager une entrée dans la vie religieuse, et de vérifier si elle a été faite, lorsque la vocation est mise en doute après plusieurs années de vie religieuse. Beaucoup de “dérapages” viennent de ce que cette évaluation n’a pas eu lieu au bon moment : la vocation religieuse ne peut donner une coloration propre à une vie chrétienne que si celle-ci est assez solide. Nombre de jeunes professes solennelles n’ont pas une idée claire de la spécificité des étapes qu’elles ont franchies pendant leur formation, et n’ont pas résolu des problèmes qui auraient dû l’être avant le postulat. Est-ce normal ?

Pour saisir la différence entre les deux stades de structuration et d’unification, prenons la comparaison d’une plante. Il faut une certaine composition de la terre pour qu’elle pousse. Quand elle a assez grandi et “pris son identité”, on lui met un terreau et un engrais spécifiques. Il en est de même pour les jeunes. Il faut d’abord leur donner ce qui leur permet de prendre racine et de se développer harmonieusement. Alors seulement on peut envisager de leur donner à assimiler ce qui est propre à la vie religieuse. Sinon au lieu de mener leur développement à maturité, on les pulvérise.

Structuration humaine et chrétienne

Cette structuration se situe à différents registres :

  • Tout d’abord une expérience de la foi qui soit un dynamisme pour la vie. Toute la vie spirituelle porte la marque de la façon dont la foi est vécue. Pour les plus instruits, elle consiste souvent en un ensemble de vérités qu’il faut croire, juxtaposées les unes à côté des autres : la Trinité, l’Église, etc. Il faut toute une pédagogie pour faire passer de ce stade à une entrée dans le monde de Dieu qui devient le milieu vital. Les Pères de l’Église permettent mieux que nul autre de faire cette expérience. Pour qu’un jeune se mette debout, il faut qu’il perçoive, qu’il touche du doigt en quelque sorte, que sa vie a une orientation vers en haut. La désespérance actuelle porte un coup fatal à cette tension du désir et provoque l’effritement de l’énergie qui dynamise l’existence. Concrètement quand les discours ne peuvent plus passer, il suffit de commencer par dessiner une flèche tendue vers le haut pour susciter des questions qui amorcent un embryon de structure. Toute une catéchèse peut démarrer à partir d’une flèche !
  • Autre élément : la “maîtrise de soi” sans laquelle la vie morale et spirituelle est impossible. Il n’est pas rare, pour ne pas dire fréquent, d’entendre des jeunes dire qu’on ne leur a jamais parlé des vertus ! ou s’ils en ont entendu parler, c’est comme d’obligations ennuyeuses et contraignantes, qu’avec raison, ils ont rejetées. L’essentiel est de développer chez eux un attrait pour les vertus qui permettent de ressembler à Dieu. Rien n’est aussi efficace que quelques petites histoires des Pères du désert, où ils ne peuvent pas ne pas reconnaître leur portrait et qui les font rire aux éclats !

Ils apprennent ainsi peu à peu, à l’école des Pères du désert, à rassembler leur énergie au centre d’eux-mêmes pour qu’elle soit disponible (“rassemble mon cœur” dit un psaume). Cette énergie rassemblée, pénétrée de l’énergie de Dieu (la charité), sera à la source de tout, dans la paix qui vient de l’unification. Rassembler son énergie suppose de la détacher de ce qui la disperse ; cela nous plonge dans le combat spirituel, avec au cœur : commencer à faire tomber l’image idéale de soi. Les jeunes disent : comment faire ? Il faut donc le leur apprendre en décomposant ce qui se passe dans le cœur lors de ce combat. Les Pères du désert sont certainement les meilleurs maîtres en la matière pour aujourd’hui. Ils remettent des jeunes debout, et les répercussions sur le physique sont indéniables !

Lorsque ces deux pôles sont en place, une saine relation au réel (relations, travail, affectivité) se met en place. Il faut un temps de vérification à ce niveau, avec la prise en charge de responsabilités dans des conditions exigeantes.

Tout cela prend facilement trois ou quatre ans dans bien des cas ! Car arriver à un minimum de connaissance de Dieu, de soi-même et du réel n’est pas aujourd’hui une évidence. Beaucoup n’en n’ont pas la moindre idée. Les principaux obstacles : le décalage entre le développement intellectuel et l’intégration vitale des connaissances, l’absence de formation morale, l’ignorance des premiers éléments de la connaissance de soi, la confusion sur ce qu’est la liberté, le sentiment d’être soumis à des déterminismes, un recours trop rapide au psychiatre, comme si c’était la solution à tous les maux, une approche morcelée du Mystère, l’habitude de fonctionner avec des casiers pour chaque secteur, un milieu familial déstructuré et déchristianisé, etc.

Pour l’intégration de ces deux pôles, il est indispensable de développer l’utilisation et l’assimilation du langage symbolique. L’urgence se fait sentir pour des jeunes, qui sont passés par l’université, ou qui ont une formation technique : les premiers sont habiles à manier les idées avec une dextérité consommée, même lorsqu’il n’y a aucun poids d’expérience derrière, les seconds sont experts en efficacité. L’effet produit est assez comparable à celui de la drogue. On l’entend dans leur façon de parler. Il faut leur en faire prendre conscience et, par les symboles, réveiller la zone de leur être où peut vibrer une expérience. Cela peut demander des années. Et la plus grande erreur, c’est de continuer à alimenter l’intelligence qui raisonne avec des sujets religieux, sans se poser d’autres questions : cela aboutit à une vie “à deux vitesses”. Il ne faut pas s’étonner que des problèmes surgissent un jour (dépression, doutes, etc.). Ceci est très fréquent dans les noviciats...

Lorsque cette première étape est bien amorcée, la croissance est alors suffisante pour connaître les “lignes de force” de quelqu’un. Il est alors possible de discerner s’il y a vocation religieuse, et pour quel institut.

Mais cette première étape est rarement prise en compte aujourd’hui. On la suppose réalisée quand un jeune se présente pour entrer dans la vie religieuse. Et il n’y a pas de structures prévues pour faire face au problème : tout au plus conseille-t-on un psychiatre, lorsque des problèmes surgissent au cours des entretiens. La formation est donc pensée comme si la structuration et l’unification de base de l’existence étaient réalisées, préparant ainsi des départs inévitables au bout de quelques années. On s’en plaint en disant que les jeunes sont difficiles, fragiles, etc. Pourtant cette fragilité peut bien souvent se transformer en élément positif et devenir, avec une pédagogie adaptée, le point de départ d’une expérience du salut, enracinée dans l’humilité.

Pour parcourir cette étape, il faut un accompagnement spirituel suivi qui demande un assez gros investissement : correspondance, rencontres lors de week-end pour faire des mises au point, répondre aux questions, faire progresser, etc. Il faudrait investir pour ce stade de la formation, antérieur à la formation initiale. Prolonger les étapes de la formation religieuse ne peut en aucun cas servir de remplacement, car il est important que cette étape se fasse hors des structures de la vie religieuse (hors d’une communauté ou du noviciat). Ces structures sont adaptées à une autre étape de la croissance, et sont nocives pour cette première phase. Elles sont perçues comme contraignantes et faussent l’image de la vie religieuse.

Une question : ne faudrait-il pas mettre en place des structures au niveau des divers Ordres qui répondent à ce besoin ? Il serait bon dans bien des cas d’offrir aux jeunes un milieu de vie équilibré qu’ils n’ont jamais connu, en leur proposant de vivre comme oblats ou familiers à l’hôtellerie. Cette vie laïque, dans un cadre de vie chrétienne dont ils n’ont souvent aucune expérience, peut permettre de faire mûrir les vocations. Pour beaucoup, le travail professionnel n’est pas le lieu où cette étape peut se réaliser.

Le discernement d’une vocation doit être attentif à cette question car bien souvent les jeunes sont blessés mais pas cassés. Il suffit de les aider pour qu’ils se remettent debout.

Il est à noter que le problème est le même pour des garçons et pour des filles. Une partie de cette formation pourrait donc être commune.

L’accompagnement, à cette étape pré-vie religieuse, demande à être fait par quelqu’un qui ait non seulement l’expérience de la structuration humaine et chrétienne, mais qui puisse suffisamment l’objectiver pour reconnaître où le jeune en est, ce qu’il est possible de lui demander de faire comme pas, par quoi il faut commencer (c’est différent pour chacun). Il faut une formation et de l’expérience. Il est important de viser au maximum d’objectivité, et de miser le moins possible sur les confidences, qui enferment les jeunes dans leur histoire. Sortir de la subjectivité est un enjeu important. (Cela vaut d’ailleurs aussi pour la suite de la formation).

Structuration “religieuse”, par intégration des structures de l’Ordre

Une évaluation de l’étape précédemment décrite est indispensable avant d’envisager une vie religieuse. Le spécifique de celle-ci est “Tout quitter pour suivre le Christ”. Comment demander à quelqu’un de quitter ce qu’il ne connaît pas ? de se quitter soi-même alors qu’il cherche à exister ? d’assumer de tout quitter alors qu’il y a une recherche pour arriver à déployer des virtualités encore inconnues ? Tenter cette démarche, c’est prendre le chemin de la névrose à plus ou moins longue échéance.

Une fois la première structuration et unification effectuée, diverses étapes vont permettre une structuration au niveau de la vie religieuse et une unification de tout ce qui va être acquis au cours des années de formation précédant la première profession. Comme il s’agit de la mise en place d’une expérience, des cours ne suffisent pas, il faut un dialogue, une formation personnalisée, qui demande à nouveau un gros investissement.

La première étape est celle de la regardante : une jeune vient voir si notre vie est bien l’engrais qui va permettre de développer la plante dont elle a perçu l’originalité. Quelques séjours plus ou moins longs lui permettent de vérifier son attrait, et permettent à la communauté de voir si elle a les aptitudes nécessaires pour faire bon ménage avec sa façon de vivre. La vérification de la structuration initiale est capitale dans le discernement. Bien sûr, l’évaluation de cette première prise de contact sera à approfondir pendant la formation.

Le postulat surtout, mais aussi le noviciat vont continuer ce que l’étape préparatoire a mis en place. Mais leur but est autre, et il est important que le candidat à la vie religieuse le perçoive clairement. Il s’agit d’intégrer l’objectivité de ce que représente le type de vie religieuse choisi ; de faire des richesses de cette famille religieuse, de ses structures, une force dynamisante intériorisée, qui devienne source de l’agir. Sans la première structuration, on aboutit à un mimétisme, ou à l’impression qu’il faut supporter des contraintes artificielles. Une remise en cause suivra tôt ou tard.

Pour que le postulat permette d’accomplir cette intégration, il est indispensable de répondre aux questions que font naître le contact des exigences de la vie du noviciat et une première approche de la communauté. La formation doit donc être centrée sur la prière, la lectio divina (apprendre comment faire concrètement), la liturgie, les difficultés de la vie commune à surmonter - donner une méthode-, le combat spirituel, qui prend un visage particulier dans le nouveau contexte de vie, l’expérience du détachement de bien des choses, etc.

Le noviciat vise à une intégration plus constructive au niveau de la connaissance et de la réflexion. Le programme du noviciat doit être en lien avec la spécificité de l’étape en cours : étude de la Règle et des Constitutions, de l’histoire de la vie religieuse et de la famille religieuse, théologie de la vie religieuse, qui prenne en compte la spécificité propre à chaque institut. Il ne faut surtout pas d’études théologiques de type universitaire. Cela risque de placer l’investissement fourni à un niveau intellectuel, alors qu’il s’agit de structurer une expérience vitale de la vie religieuse capable de porter toute la vie. Le dialogue est important pour vérifier l’intégration et l’unification.

La sœur chargée de conduire les jeunes dans cette étape doit avoir elle-même intégré de façon structurée et unifiante tous les éléments de notre vie. La communication d’une expérience est capitale, car elle permet d’amorcer la mise en place d’une expérience personnelle objective chez les jeunes. Il est indispensable aussi qu’elle ait un discernement formé. L’enjeu est grave car c’est souvent la cause de bien des départs.

Lorsque la novice a appris à intérioriser l’objectivité, a suffisamment cheminer dans la démarche de conversion qui est au fondement de la vie religieuse, il est possible d’envisager la profession. Une professe temporaire apprend à monnayer dans le concret de la vie, avec une large marge de responsabilité, dans la souplesse, tout ce qui a été intégré pendant le noviciat. Début de responsabilité dans la communauté au niveau du travail (ou de l’apostolat), plus grande participation à la vie de la communauté, à la réflexion communautaire, acceptation de la communauté telle qu’elle est sans rêver d’une communauté idéale, accompagnement de la maîtresse des novices avec une fréquence plus espacée.

Il est alors possible de réfléchir à l’expérience : cours plus spécialisés en théologie, patrologie, Écriture sainte, etc.

Au terme de tout ce parcours, la profession perpétuelle peut être envisagée. Elle fait entrer à part entière dans la communauté avec ce que cela comporte de droits mais aussi de service. Elle nécessite de se prendre en main. Elle doit être perçue comme un tremplin qui porte en germe toute la vie.

Conclusion

Il est urgent de prendre en compte les fragilités actuelles des jeunes, pour bâtir la vie religieuse à partir de ce que les jeunes portent en eux d’expérience vécue, souvent dramatique. Aux origines du monachisme, on voit venir frapper à la porte des déserteurs, des voleurs... et l’usage du poison n’était pas inconnu chez les moines issus des peuples barbares. Pourquoi ne pas s’adapter aujourd’hui encore à la réalité du monde ?

Monastère des Dominicaines
Route de Pontacq
F-65100 LOURDES, France

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