Un périodique unique en langue française qui éclaire et accompagne des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée.

La Passion du Christ et l’engagement du séculier consacré

Giancarlo Brasca

N°1978-6 Novembre 1978

| P. 345-352 |

Pour celui qui contemple d’un même regard les sens divin du mystère pascal et son enracinement humain concret, la Passion du Christ jette une vive lumière sur sa vie chrétienne, principalement sur les événements douloureux qui sont ordinairement les moments centraux de l’existence. Ceci vaut de tout chrétien, surtout s’il s’efforce de s’engager généreusement au service de ses frères ; comme le montre l’auteur, cela s’applique tout particulièrement aux membres des Instituts Séculiers, invités à faire preuve des vertus évangéliques sous leur expression la plus haute dans les conditions communes de la vie.

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Dans la réflexion sur le mystère pascal, on insiste encore trop sur le sens spirituel et divin de ce qui est l’événement central de l’histoire, et trop peu sur l’aspect humain concret qui lui sert de support.

Cette valeur divine constitue évidemment le nœud du mystère ; cependant on ne met pas assez en lumière qu’elle a été vécue par le Verbe Incarné dans la réalité de sa nature humaine, et qu’elle représente substantiellement un mode divin de vivre des événements qui ne diffèrent pas de ceux que vivent les autres hommes.

La Passion du Christ doit, avant tout, être vue comme insérée (elle le fut effectivement) dans la condition humaine que le Verbe assuma en s’incarnant volontairement.

Le déroulement des faits, tel qu’il est rapporté dans les Évangiles, se présente suivant une logique bien connue de tout expert ès choses humaines. Jésus est un prophète désarmé qui condamne le mal avec une extrême vigueur, qui attaque à fond les puissances malignes où qu’elles sévissent, domaine politique ou domaine religieux, qui libère les hommes des entraves de mesquines traditions humaines propres à endormir les consciences par des observances qui, loin de combattre les instincts les plus ténébreux, les couvrent comme les sépulcres le font de la corruption, dans l’illusion que l’encens, les sacrifices rituels, la prière puissent tromper Dieu même. Jésus apporte sur terre un souffle nouveau : il découvre l’homme à lui-même jusque dans ses profondeurs les plus inaccessibles. Il lui révèle une manière toute différente d’être homme, et affirme qu’on ne peut la réaliser qu’en se donnant entièrement aux autres, à l’imitation de Dieu qui passe sa vie (s’il est permis de s’exprimer ainsi) à faire du bien à ses créatures bonnes ou mauvaises, qui va à la recherche de ses brebis où qu’elles se trouvent, et se donne lui-même pour elles, pour les racheter du péché, les sauver miséricordieusement du mal. (Il n’est pas sans intérêt de noter que l’image du Pasteur à la recherche de la brebis perdue se trouve déjà dans la conclusion du Psaume 119, consacré tout entier à l’observance de la loi divine).

En réfléchissant sur les Évangiles, on comprend que la vie du Christ était trop belle, trop pure, trop purifiante pour ne pas provoquer la ferme décision de la supprimer, de la part de ceux qui s’étaient forgé une tout autre conception, religieuse, morale et politique, et qui la défendaient âprement.

L’on sent qu’en cela aussi Jésus n’a pas été différent des autres hommes. Son destin coïncide avec celui (le ses frères les meilleurs. Il se présente ainsi vraiment comme le chef de file de l’humanité, qui recueille, unifie, confirme ses expériences les plus nobles et les plus élevées, récapitule en lui les valeurs qu’elle a exprimées au cours de sa longue histoire.

Le Christ est mort avant tout parce que telle était l’unique conclusion digne de son aventure, laquelle aurait pu se résoudre différemment : par la reddition, la fuite, l’exil, l’intervention des légions angéliques. Les évangélistes (Mt 26,53 ; Lc 14,31 ; Jn 7,35) ont relevé ces possibilités, mais seulement pour dire que le Christ les a toutes écartées résolument. Il voulait assumer pleinement ses responsabilités, répondre de ses choix et en subir les conséquences.

Le sens profond des événements

À propos de la Croix, les Évangiles contiennent des affirmations qui méritent d’être considérées avec attention. Elles sont disposées comme en deux séries parallèles.

La première série met en lumière que le Christ a conscience d’être victime de l’injustice, de l’oppression, en un mot, « de la puissance des ténèbres ». « Le Fils de l’homme va être livré aux grands-prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort et le livreront aux païens pour être bafoué, flagellé et mis en croix » (Mt 20,18). « Ils nous haïssent, moi et mon Père. Mais c’est pour que s’accomplisse la parole écrite dans leur Loi : Ils m’ont haï sans raison » (Jn 15,20 ss). « Par coercition et jugement il a été saisi... retranché de la terre des vivants » (Is 53,8). Dans cette même série de textes est clairement exprimée la courageuse volonté d’affronter l’épreuve (non de la fuir ou de s’y soustraire), comme le pasteur qui, voyant venir le loup, l’attaque hardiment pour défendre ses brebis (Jn 10,11). « Si le Père m’aime, c’est que je donne ma vie. On ne me l’ôte pas ; je la donne de moi-même » (Jn 10,17.18).

La seconde série de textes montre dans le Christ une manière apparemment opposée de juger et de vivre ce qui est sur le point de lui advenir : comme émanant de la seule volonté du Père, et en quelque sorte déterminé par lui. Au moment où il s’achemine résolument vers sa Passion, le Christ déclare : « Il faut que le monde sache que j’aime le Père et que j’agis comme le Père me l’a ordonné » (Jn 14,31). Cette volonté du Père est psychologiquement si contraire à la tendance innée en chacun de nous que l’humanité du Verbe Incarné espère un instant qu’elle pourrait être changée : « Père, s’il est possible, que ce calice passe loin de moi ! ». La tentation est surmontée par une soumission totale au dessein du Père : « Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux » (Mt 26,39).

Jésus semble donc se mouvoir entre deux pôles opposés. La vérité est que, même pour l’humanité du Christ, humanité parfaite assumée par le Verbe en union hypostatique, il est difficile d’unir les deux aspects de la situation : le déroulement brutal des événements humains et le sens que leur donne mystérieusement le Père. En effet, dans la Passion du Christ confluent deux courants : l’un provenant de la liberté des hommes (liberté blessée par le péché), dans la communauté desquels le Verbe Incarné a voulu entrer, se soumettant en tout à leurs lois et à leur comportement, hormis le péché ; l’autre est le dessein du Père, qui se déroule non à côté du flux des événements humains, mais dans ces événements mêmes, influant mystérieusement sur leur dynamisme et tournant tout au bien de ceux qui l’aiment (Rm 8,28).

Jésus doit vaincre sa crainte naturelle pour embrasser son destin dans son sens le plus profond, le sens que, par son action mystérieuse, lui donne le Père. Et il l’embrasse d’un effort pénible : exactement comme il advient à ceux d’entre nous qui veulent vivre « en présence de Dieu » les événements douloureux qui sont ordinairement les événements centraux de notre existence.

La Passion du Christ vécue par le chrétien

Notre participation à la Passion du Christ n’est pas quelque chose de détaché des événements dont notre vie ordinaire est tissue. C’est moins le souvenir d’un fait unique, survenu il y a deux mille ans et qui ne se reproduira plus, que l’affirmation croyante et aimante du sens positif que le Père donne, à travers la médiation du Christ, à tout ce qui nous survient de douloureux.

Notre vie, comme celle de tous les hommes, est remplie d’imprévus, de contretemps, de souffrances physiques et morales. La réaction spontanée à cette situation, spécialement dans les moments les plus durs, est la révolte ou le désespoir. L’une et l’autre mettent en cause Dieu lui-même, son existence, sa nature. Si Dieu existe, s’il est bon et puissant, pourquoi tant de mal en nous et dans les autres ? Et pourquoi le mal paraît-il s’acharner sur les bons, les généreux, les consacrés ? Pourquoi abuse-t-on si facilement de leur disponibilité, de leur rectitude, pour leur créer des difficultés, les opprimer ?

Comment Dieu peut-il vouloir le mal, ou le tolérer, apparemment avec tant d’indifférence ? De toute façon, n’est-il pas plus humain de chercher à se soustraire à la douleur ou de la contrebalancer par quelque jouissance plus ou moins licite, plutôt que de s’efforcer de la vivre dans la lumière de Dieu ?

Ces objections constituent le fond du livre de Job et de nombreux psaumes (38, 69, 88, 142). On ne peut les prendre à la légère. Elles représentent pour nous et pour les hommes au milieu desquels nous vivons une question fondamentale, et à certains égards décisive. Suivant la réponse qu’on leur donne, on devient adulte dans la foi, ou bien athée, du moins en pratique.

Le mystère pascal du Christ offre une réponse simple, profonde, décisive, bien que déconcertante : Dieu fait homme a voulu passer lui-même par là. Le salut de l’humanité, qui est sa gloire, vient de la Croix. La Croix ? Il ne l’a pas fuie. Au contraire, malgré sa répugnance, il l’a embrassée avec ardeur, sachant bien que par elle s’opérait un mystérieux dessein du Père.

Bien sûr, pour comprendre et vivre ainsi ses souffrances, le chrétien doit se détacher de la manière commune de concevoir les choses. Il est dans le monde, il vit et agit en plein monde dans un don total de soi, mais il ne saurait puiser dans la sagesse du monde, fût-ce la plus noble, le sens chrétien de la Croix. Déjà au temps de saint Paul, la Croix était « scandale pour les Juifs et folie pour les Gentils ». Mais pour le croyant – pour lui seulement – la Croix est sagesse et force, sens vrai et profond de sa vie, justification pleine et sûre, si l’on peut dire, de la conduite de Dieu.

Au moment de la souffrance, le ciel semble s’obscurcir. Dieu se tait. Le consacré séculier – lui surtout, seul, sans nul appui humain, ni l’affection d’une épouse ni le soutien d’une communauté – a l’impression d’être totalement sans défense. Il lui faut alors recourir à toutes les ressources de la foi pour continuer à croire que Dieu veille sur lui ; que son silence signifie seulement respect de la liberté humaine telle qu’elle s’exprime dans l’enchevêtrement des événements qui forment la trame de l’histoire ; que ce respect n’est pas indifférence ; qu’il recèle au contraire une action réelle et efficace sur le ressort des événements pour les influencer et les transformer en quelque chose de bienfaisant malgré tout.

Au moment de l’épreuve, ce peut paraître une abstraction intellectuelle, une contorsion verbale. Cependant le chrétien doit passer par là s’il veut continuer à croire d’une foi adulte, qui n’attribue point à Dieu la responsabilité du mal ; ni l’imagine, fût-ce implicitement, loin de la souffrance de ses enfants, impuissant à les soulager et à les aider. Pour le Christ comme pour ses disciples, la Croix est le moment suprême. C’est surtout la grande preuve de leur attachement au Père. Plus encore, c’est le moment final (« crucial » justement) de leur amour, rendu plus pur par la décision de continuer à s’appuyer sur le Père : « Je remets mon esprit entre tes mains ».

Ce n’est certes pas en un instant que ces vues de foi s’imposent à nous. Même après de longues années de combat chrétien contre nous-mêmes, lorsque des événements douloureux fondent sur nous, ils nous accablent encore, ils nous paraissent incompréhensibles. Le premier mouvement est le refus, le cri, peut-être la révolte.

Et pourtant Dieu est là, nous le savons, nous nous le répétons à nous-mêmes, dans cette souffrance qu’il ne veut pas en tant que telle, mais qu’il veut rendre féconde. Il faut du temps pour réaliser cette certitude d’une manière vitale, pour surmonter notre angoisse, voire notre désespoir.

Mais à un certain moment la lumière revient, la paix descend en nous. Nous comprenons, alors, que le cri, la révolte sont une des formes que prend le dialogue avec Dieu ; qu’ils sont déjà une prière, un appel vers celui qui est amour et dont nous comprenons maintenant qu’il sait transformer en amour la souffrance et la mort même.

« Nul ne vous ravira votre joie »

Ce n’est pas sans raison que dans le Nouveau Testament le mot « joie » revient presque uniquement en connexion avec la souffrance ou l’épreuve.

Le passage dans lequel ce mot est répété avec le plus d’insistance est le « discours après la Cène », alors que le Christ se prépare et prépare ses Apôtres à l’acte final de sa vie, en met en relief le sens et les perspectives.

La joie y est présentée d’abord comme le fruit de la communion d’amour avec le Christ et avec son Père (Jn 15,11) ; ensuite comme étroitement connexe avec l’épreuve à laquelle le Christ va être soumis et qu’il surmontera par sa victoire sur la mort (Jn 16,20.21.22.24) ; enfin comme conséquence de son ascension au ciel, dans le retour définitif à son Père (Jn 17,13).

Les mêmes idées sont reprises dans la première épître de saint Jean (1,4). Dans la seconde épître aux Corinthiens (7,4 ; 8,2) le lien entre la souffrance et la joie est transféré du mystère du Christ à la vie du chrétien qui « surabonde de joie au milieu des tribulations ». Dans l’épître aux Hébreux (10,34), l’idée est étendue à l’épreuve que traverse l’Église primitive : « Vous avez pris part aux souffrances des prisonniers ; vous avez accepté avec joie la spoliation de vos biens, sachant que vous étiez en possession d’une richesse meilleure et stable ».

L’épître de saint Jacques (1,2) parle littéralement de la « joie parfaite » que l’on goûte lorsqu’on endure toutes sortes d’épreuves, parce que « l’épreuve de la foi produit la patience » (l’idée sera reprise et développée en une page de très haute poésie dans les Fioretti de saint François).

Saint Matthieu (25,21), au terme de ce long itinéraire, découvre la joie finale, dont on savoure sur terre un avant-goût jusque dans les tribulations et qui, à la fin, est donnée en plénitude à ceux qui ont combattu, comme intime et éternelle communion à la joie même de Dieu.

Ce don mystérieux dérive de la relation directe entre la souffrance de l’homme et la Croix du Christ qui, par l’intervention divine, a vaincu la mort et est monté à la droite du Père.

Comme pour le Christ, la victoire se situe au-delà de cette vie terrestre. Ceux qui attendent des résultats temporels ne peuvent qu’avoir des déceptions. Le succès, la reconnaissance sont normalement des réalités limitées et caduques. Le chrétien le sait à priori, d’après l’expérience du Christ. Il agit dans l’histoire, de toutes ses forces. Mais il n’ignore pas que les fruits de son travail sont « cachés en Dieu avec le Christ » (Col 3,3). Et il attend avec confiance qu’ils se manifestent en leur temps, quand Dieu voudra et comme il le voudra.

Cette attente possède un potentiel énergétique très fort. Celui qui aborde les certitudes eschatologiques d’une manière superficielle croit devoir s’en tenir à une certaine extériorité, à de l’indifférence à l’égard des dynamismes concrets de la vie humaine. Mais s’il pénètre ces certitudes dans leur profondeur, il y trouve une force qui le pousse à l’action.

Des cieux, le Christ aide les hommes à influer sur leur propre histoire, qui est préfiguration et pierre d’attente du Royaume. Lorsqu’il reviendra dans sa gloire, il ne méprisera pas, ne détruira pas ces constructions humaines, mais les consolidera et les transformera par l’intervention directe de sa puissance surhumaine, pour les rendre dignes de Dieu et de la communauté des hommes vivant en lui.

« C’est pourquoi montrez-vous fermes, inébranlables, toujours en progrès dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre labeur n’est pas vain dans le Seigneur » (1 Co 15,58). Ces mots, par lesquels saint Paul conclut un long passage consacré à la résurrection dernière, nous indiquent l’attitude à prendre dans notre vie de séculiers consacrés.

Le courage intrépide de la foi

Le séculier consacré a une mission spécifique : faire preuve des vertus évangéliques sous leur expression la plus haute (consécration), dans les conditions communes de la vie (sécularité). Ces conditions de vie sont traversées aujourd’hui par des conflits, des luttes, des souffrances. Nous vivons une époque inquiète et troublée. Le martyre réapparaît en beaucoup de zones du monde en même temps que les tortures, les assassinats, la négation des droits élémentaires de la personne.

Le séculier consacré doit porter un double défi, apporter une double preuve.

D’une part, il doit montrer par les faits que la consécration à Dieu ne détourne pas d’un engagement pour l’homme vécu dans les situations difficiles de la société actuelle.

D’autre part, il doit manifester par son comportement que son intervention militante dans la lutte pour combattre le mal et établir un ordre plus juste et plus humain ne compromet pas l’esprit évangélique, n’obnubile pas le sens de Dieu.

L’exigence de cette double preuve découle de sa vocation spéciale, qui l’appelle à découvrir dans la sécularité, c’est-à-dire dans sa présence militante dans la vie sociale, de nouvelles dimensions de sa consécration, c’est-à-dire de son rapport particulier avec Dieu. Vice versa, il doit découvrir dans sa consécration de nouvelles dimensions de la sécularité, en vivant avec la force surhumaine de l’Évangile les situations de lutte et de souffrance qui constituent pour tant d’hommes de graves obstacles à une vie de foi.

Le séculier consacré doit montrer que ces difficultés n’éloignent pas du Christ, mais, bien au contraire, qu’elles mènent à lui comme à celui qui seul peut offrir une explication, une aide, un soutien, la victoire. Le séculier consacré sait qu’il doit adopter la même attitude ferme et courageuse que le Christ eut devant les menaces de ses ennemis ; il doit poursuivre avec intrépidité son œuvre de vérité et de justice, craignant non ceux qui peuvent donner la mort corporelle, mais celui qui a le pouvoir « de jeter l’âme et le corps dans le feu de la géhenne ». Et lorsque les menaces se concrétisent dans la violence de l’oppression, il sait qu’il doit résister, conscient de « n’être pas seul, car le Père est avec lui ». A l’approche du moment suprême, de l’épreuve finale, il sait qu’il doit surmonter le trouble et l’incertitude par la foi et la prière, et s’acheminer résolument vers le Calvaire, prêt à souffrir avec le Christ, ne comptant que sur la force qui vient de lui, dans la certitude que la vie continuera victorieuse en Dieu, dans l’attente que, par la résurrection, le corps lui aussi soit appelé à la gloire que le Seigneur a promise à ceux qui offrent leur vie pour le règne de la vérité, de la justice, de l’amour.

Les Instituts Séculiers sont appelés à former des militants de cette trempe, capables de s’engager courageusement dans la mêlée, et en même temps mystiquement ancrés au mystère pascal du Christ, y puisant la force de combattre le mal et d’accomplir le bien partout où cela est possible dans notre société malade ; des militants capables de surmonter tout abattement, toute crainte, toute tentation de se soustraire à l’épreuve ; capables de faire échec aux appâts et aux flatteries comme aux menaces des puissants ; capables en un mot de témoigner de la promesse du Christ : « si le grain meurt, il porte beaucoup de fruit ».

Via Zuretti 42
I 20125 MILANO, Italie

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