Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Quelques mois avant son décès inopiné (26-11-2024), sœur Christiane Meres, notre collaboratrice, prieure du Carmel de Bruxelles, avait donné cette conférence de Carême en l’église des Carmes de Bruxelles. Nous remercions le père Stefano Conotter, prieur du couvent, de nous avoir proposé de publier ce texte original sur l’oraison thérésienne.
Ce sera une surprise pour beaucoup d’apprendre que sœur Christiane Meres, membre de notre comité de rédaction depuis le mois d’avril 2020, est décédée ce 26 novembre 2024 au Grand-Duché de Luxembourg dont elle était native. Elle y prenait un repos nécessaire, après la béatification d’Anne de Jésus à laquelle elle avait beaucoup contribué, notamment par une nouvelle biographie de sa fondatrice espagnole.
Connue de nos lecteurs pour sa plume de biographe, l’auteure met à profit sa connaissance native de l’allemand pour s’intéresser, via la correspondance conservée, aux relations d’amour de la grande Carmélite – un visage personnel apparaît ici, qui ne s’exprime nulle part ailleurs avec cette fraîcheur et dans cette vulnérabilité.
Née à Lausanne, pharmacienne, docteur ès lettres et licenciée en théologie, Sophie Binggeli, dont le doctorat européen a porté sur sainte Edith Stein, appartient au cercle restreint des connaisseurs chargés de la traduction en français de son œuvre. Membre d’un institut séculier, elle enseigne la théologie à Paris, notamment à la Faculté Notre-Dame du Collège des Bernardins. La partie de l’entretien consacrée au commentaire de l’œuvre de Bert Gerresheim, à Cologne (Mémorial Edith Stein) est accessible en vidéo (cliquez ici !).
Sœur Christiane, carmélite du monastère de Bruxelles et depuis peu membre de notre Conseil de rédaction, est aussi l’auteur d’une Petite vie du père Jacques de Jésus parue chez DDB en 2005. Elle rappelle le sillon de lumière tracé par le père Jacques, tout ensemble prêtre, pédagogue, carme et prophète.
Pour fêter les 50 ans du doctorat de Thérèse de Jésus, un Colloque vient de se tenir à Venasque, du 18 au 22 septembre dernier. Nous remercions le Studium Notre-Dame de Vie de nous permettre de célébrer cette commémoration en publiant l’intervention de sœur Marie-David, c.s.j. ; elle fait voir finement comment la déclaration thérésienne d’ignorance permet le partage, même aux doctes, de son expérience spirituelle.
Avec l’attention aiguë aux écrits spirituels qu’on lui connaît, le père Yann Vagneux achève de tracer l’itinéraire insolite de cette Carmélite de Lisieux dont nous avions fait connaissance dans notre dernier numéro (Vs Cs 2020-2, p. 47-60). La direction spirituelle du père Le Saux et le soutien de ses sœurs carmélites n’ont pas été pour rien dans la manière dont sœur Thérèse put accomplir sa course, dans la mystérieuse liberté de l’Esprit. Contenu en lien : Vidéo « L’autre Thérèse de Lisieux » (8:00)
Prêtre du diocèse de Chambéry et des Missions étrangères de Paris, présent depuis huit ans à Bénarès, le père Vagneux nous propose de suivre, après l’aventure spirituelle du bénédictin Henri Le Saux (Vs Cs 2019-4, p. 29-42), le rude itinéraire de sœur Thérèse Lemoine, depuis le Carmel de Lisieux jusqu’à son dernier ermitage au bord du Gange. Contenu en lien : Vidéo « L’autre Thérèse de Lisieux » (8:00)
Déjà croisée comme archiviste de l’ordre du Carmel en Belgique, sœur Christiane Meres, luxembourgeoise de Bruxelles, nous livre une autre facette de son talent, en nous invitant à la rencontre de deux femmes émouvantes ; leur trajectoire s’éclaire d’une troisième, à l’ombre de la Croix.
Thérèse de l’Enfant-Jésus, « un joli brin de fille », selon son père, a vécu un itinéraire de chasteté chrétienne qui peut tous nous éclairer aujourd’hui ; sœur Noëlle Hausman, directrice de la revue et thérésienne de longue date, s’attache à le montrer.
Entrée au Carmel de Luxembourg en 1976, sœur Christiane Meres y a assumé diverses charges dont celle de prieure, jusqu’à la fermeture de 2012. Elle rejoint alors le Carmel de Bruxelles, fondé par Anne de Jésus de Lobera. Un temps prieure de cette communauté internationale et inter- communautaire, elle a pris conscience du vaste patrimoine de sa Fédération et de l’urgence d’en conserver la mémoire – une manière de rendre l’avenir possible.
Sur la somptueuse question des relations de Gertrud von Le Fort avec Édith Stein (eu égard notamment au Dialogue des Carmélites), l’un des heureux traducteurs des œuvres allemandes de la sainte Carmélite nous livre ici l’étude décisive, du point de vue historique, certes ; mais il nous montre aussi l’étonnante rencontre, dans la « nuit allemande », de deux très hautes destinées spirituelles qui ne cessent de nous inspirer.